Sols pollués

Direction Générale de l'Aviation Civile

La pollution de ce site de Coings fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001071501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneCoings
DépartementIndre
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC)a souhaité entreprendre des travaux de traitement et d'inertage d'un ancien dépôt de carburants initialement construit par les américains sur l'aéroport de Chateauroux-Déols.

En 2004, la DGAC a élaboré et chiffré des programmes de travaux de réhabilitation du site et a défini des modalités de démantèlement des installations et de traitement des éventuelles pollutions.

En 2007, une première vague de travaux a concerné les réservoirs de stockage métalliques et les installations connexes associées au dépôt (poste de chargement, réception, tuyaux et équipements associés).

L’arrêté préfectoral du 1er Août 2008 a quant à lui défini les modalités de réhabilitation du site ainsi que la surveillance des effets sur l’environnement, selon les dispositions étudiées et définies dans le plan de gestion réalisé.

Les premiers travaux (novembre 2007 à décembre 2008) ont permis :

- L’évacuation du surnageant d’hydrocarbures (présent dans les anciennes cuves) vers un centre de traitement extérieur

- Le pompage et l’élimination des eaux soit directement vers le milieu naturel lorsque les analyses réalisées révélées une qualité compatible, soit traitées sur site (filtre à charbon actif) avant leur rejet lorsque la concentration en hydrocarbures était trop importante. Les effluents rejetés ont fait l’objet d’analyses qui n’ont pas démontré de non-conformité. Ce rejet a été effectué à l’extérieur du bassin versant hydrogéologique associé aux captages d’alimentation en eau potable.

- Les 10 réservoirs ont été dégazés, excavés et évacués vers des centres d’éliminations extérieurs.

- Les canalisations ont été vidangées des résidus, dégazées, excavées et évacuées vers des centres d’éliminations extérieurs de même que les équipements connexes.

Des analyses des sols ont été réalisées et les terres souillées en hydrocarbures et BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène, Xylènes) ont fait l’objet d’une évacuation vers un centre de traitement.

Des analyses des niveaux d’eau et des échantillons de la nappe souterraine ont été réalisées à fréquence semestrielle entre 2007 et 2008. Il a été avéré que la pollution des sols n'avait pas eu d'incidence sur la qualité des eaux souterraines (présence de traces d'hydrocarbures et de BTEX inférieures aux seuils de l'arrêté ministériel du 11/01/2007 relatif à la qualité des eaux de consommation).

La seconde phase de travaux a été réalisée et constatée par la DRIRE en mars 2009.

Les réservoirs bétons ont été vidés et nettoyés. Les produits surnageant, les éventuelles boues et terres impactées ont été évacuées vers une installation extérieure. Les eaux contenues dans les réservoirs ont été traitées sur site avant leurs rejets selon les dispositions de l’arrêté préfectoral.

Les réservoirs ont été remplis d’eau afin de servir de réserve d’eau incendie pour aéroport. Aucun matériau pollué n’a été conservé sur le site.

Le site a été intégré au périmètre aéroportuaire et reste clôturé.

Des regards en béton ont été construits au dessus des réservoirs

Un arrêté préfectoral portant constitution de servitudes d'utilité publique sur les parcelles du site 1244 et 794 en partie, 798, 799 et 800 de la section B a été signé par le préfet le 26 mai 2015.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Coings, l'inventaire recense 11 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Coings.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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