SNCF - Etablissement Industriel de la Voie - Moulin Neuf
La pollution de ce site de Chambly fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001060601 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Chambly |
| Département | Oise |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
DIAGNOSTIC INITIAL ET POLLUTION DES SOLS
L'EIV, site actuellement en activité, a un impact mesuré sur l'air, principalement par le chauffage des bâtiments et l'utilisation d'une cabine de peinture. L'impact sur l'eau est également faible : on note la quasi-absence d'effluents industriels mais la présence de puisards et fosses septiques, qui sont en cours de raccordement au réseau des eaux usées communales.
Les risques et nuisances liées au site sont principalement caractérisés par une pollution historique des sols et un risque de migration de cette pollution vers la nappe de la craie qui se situe à une dizaine de mètres sous le site.
En particulier, une activité de créosotage des traverses de voies ferrées a perduré de 1920 jusqu’à son arrêt en 2000. L’exploitant a mandaté la société HPC Envirotec pour établir un diagnostic initial de pollution des sols. Celui-ci a été réalisé durant l'été 2007, à partir d’une étude historique et documentaire, puis d’investigations sur le site.
Ce diagnostic a fait apparaître les pollutions suivantes :
Au niveau de l’ancien atelier de créosotage :
-jusqu’à une profondeur de dix mètres une pollution en hydrocarbures ainsi qu’en HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques),
-dans des remblais de mâchefers, des métaux semblant non mobilisables,
-dans l’air du sol, des teneurs significatives en BTEX (Benzène, Toluène, Ethyl-benzène et Xylène).
Sur le reste du site, de façon hétérogène :
-dans des remblais, parfois de mâchefers, des métaux semblant non mobilisables,
-des odeurs ou des teneurs en hydrocarbures et/ou HAP,
-près du lavage locomoteur des teneurs notables en trichloréthylène et tétrachloréthylène,
-des PCB à proximité des transformateurs,
-dans l’air du sol des BTEX.
Un réseau de piézomètre à mis en évidence la présence de nickel et cadmium dans les eaux souterraines en aval hydraulique du site.
Ce diagnostic initial préconise de :
-mener des études complémentaires concernant la nature des polluants, la possibilité de les traiter en centre spécialisé, et ceci parallèlement à une Évaluation Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS) devant déterminer les volumes de matériaux à excaver.
-mettre en place les moyens de contenir certains polluants, en particulier les éléments métalliques, en posant des revêtements (enrobé, bâtiment, remblai ou terre végétale propre…) sur les zones les plus fréquentés par les usagers du site ou sur les zones où il peut y avoir risque d’envol de poussières.
-instaurer une servitude de limitation de l’usage du sous-sol.
DIAGNOSTIC COMPLÉMENTAIRE
Un diagnostic complémentaire a été réalisé par ATI Service sur l'ancienne zone de créosotage, afin de mieux délimiter les zones fortement impactées par la pollution par hydrocarbure et HAP : deux zones principales de contamination descendent jusqu'au niveau de la nappe (sur 10 mètres), elles présentent une surface de 2800 m2 sous les cuves de créosote, 2200 m2 sous la zone atelier(épandage de sciures créosotées). Un zone plus limitée de 800 m2 est également présente au niveau de l'ancienne chaufferie.
La SNCF doit dans un avenir proche se prononcer sur les mesures détaillées de dépollution de l'ancienne zone de créosotage et les associer à un échéancier.(a priori excavation puis traitement "tournant" en alvéole étanches sur site ; mise en place de matériaux sains (chaux ou ciment) du toit de la nappe jusqu'à -4 métres).
INTERACTION POTENTIELLE AVEC LES EAUX SOUTERRAINES:
Dix-sept captages d’eau sont présents à proximité du site SNCF de Chambly (dans un rayon de 3 kilomètres). Ces captages sont presque tous réalisés dans la nappe de la craie qui est à une profondeur supposée de 35 à 7 mètres. En particulier sous le site, cette nappe se situe à une dizaine de mètres de profondeur et sous des alluvions anciennes perméables. La plupart de ces captages sont à usage industriel, d’irrigation ou encore sont des puits situés chez des particuliers.
Cinq captages (de 2 à 7.5 km) ont un usage d’alimentation en eau potable (AEP). Le site de l’EIV n’entre pas dans leurs périmètres de protection à l’heure actuelle.
Le diagnostic initial laisse apparaître des incertitudes dans le sens de l’écoulement hydraulique de la nappe :
-du nord-est vers le sud-ouest, selon les données disponibles du BRGM,
-du sud vers le nord en période de basses eaux, selon les résultats de la campagne de mesure d’HPC Envirotec.
Le site a été équipé de 8 piézomètres pour surveiller l’état de la nappe en périphérie intérieur du site. Trois d’entre eux, situés en aval (Pz4 et Pz7) et latéral (Pz8) du site par rapport au sens d’écoulement vers le nord déterminé par HPC Envirotec, présentent des teneurs en Cadmium très légèrement supérieures au seuil de potabilité (Pz4 : 0.007mg/l, Pz7 : 0.008mg/l, Pz8 : 0.006mg/l, pour une limite 0.005mg/l définie par l’arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine). A contrario, HPC Envirotec, puis ATI services ont pu constater l’absence ou l’existence de très faibles teneurs (inférieures aux valeurs de références) d’hydrocarbures ou de COV.
En conclusion, l’impact actuel du site sur la qualité des eaux souterraines semble limité mais présente un potentiel non négligeable de pollution. En conséquence l’EIV Moulin Neuf exerce une surveillance de la qualité des eaux de la nappe de la craie au droit de la périphérie du site.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Chambly, l'inventaire recense 65 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Chambly.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.