GCP PRODUITS DE CONSTRUCTION SAS
La pollution de ce site de Saillenard fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001095701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saillenard |
| Département | Saône-et-Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
► RECONNAISSANCES ENVIRONNEMENTALES RÉALISÉES
Différentes campagnes de diagnostic environnemental ont été conduites entre 2001 (préalablement au rachat du site par GRACE) et 2012. Ces reconnaissances ont porté essentiellement sur la qualité des sols et de la nappe souterraine mais également sur la qualité de l'air intérieur de maisons d'habitations proches du site.
- Janvier et mars 2001 : Diagnostic de pollution préalable au rachat de PIERI par GRACE (8 sondages de sols et 3 piézomètres). Aucun impact n'a été détecté sur les eaux souterraines mais un impact sur les sols est identifié au niveau de 2 sondages, avec une concentration significative de trichloroéthylène (TCE) à 3 m de profondeur sur l'un des sondages, et la mise en évidence d'huile à 0,5 m (apparemment liée à une fuite de canalisation).
- Mai 2009 : Diagnostic de pollution de sols dans le cadre du démantèlement de 4 cuves enterrées situées en partie sud du site (10 sondages de sols d'une profondeur maximale de 3 m). Aucun impact identifié dans le sol au droit des cuves ; la concentration pour les substances recherchées était inférieure aux seuils de limite de potabilité de l'arrêté du 11/01/2007.
- Mai et juin 2010 : Synthèse environnementale liée à la mise à l'arrêt des installations (7 sondages de sols d'une profondeur de 3,5 à 4,5 m et forage de 3 piézomètres (PZ2 bis en remplacement du piézomètre PZ2 de 2001, PZ4 et PZ5) avec prélèvement sur les 5 piézomètres existants) ;
→ Impact sur les sols : contamination par les hydrocarbures (C10-C40) avec un maximum de 1400 mg/kg de matière sèche identifiée sur deux sondages.
→ Impact important sur les eaux souterraines avec :
~ une contamination par des solvants chlorés (tétrachloroéthylène, trichloroéthylène, Cis 1,2 dichloroéthylène et chlorure de vinyle) au niveau du PZ3 ;
~ une contamination par du chlorure de vinyle, des d’hydrocarbures volatils fractions comprises entre C8-C10 et C10-C16) et des hydrocarbures aromatiques (Isopropylbenzène, 1,3,5-triméthylbenzène, 1,2,4-triméthylbenzène, n-propylbenzène, nbutylbenzène) au niveau de PZ5 ;
~ des teneurs supérieures aux valeurs seuils en arsenic et en plomb (arrêté ministériel du 17 décembre 2008) détectées.
- Juillet 2010 : Campagne de prélèvement sur les eaux souterraines au niveau de PZ3 et PZ5. L'impact sur les eaux souterraines est confirmé.
- Décembre 2010 et janvier 2011 : Interprétation de l'état des milieux (IEM) et schéma conceptuel.
Sont alors réalisées à l'intérieur du site 19 tranchées à la pelle mécanique sur d'anciennes zones de stockage de produits (profondeur variant entre 0,5 et 4 m), avec prélèvements de sols et de flottants.
A l'extérieur du site sont effectués des tests de pompage et prélèvements d'eau sur 2 puits de particuliers (P1201 et P1204), le forage d'un piézomètre (PZ6) dans la propriété la plus proche du site, et des prélèvements et analyses d'air ambiant au niveau de 3 maisons d'habitation.
Sont alors mis en évidence :
→ un impact sur les sols au niveau de deux zones distinctes, l'une en partie nord du site, la source de pollution étant localisée au droit des rétentions des anciennes cuves aériennes. La pollution apparaît limitée à une zone d'environ 700 m² et aux deux premiers mètres de sol. Elle concerne des solvants chlorés, aromatiques et des hydrocarbures (huiles). A l'ouest du site, la source de pollution des eaux souterraines par des composés organo-halogénés volatils n'a pas été identifiée.
→ un impact sur les eaux souterraines au droit du site au niveau de 2 zones distinctes :
~ ouest du site : impact par des solvants chlorés tels tétrachloroéthylène (PCE), trichloroéthylène (TCE) et les produits issus de leur dégradation ;
~ en partie centrale du site : impact par des solvants aromatiques. Aucun impact n'est alors identifié dans les eaux souterraines à l'extérieur du site pour les composés identifiés sur site.
