Sols pollués

INTERMARCHE

La pollution de ce site de Juvignac fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001004801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneJuvignac
DépartementHérault
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

En 2004 et 2009, une riveraine se plaignait d'odeurs d'hydrocarbures. Des inspections avaient été conduites sur site. Lors d'une inspection menée en 2011, il a été demandé à l'exploitant de réaliser une étude hydrogéologique et d'implanter, le cas échéant, les piézomètres nécessaires. Deux piézomètres (PZ1, PZ2) ont été implantés le 24/08/2011 à l'aval immédiat de la station-service.

Les résultats d'analyses du 31/08/2011 ont montré montrent au droit du piézomètre PZ2 des dépassements des valeurs guides définies dans le cadre de l’évaluation de leur qualité. En effet, la teneur en hydrocarbures totaux C10-C40 de 14,7 mg/l (dont 65% de fraction volatile C10-C16) dépasse la valeur de 1 mg/l définie pour les eaux brutes utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine (arrêté du 11 janvier 2007). De plus, les concentrations en HAP dont le benzène (0,6 mg/l), le toluène (6,7 mg/l), l’ethylbenzène (5 mg/l), les xylènes (16 mg/l), le naphtalène (0,3 mg/l), sont également détectés à des niveaux supérieurs aux valeurs guides correspondantes. La présence de ces composés serait caractéristique d’une contamination des eaux souterraines par du carburant de type sans plomb.

A la demande de l'inspection des installations classées en 2011, la SAS MIRAND a réalisé le contrôle de l’étanchéité des canalisations enterrées de sa station-service. Ce contrôle a permis de mettre en évidence l’existence d’une fuite au niveau de la tuyauterie de dépotage de l’essence SP 95. Cette fuite était vraisemblablement à l’origine des contaminations relevées dans les eaux souterraines. Les travaux nécessaires ont été engagés pour éliminer cette fuite.

Une investigation de sols du site menée par le cabinet A.D.E.P. en date du 31/05/2012 a mis en évidence :

- l'existence d'une source de pollution - sol par hydrocarbures se développant sous forme gazeuse décelée aux abords et à proximité de deux anciennes cuves de stockage d'hydrocarbure du site, où des concentrations en vapeurs d'hydrocarbures systématiquement supérieures à 8000 ppmV ont été relevées. De fortes teneurs en BTEX ont également été relevées à 1,2 m, 3 m et 4 m de profondeur aux abords d'une des deux anciennes cuves, s'élevant respectivement à 2000, 1500 et 1200 mg/kg, teneurs largement supérieures au seuils d'acceptation en installation de stockage de déchets inertes fixé à 6 mg/kg. Ces fortes concentrations en vapeurs d'hydrocarbures et teneurs en BTEX sont caractéristiques d'une pollution par hydrocarbures volatils de 1ère catégorie type super sans plomb, et expliquent vraisemblablement l'impact par BTEX associé au piézomètre PZ2, sachant que ce piézomètre est approximativement situé en aval hydrogéologique théorique de la source de pollution - sol décelée.

Dans le cadre d'un plan de gestion de cette source de pollution, des travaux de dépollution ont été programmé dans le même temps que le démantèlement partiel de l'installation au profit d'une nouvelle station service. Les travaux ont consisté à extraire et trier les terres polluées par hydrocarbures après extraction des anciennes cuves de stockage et évacuer ces terres vers un centre de traitement agréé.

L'excavation des terres polluée s'est poursuivie en profondeur jusqu'au toit d'une formation limoneuse compacte et imperméable à dureté rocheuse, située à environ 4 m de profondeur aux abords des anciennes fosses. 1468,34 tonnes de terres contaminées ont été identifiées et triées.

La mesure in-situ de la concentration en vapeurs d'hydrocarbures en fond de fouille ouverte a révélé une teneur inférieure à 100 ppmV.

En outre, les analyses de sols F0 à F9 à 2 m de profondeur le long du flanc limoneux de la fouille de dépollution ont révélé des teneurs inférieurs au seuil d'acceptation en installation de stockage de déchets inertes fixé à 500 mg/kg. Néanmoins, la teneur en BTEX en bordure Est s'élevant à 260 mg/kg reste supérieur au seuil des 6 mg/kg acceptable en installation de stockage de déchets inertes mais très largement inférieur au pic de 2000 mg/kg relevé lors de l'investigation de sols initiale. Ce flanc n'a pas été excavé davantage dû aux contraintes de préservation de la voie d'accès au garage jouxtant la station service, à la présence de divers réseaux/structures enterrés (dont les piliers de l'auvent de la station service), au risque d'éboulement des parois de la fouille ouverte et aux conditions de remblaiement.

Les terres polluées ont été évacuées au centre agréé de classe 1 de BELLEGARDE (30) après ouverture d'un certificat d'acceptation préalable. Leur transport s'est fait par semi-transporteurs dotés de bennes étanches, tracé par bordereaux de suivi de déchets industriels.

Le volume des terres excavées a été compensé par un apport de 1114 tonnes de remblais compactés par de 0,5 m.

En conclusion, compte tenu de la persistance d'impacts résiduels liés à l'emprunt par le polluant de cheminements préférentiels associés aux divers réseaux enterrés, il convient de maintenir le site en usage non sensible de type station service.

Dans le cadre de l'application du plan de gestion, deux puits de pompage ont été implantés au sein de la zone d'excavation afin de procéder à la mise en oeuvre d'un traitement de la nappe phréatique par pompage. Ce traitement sera amorcé dès le prochain contexte hydrogéologique favorable de niveau haut des eaux souterraines en début d'année 2016 (traitement pompage par impulsions - apport de nutriments/micro-organismes biodégradation eau souillée pompée, évacuation eau traitée via décanteur-séparateur). Egalement un suivi piézométrique semestriel sera assuré pendant une durée de 3 ans par échantillonnage des piézométres aval PZ1 et PZ2 équipant la station.

Un rapport de synthèse a été fourni le 29/10/2019, celui-ci rappelle que le traitement de dépollution mis en place a été réalisé durant 2 ans (mars 2016 à mars 2018).

Le dernier contrôle réalisée en octobre 2018 n’a relevé aucune teneur d’hydrocarbure (180 µg/l en février 2015). Aussi, l’inspection considère que l’exploitant a satisfait à ses obligations au titre de la protection de l’environnement, sous réserve d’anomalies non visibles actuellement ou de désordres, non prévisibles aujourd’hui, liés à cet évènement et qui se manifesteraient dans le futur.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Juvignac, l'inventaire recense 26 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Juvignac.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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