Sols pollués

TOTAL MARKETING FRANCE

La pollution de ce site de Briis-sous-Forges fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001066401
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneBriis-sous-Forges
DépartementEssonne
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

L’étude historique et documentaire du site (rapport IDDEA IC120328 du 28/01/2013) trace les pollutions identifiées ainsi que les actions menées visant à traiter ces dernières :

- des pertes de supercarburant sont constatées en 1978,

- en 2006, de l’essence est détectée au niveau des volucompteurs d'un ilôt de distribution véhicule léger, du manifold et dans les fossés d’écoulement des eaux pluviales et avait pour origine une fuite du mesureur sur les volucompteurs. Un premier diagnostic de sol a été réalisé en juillet 2006 par SITA REMEDIATION et mettait en évidence la présence de teneurs significatives en hydrocarbures totaux au droit des volucompteurs sans que la zone d’extension de la pollution à l’Ouest et à l’Est n’ait pu être délimitée.

A l’occasion de travaux liés à la mise en place d’une cuve d’AdBlue, quelques 11 tonnes de terres souillées ont été évacuées du site. Un diagnostic de sol complémentaire a été réalisé au niveau de la fouille et a mis en évidence une contamination par des hydrocarbures dégradés et correspondant à une pollution historique de gazole. En 2007, un suivi d’écrémage de la phase pur du produit a été réalisé au niveau de la fouille. Cette fouille a été remblayée lors des travaux de modernisation de 2010-2011. Un réseau de drainage raccordé à un puisard a été installé au niveau de cette zone, à 2 mètres de profondeur afin de faciliter la mise en œuvre d’un nouvel ouvrage de contrôle.

- en juillet 2009, un diagnostic de sol a été réalisé par SITA REMEDIATION suite à une suspicion de fuite de carburants au niveau des conduites de distribution de carburants longeant le devant des pistes VL et PL. Il met en évidence un impact en hydrocarbures et BTEX sur les sols localisés à proximité des îlots de distribution VL. Il met également en exergue une phase pure hydrocarbonée fortement dégradé ainsi qu’un apport récent de produit pur au droit des ouvrages S1 et PZ14.

- en avril 2010, SITA REMEDIATION a effectué un diagnostic de sols de la zone bassin d’orage, diagnostic qui met en évidence l’absence d’impact significatif par des hydrocarbures C5-C40.

- entre septembre 2010 et mai 2011, SITA REMEDIATION a réalisé le suivi environnemental des travaux de modernisation des infrastructures et la gestion des terres polluées associées (limités aux travaux de terrassement prévus). Un terrassement supplémentaire voué à la réalisation d’une fouille de récupération des hydrocarbures en phase libre a été entrepris au droit de la piste n°3 VL . Quelques 2436 tonnes de terres polluées ont été évacuées mais les terrassements effectués n’ont pas permis d’excaver l’ensemble des matériaux identifiés pollués. Plusieurs sources de pollution résiduelle en hydrocarbures C10-C40 et BTEX ont été identifiées au droit des pistes PL (du centre vers l’Ouest), l’ensemble des pistes VL, le séparateur et la cuve n°4. Les limites physiques verticalement et latéralement n’ont pas pu être délimitées.

- entre septembre 2011 et avril 2012 le réseau de surveillance de la qualité des eaux souterraines a été complété par deux piézomètres. Depuis avril 2012 (début du suivi de la qualité des eaux par les piézomètres), les teneurs en hydrocarbures et en benzène dissous présentent une tendance à la baisse au droit du PZ15 (implanté au droit de la zone où une phase surnageant a été observée en 2006), cette zone ne semble plus alimentée en produit pur. Il en est de même au niveau du manifold et du puisard.

Le diagnostic de l’état de pollution des sols et des eaux (rapport IDDEA IC120341 du 25/03/2013) est mené sur plusieurs sondages sur site, 14 des 39 sondages réalisés détectent des anomalies en hydrocarbures et/ou en benzène. Au travers du schéma conceptuel réalisé dans ce document, le bureau d’études indique que la seule voie d’exposition possible serait via une inhalation de vapeurs et préconise des prélèvements de gaz des sols et d’air ambiant. Il indique notamment que dans la mesure où les nappes impactées sont perchées et sans continuité hydraulique avec les habitations en aval hydraulique, seule la poursuite du suivi de la qualité des eaux souterraines est préconisée. Le schéma conceptuel identifie toutefois une voie de transfert de la pollution vers le bassin d’orage du site.

Le rapport de prélèvements d’air ambiant (rapport IDDEA IC130118 du 22/07/2013) conclut qu’aucune action immédiate de protection des salariés liée à une remontée de vapeurs, en milieu confiné n’est préconisée. Ce rapport s’appuie sur la réalisation de 3 prélèvements d’air intérieur (dans la boutique et les deux kiosques) et d’un prélèvement d’air ambiant extérieur.

Le rapport de suivi de la qualité des eaux souterraines du 22/05/2015 formule des recommandations uniquement dans le cadre de travaux et/ou de modifications des usages des zones identifiées comme polluées. Il précise qu’il n’y aurait pas de risque de migration d’une pollution identifiée au droit de Pz15 (zone 2) en dehors des limites du site par une nappe dans les horizons de surface.

Aucun travaux n’est donc préconisé par ces différentes études pour le site dans son utilisation actuelle.

Le 26 mars 2016, du gasoil est refoulé par la bouche de dépotage lors du remplissage de la cuve 10.2. La société TOKHEIM isole la cuve, ferme la vanne du manifold et condamne la bouche de dépotage. Un dégagement de gasoil se produit alors par l'évent du réservoir.

L'arrêté préfectoral n°PREF/DRCL/BEPAFI/460 du 27 juin 2016 encadre le suivi de la pollution ainsi que les travaux de dépollution. A noter, le réseau de surveillance sera désormais constitué par 6 piézomètres. Les modifications des modalités de surveillance ne sont possibles qu'au travers des bilans quadriennaux.

Par courriers du 29 juillet 2016 et du 7 juillet 2017, l'exploitant transmet certains éléments visant à répondre aux dispositions applicables. A ce stade, la zone de pollution n'est pas délimitée à l'ouest (interne au site) et à l'est (hors site). L'inspection des installations classées a demandé que l'étendue de la pollution soit caractérisée plus précisément et notamment à l'est, les mesures pouvant être réalisées au-delà du talus et du fossé.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Briis-sous-Forges, l'inventaire recense 7 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Briis-sous-Forges.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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