STATION SERVICE TOTAL - Garage Belotti
La pollution de ce site de Saint-Paul-Trois-Châteaux fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001045701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Paul-Trois-Châteaux |
| Département | Drôme |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Le vendredi 15 juin 2007, la société ANTEA a présenté les résultats de ses investigations lors d’une réunion rassemblant les différentes parties et administrations concernées.
Les analyses effectuées par ANTEA ont révélé des concentrations en hydrocarbure et BTEX très importantes dans les sols au droit de la station. Ce diagnostic met également en évidence un impact très important de la pollution des eaux souterraine de la station au centre social, avec notamment une phase de flottant au toit de la nappe. Ainsi, on trouve en aval hydraulique immédiat de la station :
- B : 4500µg/l
- T : 48000µg/l
- E : 10000µg/l
- X : 53000µg/l
Les teneurs sont du même ordre de grandeur au niveau de la zone pavillonnaire sud (60m en aval de la station).
Des concentrations importantes sont également relevées dans les eaux au droit du centre social :
- B : 64µg/l
- T : 340µg/l
- E : 250µg/l
- X : 10300µg/l
Par ailleurs la présence d’une zone de battement conduit à une contamination des sols, notamment au niveau du centre social.
Les dernières observations ont permis de constater une quantité de surnageant relativement importante et des flux élevés, particulièrement en période pluvieuse. Ces observations nous conduisent à suspecter la présence d’une source de polluant active au droit de la station service.
Concernant le centre social, les analyses de l’air ambiant présentées dans le rapport d’ANTEA, ont mis en évidence la présence de benzène en concentration non négligeable (16µg/m3). Toutefois aucune mesure effectuée sur plusieurs composés organiques ne dépasse les valeurs limites fixées hormis le toluène qui dépasse la valeur guide de l’OMS.
Les résultats de la mise à l'épreuve de la station ont montré que les installations ne présentaient pas de fuite. Il s’agit vraisemblablement d’une poche d’accumulation susceptible de relarguer les substances lors d’épisodes pluvieux.
Le 02 août 2007, un arrêté préfectoral n° 07-4075, impose à l’exploitant des prescriptions complémentaires.
Cet arrêté prévoit notamment :
- la transmission des analyses et de la mesure du niveau piézométrique 15 jours après leur réalisation,
- la communication du diagnostic approfondi et de la caractérisation de l’état des milieux à l’inspection des installations classées, dans un délai de 3 mois,
- les propositions d’élimination des phases flottantes d’hydrocarbures de pollution des sols identifiés dans un délai de 3 mois,
- la communication des autres mesures de gestion accompagnées de la proposition de suivi des milieux dans un délai de 6 mois.
Les éléments suivants ont été communiqués à la DRIRE :
- le diagnostic approfondi de l’installation classée (juillet 2007),
- une étude d’ANTEA, fournie par la commune, caractérisant l’état du milieu entre la station et le centre social (juillet 2007),
- une évaluation détaillée des risques effectuée par ANTEA visant le centre social (06 août 2007) ,
- un compte rendu d’intervention concernant les actions de dépollution (pompage et écrémage) engagées par SITA REMEDIATION et mandaté par CPA expert, expert auprès de l’assurance de l’exploitant (26 septembre 2007),
Toutefois, les études complémentaires, relatives à l’identification de l’impact, permettant d’apprécier l’étendue de la pollution et de déterminer les mesures associées n’ont pas été communiquées. De la même manière la localisation des sources actives et les propositions d’éliminations n’ont pas été effectuées. Notamment, les mesures au sein des habitations situées entre la source de pollution (station service) et le centre social.
Les concentrations des polluants présents dans les eaux de la nappe constituent une source potentielle d’exposition des populations par inhalation des polluants figurants dans la nappe.