→ Qualité de l'air ambiant des habitations : présence d'hydrocarbures volatils (C4-C12), de xylène, de 1,2,4-triméthylbenzène dans les trois habitations, et présence de tri- et de tétrachloroéthylène au niveau de l'habitation la plus proche.
Les prélèvements d'air à l'extérieur des habitations montrent systématiquement la présence de xylènes et d'hydrocarbures volatils. Les concentrations pour les composés identifiés dans l'air ambiant des habitations n'étant pas significatives dans les eaux souterraines au droit des habitations, l'IEM conclue alors à l'absence de lien entre la pollution du site et les constats relatifs à la qualité de l'air ambiant des habitations.
- Août et septembre 2011 : Complément d'investigations chez les riverains (7 tarières manuelles jusqu'à 1 m de profondeur, forage de 5 piézomètres complémentaires PZ8 à PZ12, et réalisation de trois prélèvements d'air au niveau de l'habitation la plus proche du site.
→ Confirmation de l'impact significatif de la nappe au droit du site par des hydrocarbures et des solvants aromatiques volatils (PZ5), mais également à son aval immédiat situé au-delà des limites d'emprise du site (PZ12).
→ Confirmation de l'impact significatif de la nappe au droit du site par des solvants chlorés (PZ3) mais également à son aval immédiat situé au-delà des limites d'emprises du site (PZ11).
Les panaches de pollution sortent donc des limites du site.
Les concentrations pour les composés identifiés restent inférieures aux seuils de potabilité au niveau de la nappe à l'aplomb des propriétés situées à l'est (PZ8 et PZ9).
→ La présence de tri- et de tétrachloroéthylène n'est plus constatée dans l'air de la maison d'habitation mais la présence de xylène, triméthylbenzène et des hydrocarbures aliphatiques et aromatiques est détectée (en concentration très inférieures aux seuils admissibles).
► BILAN DES RECONNAISSANCES
Les différentes reconnaissances ont mis en évidence :
1/ Une contamination des sols en deux zones :
- une première zone polluée par des solvants aromatiques,
- et seconde zone contaminée par des hydrocarbures (huiles).
2/ Une contamination des eaux souterraines sur deux secteurs. L'un correspond au panache de pollution par les solvants aromatiques issus de la première zone de sol contaminée. Le second concerne une pollution par des solvants chlorés mais dont la source n'a pas pu être identifiée.
→ Les dernières reconnaissances (septembre 2011) ont mis en évidence que le panache de pollution dépasse les limites d'emprise du site.
3/ Les analyses des prélèvements d'air intérieur dans les habitations situées à l'aval hydraulique du site ont, dans un premier temps, mis en évidence pour une habitation une incompatibilité d'usage avec le niveau de la qualité de l'air. Une seconde campagne de mesures n'a pas confirmé ce constat. Par ailleurs, à ce jour, les conclusions des reconnaissances ont conduit l'exploitant à écarter la possibilité d'un lien entre les premières mesures sur la qualité de l'air intérieur et la pollution mise en évidence sur le site.
► PLAN DE GESTION
Partant du diagnostic environnemental établi, l'exploitant a préparé un plan de gestion du site. Ce plan comprenait initialement :
1/ Une excavation des deux sources de pollution identifiées au niveau des sols avec un traitement des terres excavées hors site. Le volume de sol concerné représente environ 900 m³ soit près de 1800 tonnes.
2/ Un traitement de eaux souterraines de type bio-remediation aérobie pour la pollution par les solvants aromatiques.
3/ Un traitement de eaux souterraines de type bio-remediation anaérobie pour la pollution par les solvants chlorés.
Le chantier de dépollution du site qui a démarré en décembre 2011 intègre également:
1/ Une dynamisation du traitement de la zone source de pollution de la nappe par les solvants aromatiques par un pompage en aval immédiat de cette zone et une réinjection des eaux dans la zone elle-même.
2/ Un traitement du panache de pollution par les solvants aromatiques par plusieurs points d'injection et de contrôle prévus également sur la propriété voisine.
