Sols pollués

MEDIAL UNICO

La pollution de ce site de Saint-Laurent-Médoc fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001066801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Laurent-Médoc
DépartementGironde
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - CONTEXTE

A partir du 30 septembre 2008, la police municipale de Saint-Laurent-Médoc effectue une enquête de voisinage en raison de problème de pollution de puits autour de la station service. Lors de cette enquête, il est constaté que le puits de la parcelle AC 640, jouxtant la station service dégage une très forte odeur d’hydrocarbures. Le propriétaire du puits a acquis cette parcelle en janvier 2008 sans avoir pris connaissance de cette pollution. Il est à noter qu’il n’utilise pas ce puits.

Une inspection et les analyses menées par le Service de la police de l’eau concluent à une une forte pollution des eaux souterraines.

Le prélèvement dans le puits du 24 février 2009 par le Service de Police des Eaux donne les résultats suivants :

- Hydrocarbures totaux : 13 000 mg/l (présence flottant)

- Benzène : 1200 µg/l

- Toluène : 50 µg/l

- Ethylbenzène : 59 µg/l

- Xylènes : 220 µg/l

2 - DIAGNOSTIC

Le 3 avril 2009, l’inspection des installations classées procède à une inspection de la station service exploitée par la SA MEDIAL UNICO.

La visite ne permet pas d’établir l’origine de cette pollution. Toutefois, et en raison de la présence de réservoirs enterrés à simple paroi sur le site (dont l’un est inutilisé), il est demandé à l’exploitant, par arrêté préfectoral complémentaire du 7 juillet 2009 de :

- réaliser, sous un délai de deux mois, un diagnostic environnemental des sols et de la nappe au droit de ses installations,

- faire procéder par un organisme agréé au contrôle d’étanchéité des réservoirs enterrés simple enveloppe.

Le 15 juillet 2009, l'exploitant transmet les contrôles d’étanchéité des réservoirs enterrés simple enveloppe.

N'ayant pas intégralement répondu à l'arrêté du 07/07/2009, l'exploitant est mis en demeure de réaliser le diagnostic dans un délai d'un mois, par l'arrêté préfectoral du 18 novembre 2009.

Un diagnostic des sols et des eaux souterraines est réalisé par la société AMDE en décembre 2009.

Ce diagnostic met en évidence des anomalies dans les sols en 3 points du site avec des concentrations en hydrocarbures totaux allant de 380 mg/kg à 3294 mg/kg.

Cet impact est observé dans les sols au niveau de la frange capillaire. Concernant les eaux souterraines, l'impact hydrocarboné est observé à l'aval hydraulique avec des concentrations élevées en hydrocarbures totaux ( de 14 mg/l à 41 mg/l). La présence d'une phase libre d'hydrocarbures (une dizaine de cm de flottant) sur le puits hors site en amont hydraulique immédiat est noté (ce puits a été installé comme puits de décompression lors de la mise en place du réservoir de carburant). Ce puits est considéré comme non impacté au moins jusqu'en 2007, puisqu'il servait à remplir la réserve aérienne d'eau incendie sur une parcelle voisine. Pour autant les hydrocarbures présents dans ce puits sont fortement dégradés et correspondent à une pollution ancienne. Les hydrocarbures ont pu s'accumuler dans les remblais d'accompagnement du réservoir n°3, puis être drainés jusqu'au puits.

Au regard des investigations réalisées, l'origine des hydrocarbures type gazole identifiés dans le puits mitoyen est attribuable au secteur étudié (station service ou parcelle accueillant le puits). Par ailleurs, ces hydrocarbures libres ont subi une certaine dégradation qui indique l'absence de perte actuelle (confirmé par les épreuves de juin 2009). Les eaux du puits ayant été utilisées pour le remplissage d'une réserve d'eau incendie jusqu'en 2007, il semble que les pertes soient postérieures à cette date.

Sur proposition de la DREAL du 25/04/2013, l'arrêté préfectoral du 28 juin 2013 prescrit à l'exploitant :

- la suppression du transfert des hydrocarbures dans la nappe par pompage, écrémage et traitement des eaux du puits (délai 1 mois),

- la réalisation de compléments de diagnostic afin d'identifier les sources de pollution (1 mois)

- la définition des solutions de dépollution adaptées,

- la surveillance de la nappe.

L'arrêté du 23 février 2015 met l'exploitant en demeure d'exécuter sous 3 mois l'arrêté du 28 juin 2013.

Faute d'exécution de la mise en demeure, le 21 juin 2016, l'inspection propose au Préfet de prescrire une amende administrative.

3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

L'arrêté du 28/06/2013 prescrit la surveillance trimestrielle de la nappe par les 3 piézomètres installés sur le site. Les paramètres mesurés sont : BTEX, HCTX et coupe C10-C40.

Le niveau piézomètrique est relevé à chaque campagne.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Laurent-Médoc, l'inventaire recense 12 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Saint-Laurent-Médoc.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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