Par ailleurs, des gendarmes ont également signalé un problème d’odeur au sein de la gendarmerie située au sud-est de la station, conduisant à mieux caractériser le sens piézométrique de la nappe, s'il s'avérait que ce problème d'odeur était directement lié à la pollution générées par cette station service.
Les éléments permettant d’apprécier correctement l’étendue de la pollution et son impact, n’ont pas été fournis conformément à l’arrêté du 02 août 2007.
Enfin, les avis de la DDASS du 31 mai 2007 et 23 octobre 2007, précisent en particulier que les pièces du centre social ne devront pas être réutilisées tant que les concentrations en benzène dépasseront 9 µg/m3.
En conséquence, nous proposons à monsieur le préfet de la Drôme de prendre:
- un arrêté préfectoral de mise en demeure imposant à l’exploitant de respecter les prescriptions de l’arrêté n°07-4075 du 02 août 2007,
- un arrêté préfectoral de mesure d’urgence en vu de statuer sur le risque de transfert de la pollution à la population exposée et donc imposant des analyses d’air dans les habitations situées entre la station et le centre social, la poursuite du pompage des flottants, des analyses d’eau des puits privés situés en aval du centre social, la détermination de la vulnérabilité des captages AEP et le sens piézométrique de la nappe.
Depuis avril 2008, une unité de pompage a été mise en place au niveau de la station avec filtration sur charbon actif. Elle a fonctionné de façon continue par pompage sur les ouvrages PP1 à PP5 et alternative sur PZ9. Elle a permis la récupération de prés de 525kg de polluant.
Une seconde unité de pompage/écrémage a été associée à une tranchée drainante à proximité du centre social en septembre 2008 et a permis de récupérer 81kg de polluant. Trois puits (P1, P2 et P3), permettent le pompage / écrémage au niveau de la tranchée. Les eaux pompées, sont ensuite traitées sur une unité placée sur la parcelle du centre social et analysées mensuellement afin de vérifier l’efficacité du traitement et la nécessité du renouvellement du charbon actif.
La mise en dépression du vide sanitaire du centre social a été mis en service le 07 août 2008 afin d'extraire les polluants sous formes gazeuses.
Le suivi trimestriel de la qualité de l'air ambiant a été initié en juillet 2008.
la phase surnageante ayant disparu, le dispositif d'écrémage au niveau de la station service et du centre social a été arrêté en août 2009 avec mise en place d'un contrôle mensuel sur les trois premiers mois puis trimestriel par sonde d'interface sur tous les ouvrages. Il est alors prévu une remise en service des dispositifs de pompage si la surveillance des eaux souterraines révèle une réapparition de surnageant. Le suivi trimestriel est également allégé avec uniquement le paramètre MTBE à analyser ainsi que les hydrocarbures indice C10-C40. Le traitement de la phase dissoute est quant à lui poursuivi.
L'excavation des cuves s'est achevée le 29 mai 2012. Les terres polluées de fond de cuve ont alors été enlevées.
Une Analyse des Risques Résiduels est produite le 31 août 2012. Les analyses en fond et flanc de fouille ont mis en évidence des teneurs résiduelles de fraction peu volatile d'hydrocarbures. Les fosses des cuves ont été recouvertes d'un géotextile puis remblayées et compactées avec des matériaux sains jusqu'à la côte du terrain. Le niveau de risque sanitaire évalué pour l'usage prévu (voirie et espaces verts) est acceptable selon les critères d'évaluation en vigueur.
Cette étude recommande néanmoins de maintenir la pérennité et le bon état du recouvrement des terrains du site et l'interdiction de planter des arbres à racines profondes dans les zones de confinement.
A ce stade, la surveillance de la nappe doit être poursuivie.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Paul-Trois-Châteaux, l'inventaire recense 45 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 sites en instruction. Voir la page de Saint-Paul-Trois-Châteaux.
- CNPE du Tricastin — site dont la pollution est instruite par l'État
- GERFLOR PROVENCE — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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