Ancienne UIOM de Malefosse
La pollution de ce site de Briançon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001023701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Briançon |
| Département | Hautes-Alpes |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
* La Communauté de Communes du Briançonnais ayant comme compétence le traitement des ordures ménagères, a signé une convention le 17/02/1998 avec la Ville de Briançon pour se substituer à l'ancien exploitant pour sa réhabilitation. En 2003, elle a donc entrepris le processus de réhabilitation du site, en faisant réaliser un diagnostic du site (équivalent à une ESR).
* Celui-ci a révélé une petite zone de pollution due aux métaux lourds, située à proximité de la zone de refroidissement des mâchefers (classés "catégorie V" donc valorisables).
De plus, les sols sont localement contaminés, à l'aval de l'usine, par des dioxines issues des fumées de combustion (panache de dispersion de 500 à 700m). Les bétons sont également contaminés superficiellement par dioxines et furanes (de l'ordre de 30 à 50 pg/g et jusqu'à 785 pg/g au niveau de la cheminée), de même que la couche de poussière présente dans les bâtiments d'exploitation (le dépoussiérage a eu lieu en automne 2004 à titre préventif).
* En 1993, une digue de protection a été créée pour protéger le stock de mâchefers du risque de crue. Elle permet également la limitation des transferts de lixiviats vers la Durance.
Concernant les eaux souterraines et superficielles, il n'y a aucune contamination détectée.
En revanche, les pentes du stock de mâchefers et les emprises des torrents sont telles que la stabilité à long terme du dépôt doit être renforcée.
* Suite au diagnostic de site établi en 2003, une étude des propositions de réhabilitation a été faite par le BET ARCADIS en février 2004 :
- concernant le stock de mâchefers, un confinement par une couche de matériaux de faible perméabilité et formant un dôme pour favoriser l'écoulement des eaux de ruissellement, est prévu (avec un enrochement de la base) et la digue actuelle est détruite pour élargissement du lit de la Durance.
- des aménagements hydrauliques seraient effectués en raison du risque de crue lié aux laves torrentielles dans le torrent de Malefosse : un enrochement des berges est notamment prévu
- concernant l'usine, le nettoyage et démantèlement du four puis, le sablage ou le décroûtage des bétons ont été effectués courant 2007(stockage des déchets en classe 1), ainsi que le démantèlement des structures (stockage des parties métalliques et autres en CET de classe 3).
- dépollution des terrains les plus pollués : excavation d’environ 200 tonnes de terres polluées au plomb.
* Par lettre du 18/06/2004, la DRIRE a demandé des investigations complémentaires pour diagnostiquer l'impact résiduel de l'usine sur le milieu environnant en dioxines et métaux lourds. Elles ont concernés différents milieux (sols, eaux) ainsi que des cibles alimentaires (potagers, poussières de combles, herbes et lait) pour acquérir une vision globale d'une éventuelle contamination sur une zone géographique étendue autour de l'incinérateur.
* Les résultats rendus février 2006, ont montré une contamination significative des sols, en dioxines à proximité immédiate de l'UIOM mais aucun impact résiduel n'a été observé sur les matrices tels que l'herbe, les légumes ou le lait, ni dans les combles.
* un projet de réhabilitaion a pu être acté et devrait être réalisé en 2018 ( projet d'APC en 2017):
1/ protections hydrauliques immédiates du cours d'eau par un enrochement bétonnés sur une longueur de 190 ml et de 5 à 8 mètres de hauteur recouvrant le confinement précité, et la pose de sabots en blocs.
2/ couverture du stock constituée d’une membrane d’un grammage de 300g/m² soudée implantée sur le talus et le dôme du stock de mâchefers et protection terre en surface
* Il n'y a pas de suivi piézo car aucune contamination des eaux souterraines n'a été détectée lors d'un forage d'un piezomètre à - 15 m.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Briançon, l'inventaire recense 126 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Briançon.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.