VALDEM - Lignières (décharge)
La pollution de ce site de Lignières fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001088701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Lignières |
| Département | Loir-et-Cher |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Dans le cadre de la cessation d'activité, le syndicat a commandité le comité départemental de protection de la nature et de l'environnement (CDPNE) pour réaliser une étude de réaménagement de la décharge.
Dans ce contexte, deux piézomètres ont été réalisés en décembre 2000, d'une profondeur de 24 m pour Pz1 positionné en amont hydraulique et de 21 m pour Pz2 situé en aval écoulement. Les analyses réalisées lors de la campagne d'autosurveillance de la qualité des eaux souterraines en février 2001 témoignent d'une contamination des eaux souterraines au droit du site avec des concentrations en nickel, fer, manganèse, ammonium, conductivité à 25°C et carbone organique total (COT) supérieures aux limites ou références de qualité des eaux destinées à la consommation humaine fixées par l'arrêté ministériel du 7 janvier 2011.
L'inspection des installations classées a procédé à une visite d'inspection du site le 23 février 2004, avec pour objet de définir les conditions de mise en œuvre de la réhabilitation de la décharge. Il a été notifié à l'exploitant de se conformer à l'article 34-1 du décret n°77-1133 du 21 septembre 1977 modifié et de renforcer la surveillance des eaux souterraines avec l'implantation d'un 3ème piézomètre.
L'exploitant a transmis à l'inspection des installations classées en septembre 2005 un rapport final du projet de réhabilitation de la décharge, daté de mars 2003. Ce rapport comprend une étude de l'historique et de l'environnement du site, l'analyse des eaux souterraines prélevées au droit du site en 2001, l'analyse des gaz issus de la fermentation des déchets et des propositions d'aménagements pour gérer la fin d'exploitation (notamment la mise en place d'une canalisation en limite Est du site afin de capter les eaux de drainage agricole arrivant épisodiquement sur le site ; l'export d'environ 2000 m3 de déchets métalliques du site ; le régalage complet des matériaux entreposés sur le site et le recouvrement par de la terre argileuse enherbée voir boisée, la clôture du site).
Lors de la visite d'inspection du 22 décembre 2008, il a été constaté que les travaux de fin d'exploitation et de remise en état du site n'avaient pas été réalisés.
Par arrêté préfectoral n°2009-82-5 du 23 mars 2009, Monsieur le Préfet de Loir et Cher a prescrit à VALDEM de réaliser pour la réhabilitation de l'ancienne décharge, la mise en sécurité du site, une étude de caractérisation de l'état des milieux et une stratégie de réhabilitation.
Le 19 juillet 2010, l'exploitant a transmis à l'inspection des installations classées une nouvelle étude de réhabilitation. Lors de la visite d'inspection du 9 novembre 2011, il a été constaté que les travaux de remise en état du site n'avait pas débutés.
Lors de la visite d'inspection du 21 octobre 2013, l'inspection a constaté que les travaux de réhabilitation étaient en cours et a formulé les demandes suivantes :
- A l’issue des travaux, un mémoire de fin de travaux sera transmis à l'administration dans le cadre de la déclaration de cessation d'activité.
- Un arrêté municipal sera signé afin d'interdire l'usage d'un puits situé en aval du site.
- En terme de surveillance, il est imposé le maintien d'une analyse semestrielle des eaux souterraines pendant une période de 5 ans. Au terme de ces 5 ans, l'exploitant transmettra à l'inspection un bilan afin d'adapter éventuellement le suivi.
- Au terme des deux premières années, l'exploitant met oeuvre un broyage par an afin de garantir l'intégrité de la couverture mise en place.
Les eaux souterraines au droit du site font l'objet d'une autosurveillance. En plus des deux piézomètres réalisés en décembre 2000, deux nouveaux piézomètres Pz3 (21 m de profondeur) et Pz4 (22,7 m de profondeur) ont été réalisés en février 2010. Ils sont situés en aval hydraulique et remplacent le Pz2 devenu inexploitable.
Les eaux souterraines ont été analysées suite aux campagnes de février 2001, février 2010, septembre 2011, juillet 2012, novembre 2012, août 2013 et novembre 2013. Il en ressort les éléments suivants :
- La conductivité à 25°C est globalement stable depuis février 2001 (voisine de 600 µS/cm en amont, elle oscille autour de 900 µS/cm au droit de Pz4 et autour de 1300 µS/cm au droit du Pz3 depuis juillet 2012). D'après l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007, le seuil supérieur de potabilité est de 1100 µS/cm.
- Les teneurs en carbone organique total (COT) au droit du Pz3 ont diminué depuis février 2001 et restent stables depuis septembre 2011 à des valeurs bien supérieures au seuil fixé par l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007, soit en moyenne autour de 15 mg/L (> 2 mg/L).
- Les teneurs en ammonium mesurées sont significatives. Ce paramètre marque ponctuellement en amont (campagne de septembre 2011 à 0,1 mg/L). Les concentrations mesurées en aval au niveau du Pz3 sont comprises entre 0,28 et 2,7 mg/L, tandis que celles obtenues au droit de Pz4 sont inférieures à la limite de quantification du laboratoire d'analyses ou, au plus, égales à celles trouvées au niveau de Pz1.
- Les teneurs en nickel sont supérieures au seuil fixé par l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007. Elles oscillent entre 45 et 91 µg/L depuis la campagne de septembre 2011.
Les teneurs en fer, bien qu'ayant diminuées depuis février 2001, restent supérieures au seuil fixé par l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007 (20 µg/L).
Les teneurs en manganèse ont diminué et sont stables depuis la campagne de septembre 2011. Le manganèse est détecté seulement au droit du Pz3 selon des valeurs supérieures au seuil fixé par l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007 (50 µg/L), oscillants entre 143 et 225 µg/L.
- Les teneurs en chlorures sont stables depuis la campagne de février 2010. Elles n'ont jamais dépassé la valeur seuil fixée à 250 mg/L par l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007. Les concentrations sont en moyenne 3 fois plus élevée en aval qu'en amont et oscillent entre 34 et 74 mg/L en aval.
- Des teneurs significatives et supérieures au seuil de potabilité fixé par l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007 (50 mg/L) en nitrates sont détectées en amont hydraulique (autour de 100 mg/L au niveau du Pz1).
Le site a été inspecté le 7 avril 2014. Les éléments suivants ont été consignés :
- Le site est totalement clôturé et les travaux de réhabilitation sont terminés : (1) clôture intégrale du site (2) mise en place d’une couverture argileuse puis terre végétale (3) installation de 5 évents pour l’évacuation des biogaz (4) installation de drains de captage pour limiter l’arrivée d’eaux de ruissellement externes au site (5) installations de fossés de captage des eaux de ruissellement internes au site, dirigées vers un bassin d’orage.
- Les 4 pièzomètres du site sont protégés efficacement.
- Le piézomètre Pz2 n’est plus prélevé lors des campagnes semestrielles de suivi de la qualité des eaux souterraines. Selon l’exploitant, le prélèvement n’est plus possible car le tubage de ce piézomètre est encombré.
- Le premier bilan de surveillance des milieux n’a pas été transmis à l’échéance des 4 ans après la publication de l’arrêté préfectoral du 23 mars 2009.
- Le dossier de cessation d’activité et le rapport de fin de travaux devra être transmis à l’inspection des installations classées.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Lignières, l'inventaire recense 1 ancien site industriel ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Lignières.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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