Sols pollués

VARGUES

La pollution de ce site de Saint-Vincent-de-Paul fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001003901
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Vincent-de-Paul
DépartementLandes
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - MISE EN SECURITE

L'état du site est actuellement inconnu. Sa mise en sécurité ne semble pas avoir été réalisée, l'entrée n'est pas fermée.

Le 7 novembre 2007, la DRIRE rappelle les obligations de cessation d'activité et de remise en état du site au mandataire liquidateur, [personne non publiée].

2 - DIAGNOSTIC

Dans le cadre de l'action collective "diagnostic des scieries avec traitement des bois" lancée en 2003 par la DRIRE, l'arrêté du 28 mars 2003 a prescrit le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques (ESR) du site.

La société a été mise en liquidation le 16 avril 2003 et [personne non publiée] a été nommé mandataire liquidateur. Il a informé le Préfet le 15 juillet 2003 qu’il faisait réaliser l’étude simplifiée des risques.

Ayant constaté le 7 novembre 2007 que rien n’avait été fait, la DRIRE A demandé à [personne non publiée] de FAIRE réaliser les travaux demandés. Ce dernier a fait savoir qu’il avait fait insérer dans le cahier des charges de la vente aux enchères de l’immeuble dépendant de l’actif de la société VARGUES, l’obligation pour adjudicataire de prendre à sa charge les frais et risques de la dépollution et a transmis ce cahier des charges à la DRIRE LE 20 mars 2003.

En réalité, le cahier des charges ne mentionne même pas qu’il s’agit d’une installation classées pour la protection de l’environnement, et mentionne qu’une étude est en cours dans le cadre d’une démarche initiée par la Chambre de Commerce et d’Industrie des Landes alors qu’en réalité, la CCI n’avait pas poursuivi cette démarche.

La Cour de Cassation considère que les obligations administratives de remise en état s’imposent quelles que soient les dispositions contractuelles prises par l’exploitant, les dispositions contractuelles n’étant effectivement pas opposables à un acheteur (Cour de Cassation, 334-FS-P+B Hydroagri France, 16 mars 2005). Le mandataire liquidateur reste donc responsable de la remise en état du site.

Le mandataire liquidateur n’ayant pas remis le site en état contrevient aux dispositions de l’arrêté préfectoral du 28 mars 2003 relatif à la remise en état. Cette contravention est sanctionnée par l’article 43 7° du décret 77-1133 du 11 septembre 1977 (devenu R 514-4 7° du code de l’environnement).

La mandataire devait par ailleurs informer l’acheteur qu’il s’agissait d’une installation classée et l’informer des dangers et inconvénients importants qui résultaient de l’exploitation (L 514-20 du code de l’environnement). Cette information ne ressort pas de ce cahier des charges.

Le 09/01/2008, le propriétaire s'est engagé à faire rélaiser le diagnostic du site dans le cadre de la deuxième opération collective lancée par la CCI de Mont de Marsan. Il annonce par courrier que les coûts de ces études seront aux frais de Me Guérin compte tenu qu'il n'a pas respecté les engagements qu'il avait pris et qu'il manquait les informations essentielles dans le cahier des charges.

3 - ESR

L'ESR est donc réalisée. L'étape A est faite le 25 février 2008 avec notamment une visite du site. Les investigations de l'étape B ont lieu le 27 mai 2009. Un impact au PCP est détecté dans les eaux souterraines et aussi dans le seul au droit du sondage 1 (ancienne zone de traitement).

Les mesures complémentaires préconisées sont des investigations complémentaires afin de déterminer le volume exact de terres polluées à excaver et à traiter. Il est proposé la réalisation de 5 nouveaux sondages autour de l'ancienne zone de traitement jusqu'à 3 mètres de profondeur.

4 - TRAVAUX

5 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

Ce site était soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence à la rubrique 2415 (traitement du bois) de la nomenclature des Installations classées pour la Protection de l'Environnement.

Par arrêté du 28 mars 2003, les prescriptions concernant la surveillance des eaux souterraines sont les suivantes :

- mise en place de 2 piézomètres

- les paramètres à analyser sont représentatifs des activités et des produits utilisés sur le site

- le niveau piézométrique de la nappe est relevé à chaque campagne

- la fréquence des campagnes d'analyses est semestrielle.

Cette surveillance périodique devait caduque sauf en cas d'éventuel travaux de dépollution pour contrôler l'efficacité du dispositif.

Diagnostics pollutions scieries - Action collective CCI 40 : pour ce site : terrain racheté. pollution du sol (1830 mg/kg !) et de la nappe (10,5 µg/l) par les PCP -> recommandation : investigations complémentaires pour déterminer l'étendue de la pollution du sol, excavation des terres polluées. le sens d'écoulement de la nappe n'est pas connu véritablement (pas de nivellement).

Ces investigations complémentaires n'ont à priori jamais eu lieu, l'état actuel de la pollution et son expansion sont inconnus.

Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Vincent-de-Paul, l'inventaire recense 14 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Saint-Vincent-de-Paul.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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