PRODEM
La pollution de ce site de Cornebarrieu fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001067001 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Cornebarrieu |
| Département | Haute-Garonne |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Compte tenu des activités exercées, une surveillance des eaux souterraines a été mise en place sur le site de la société PRODEM, en 2008, par arrêté préfectoral complémentaire du 21 mai 2008. Cet arrêté prévoit la réalisation de 2 campagnes de surveillance des eaux par an, sur 3 ouvrages implantés sur le site.
Les premiers résultats de cette surveillance, fin 2008, ont fait apparaitre une pollution au droit de l'établissement, par des composés organohalogénés volatils (COHV) et par du chrome VI.
La société a donc procédé en 2009 à des campagnes de surveillance plus rapprochées, ainsi qu'à une identification des éventuelles cibles situées en aval hydraulique de l'établissement. Plusieurs puits privés ayant été identifiés lors de ces recherches, dont au moins un utilisé pour abreuver un chien, remplir une piscine et arroser des plantes vertes, des analyses d'eau des puits ont été engagées par la société au cours de l'été 2009, et poursuivies au second semestre. Les résultats d'octobre 2009 ont montré des teneurs en chrome et en trichloréthylène élevées, dans plusieurs puits privés. La société a donc informé, à la demande de l'inspection des installations classées, les propriétaires de ces puits et la mairie de Cornebarrieu. Les services de la santé ont également été prévenus par l'inspection.
Au cours de l'été 2008, et en application de l'arrêté préfectoral complémentaire du 21 mai 2008, la société PRODEM a supprimé le trichloréthylène utilisé sur le site depuis la création du site en 1990, et l'a remplacé par des agents lessiviels.
En 2009, la société a procédé au contrôle et à la réfection de l'ensemble des points bas des rétentions du site, et à la réfection de certaines rétentions, dans l'objectif de supprimer la voie de transfert des produits polluants (dont les produits contenant du chrome) vers la nappe souterraine. Ces mises en conformité lui ont été imposées par arrêté préfectoral de mise en demeure en date du 19/05/09.
Courant 2010, un plan de gestion des pollutions a été élaboré et transmis à l'inspection des installations classées. Sur la base des investigations réalisées, un arrêté préfectoral de dépollution a été signé le 16 décembre 2010. Il impose la mise en place d'une barrière hydraulique destinée à pomper les eaux souterraines sortant du site et à les traiter (dispositif déjà mis en place) et la dépollution des sols. Le traitement retenu est une réduction des polluants (trichloréthylène et Chrome VI) par injection de Fer 0. L'arrêté préfectoral complémentaire impose par ailleurs une surveillance semestrielle des eaux souterraines, des contrôles des gaz du sol et de l'air ambiant ainsi que la réalisation d'une analyse des risques résiduels à l'issue des travaux.
Une première phase d'essai pilote d'injection a été réalisée en juillet 2012, les résultats transmis par l’exploitant concluent à l’efficacité de l'injection sur la baisse des teneurs en trichloréthylène et en Chrome VI au niveau de la zone d'essai. Le traitement des sols a été poursuivi par une 2e phase de test en mars 2013 puis une nouvelle injection a eu lieu en juillet 2015.
L'arrêté préfectoral complémentaire du 5 janvier 2015 met à jour les prescriptions en ce qui concerne les échéances de dépollution et les conditions de surveillance.
Le rapport de suivi de la barrière hydraulique transmis en mars 2018 indique que les travaux réalisés ont permis d’extraire environ 64 kg de chrome VI entre juillet 2010 et mars 2018 et 4,6 kg de trichloréthylène entre juillet 2010 et novembre 2016.
De plus, les prélèvements effectués sur les piézomètres mettent en évidence une baisse générale des teneurs en chrome VI et trichloréthylène depuis 2010.
Au vu de leur efficacité sur les teneurs en polluants, le traitement des zones sources couplé au fonctionnement de la barrière hydraulique doivent être poursuivis jusqu’à l’obtention de teneurs inférieures aux seuils fixés par l’arrêté préfectoral complémentaire de 2015 sur tous les points de mesure.
Par ailleurs, pour faire suite à la demande de l’exploitant, l’arrêté complémentaire du 14 novembre 2016 modifie les conditions de surveillance pour le paramètre COHV : mesure semestrielle pendant 1 an puis arrêt de la surveillance sur 7 des 9 points de mesure, si les résultats obtenus confirment la stabilité des teneurs en trichlorétylène. La surveillance semestrielle est toujours maintenue à ce jour.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Cornebarrieu, l'inventaire recense 24 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Cornebarrieu.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.