La durée de traitement de la nappe est estimée à au moins 18 mois. Les traitements de la nappe ont débuté en janvier 2012.
► TRAVAUX DE RÉHABILITATION
Les sols pollués excavés du 30 novembre au 21 décembre 2011 ainsi que des débris de béton sain ou pollué ont fait l'objet d'un traitement hors site (en CET de classe I pour les bétons pollués, en biocentre pour les terres polluées, en installation de stockage de déchets inertes pour les bétons sains).
Le traitement de la nappe par bio-remédiation, initié en janvier 2012, est accompagné d'un suivi trimestriel de la qualité des eaux souterraines. Les objectifs de la réhabilitation visent à ramener les concentrations en polluants sous les seuils réglementaires de potabilité ou, à défaut de valeurs guides, à réduire de 80% leur concentration par rapport aux teneurs moyennes initiales (mesurées en mars 2012).
- Février 2014 : un bilan de cette surveillance a confirmé l'efficacité des opérations effectuées pour le traitement de la nappe.
→ Pour la zone de PZ3, les teneurs en PCE et TCE répondent aux objectifs de réhabilitation ; la dégradation biologique de ces solvants chlorés au cours du traitement explique par ailleurs les teneurs observées en cis-1,2-DCE et chlorure de vinyle, supérieures aux valeurs-seuils fixées.
→ Dans la zone PZ5, les objectifs de dépollution sont atteints pour les teneurs en hydrocarbures totaux (C5-C40), en hydrocarbures aromatiques, ainsi qu'en solvants chlorés hormis le chlorure de vinyle dans les ouvrages Pz2bis, P3 et P4.
→ Le panache de pollution en aval de PZ5 présente une situation plus complexe aussi bien sur site qu'au dehors du site. Les teneurs en hydrocarbures totaux (C5-C40) sont fluctuantes et ponctuellement en hausse, malgré une tendance globale à la diminution et à une stabilisation sur la période 2012-2013 ; les objectifs de dépollution ne sont pas encore atteints pour ces composés en PA1, PA2, PA3, PA7, PZ5 et PZ12. Bien que stables, les teneurs en hydrocarbures aromatiques restent au-dessus des limites fixées, sauf dans PZ1 et PA5. Les concentrations en solvants chlorés sont également stables et conformes aux objectifs de dépollution hormis en PA2 ainsi qu'en PA1 où une hausse de la teneur a été constatée en décembre 2013. Dans les ouvrages PC2, PC4 et PZ11, la concentration en chlorure de vinyle reste également supérieure aux objectifs fixés pour la réhabilitation du site.
- Avril 2014 : l'inspection du site confirme la nécessité de continuer la surveillance et le traitement de la nappe, sauf pour la zone PZ5 "source" où les conclusions du suivi de la qualité des eaux souterraines permettent d'envisager l'arrêt du dispositif de dépollution.
Pour ce qui est du panache de pollution en aval de PZ5, les objectifs de réhabilitation pas encore atteints nécessitent de poursuivre voire renforcer le traitement selon des modalités à déterminer. Une prolongation des travaux jusqu'à fin 2014 est également prévue pour la zone PZ3, où la dégradation biologique des solvants chlorés progresse.
- Mars 2015 : des puits de pompages ont été mis en place et des réinjections ont été effectuées au niveau de la tranchée P3 - P4.
- Avril 2017 : une tranchée drainante a été mise en place au droit des puits PR1 et PR2.
Des campagnes semestrielles de surveillance des eaux sont réalisées dans le but d'estimé l'efficacité des traitements.
En janvier 2018 , elles indiquaient :
- Une baisse des teneurs en HCT (excepté pour Pz8) , l'objectif de dépollution ayant été atteints en certains ouvrages.
- Une baisse des teneurs en HAV , passant sous le seuil de quantification en certains ouvrages.
- Une baisse des teneurs en COHV , avec l'atteinte de l'objectif sur la plupart des ouvrages.
Seul le chlorure de vinyle est en hausse en plusieurs ouvrages , ce qui est représentatif de la dégradation naturelle des COHV.
Le traitement semble donc efficace.
-
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saillenard, l'inventaire recense 2 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Saillenard.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
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Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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