Sols pollués

MANURHIN DEFENSE

La pollution de ce site de Bellerive-sur-Allier fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001014901
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneBellerive-sur-Allier
DépartementAllier
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

La zone d'étude est située sur des terrains composés d'alluvions modernes (sables et gravier) et dans le périmètre de protection des eaux minérales de VICHY.

Au droit du site, la nappe est présente entre 2,6 et 13m.

Cette situation confère au site, au regard de l'usage des eaux superficielles et souterraines , un caractère sensible.

Un diagnostic initial des sols et une évaluation simplifiée des risques ont été réalisés en novembre 2004.

D'autres investigations dans les sols et les eaux souterraines, notamment du 20/06/2005, sont venues compléter les premiers diagnostics.

Les résultats des investigations ont mis en évidence la présence d'arsenic (à rapprocher des concentrations du bruit de fond), nickel, plomb, cuivre, hydrocarbures et solvants chlorés dans les sols.

Des solvants chlorés se retrouvent également dans les eaux souterraines.

L'arrêté préfectoral du 21/04/2008 a encadré les opérations de mise en sécurité du site et la surveillance de la nappe. Les mesures classiques de mise en sécurité ont bien été réalisées (retrait des cuves, nettoyage des réseaux, retrait des transformateurs aux PCB, etc...): dans ce cadre, les terres contaminées aux hydrocarbures au niveau du bâtiment 60 ont été excavées.

Afin de conduire les opérations de dépollution pyrotechnique des sols, une étude historique a été rendue en juin 2008, basée sur les archives documentées par MANURHIN ainsi que sur les témoignages d'anciens salariés, cette étude a fait l'objet d'un avis technique par l'Institut des Poudres et des Explosifs (IPE) et d'une tierce expertise en octobre 2009 par un organisme indépendant APSYS .

Sur la base de cette étude, MANURHIN a réalisé plusieurs études de sécurité, validées par l'IPE, afin d'assurer les conditions de sécurité lors des travaux de dépollution pyrotechnique.

Les travaux de dépollution pyrotechnique se déroulent de la façon suivante:

- Les terres suspectes sont excavées par des engins commandés à distance;

- Les terres sont transportées vers une aire aménagée pour leur criblage et leur tri;

- A l'issue de ces opérations, les objets pyrotechniques susceptibles de présenter un danger sont brûlés;

- Ces mêmes objets sont ensuite dénaturés par écrasement à la presse hydraulique;

- Les objets métalliques ainsi que les munitions dénaturées sont repris par une entreprise de traitement des métaux;

- Les terres propres sont réutilisées pour remblayer les excavations.

Ces travaux ont débutés à l'automne 2011, initialement la durée des travaux avait été estimée à environ 2 ans.

Lors des travaux, des investigations à l'initiative de GIAT Industrie ont permis de mettre à jour des enfouissements de matériels pyrotechniques non répertoriés lors des études initiales.

Aussi, ces découvertes ont conduit GIAT Industrie a traiter des surfaces et volumes de terres en quantité plus importantes que ce qui avait été planifié lors de l'élaboration du plan de gestion.

Ainsi, la date prévisionnelle de réhabilitation est reportée à l'année 2017.

Les investigations menées dans les eaux souterraines montrent l'absence d'hydrocarbures, la stabilité des concentrations en métaux en aval hydraulique par comparaison aux concentrations amont, la présence marquée de COHV sur un piézomètre aval (PZ4) mais qui n'évolue pas.

En effet, d'une part, les concentrations en COHV sur PZ4 sont stables dans le temps et d'autre part, le panache de pollution ne montre pas d'extension hors site, en effet, les teneurs en COHV sur le piézomètre PZ5 qui est le plus en aval du site sont stables et relativement faibles.

En raison des mesures de sécurité liées aux travaux de dépollution pyrotechnique, les prélèvements dans les eaux souterraines au droit du site ont été suspendus en 2014.

Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Bellerive-sur-Allier, l'inventaire recense 28 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Bellerive-sur-Allier.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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