Intermarché FLAMA
La pollution de ce site de Châtillon-sur-Indre fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001002901 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Châtillon-sur-Indre |
| Département | Indre |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Dans le cadre de la cessation d'activité de la station-service, des travaux de démantèlement des installations de stockage et de distribution ont été menés ; consécutivement à ces travaux, des tiers résidant dans le périmètre immédiat de la station-service se sont manifestés sous forme de plaintes à l'encontre de l'industriel, témoignant de traces visuelles et d'odeurs d'hydrocarbures dans leurs puits de prélèvement d'eau souterraine.
Suite à la cessation d’activités , l’industriel a alors missionné un bureau d’études afin de réaliser plusieurs études relatives à la pollution générée par son installation.
D’abord, ce bureau d’études a réalisé un premier diagnostic environnemental afin de caractériser l’état des sols au droit du site. Le rapport de ce diagnostic préliminaire date du 24 février 2011. Lors de cette intervention, la station n’était plus en activité mais en phase de démantèlement. 5 sondages ont été réalisés à proximité des dépotages et des deux cuves enterrées. Les 3 sondages réalisés autour de la cuve n°1 ont permis de constater la présence de produit pur de type essence, sous forme d’irisations au niveau de la surface piézométrique. Les sols présentaint une teneur maximale de 716 mg/kg d’hydrocarbures adsorbés en C5-C40 et une charge en BTEX de 670 mg/kg. Cette pollution a également engendré le développement de vapeurs d’hydrocarbures sur l’ensemble de la zone, voire au-delà, dans le sens d’écoulement de la nappe.
Ensuite, ce diagnostic préliminaire a été complété en juin 2011. La station-service était alors complètement démantelée. Des piézomètres ont été implantés sur le site et trois puits de particuliers localisés à quelques dizaines de mètres en aval hydraulique de la station ont été prélevés. Ces 3 puits, situés jusqu’à environ 55 m de la limite de propriété du site, ont fait l’objet de prélèvements et d’analyses et ont mis en évidence la migration de la contamination en dehors des limites de propriété du site. En effet, ils présentent des teneurs en hydrocarbures C5-C10 et BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes) significatives d’un impact ayant pour origine l’ancienne station-service, avec des teneurs supérieures aux valeurs de gestion pour les hydrocarbures C5-C10 et le benzène.
Compte-tenu du risque sanitaire dû à la possibilité d’utilisation d’eau polluée par l’intermédiaire de puits, l’ARS (agence régionale de la santé) a proposé, après validation par l’inspection des installations classées, un projet d’arrêté d'interdiction à Monsieur le maire. Cet arrêté a été signé le 24 février 2012 et transmis aux personnes résidant dans le périmètre d’interdiction.
Parallèlement, l’arrêté préfectoral n°2012137-0012 du 16 mai 2012, a imposé à la société FLAMA plusieurs prescriptions dont notamment :
- La mise en place de piézomètres et piézairs complémentaires ainsi que la surveillance de la qualité des eaux souterraines et de la qualité de l’air du sol à réaliser trimestriellement sur les paramètres suivants : BTEX, hydrocarbures C5-C10 et C10-C40.
- La surveillance de la qualité des eaux du robinet de maisons voisines, à réaliser trimestriellement afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de transfert des vapeurs d’hydrocarbures, éventuellement présentes dans les sols et les eaux souterraines, vers le réseau de distribution d’eau potable.
Suite à ces arrêtés, un nouveau diagnostic a été réalisé. Le rapport de cette étude date de septembre 2012. La migration de la contamination par le biais des eaux souterraines a entraîné le développement de vapeurs d’hydrocarbures et de composés aromatiques volatils (CAV) tels que les BTEX dans les sols : les analyses de 7 piézairs mettent en évidence un impact dans l’air du sol qui décroit jusqu’au piézair le plus en aval (à environ 65 m des limites du site), qui n’est pas impacté. La contamination de l’air dans le sol a entraîné la migration de vapeurs vers l’intérieur de maisons localisées en aval de la station : de faibles concentrations inférieures aux valeurs de référence d’hydrocarbures et de CAV ont été mesurées dans plusieurs maisons. La contamination de l’air dans le sol n’a pas entraîné de transfert de contamination vers l’eau potable à travers les canalisations enterrées. Enfin, l’extension supposée de la contamination dans les eaux a été délimitée grâce à l’analyse de nouveaux piézomètres et puits.
Ensuite, une EQRS (évaluation quantitative des risques sanitaires) a été réalisée en décembre 2012 afin de déterminer si les teneurs mesurées sont susceptibles d’engendrer un risque sanitaire pour les habitants des maisons en aval du site.
Pour les 3 maisons des parcelles 109, 110 et 112 de la section cadastrale AI, le risque induit par la voie d’exposition via les eaux souterraines utilisées pour l’irrigation des jardins a été qualifié d’inacceptable.
L’état de qualité de l’air ambiant dans les maisons investiguées est compatible avec leur usage.
Ces résultats ont entraîné la mise en place d’un plan de gestion, dont le rapport date d’avril 2013, en vue de réhabiliter la nappe sur la zone du panache, qui s’étend sur environ 3 800 m² et touche les parcelles cadastrales (section AI feuille 01) n° 117, 147, 108, 109, 110, 231, 232, 112 et 113. Ce plan de gestion préconise les éléments suivants : D’une part, le traitement de la zone source, située sur les parcelles n°108, 147 et 117 de la section AI, afin d’éliminer les phénomènes de relargage de polluants et de faciliter et réduire le temps de traitement de la zone avale. La zone source représente environ 600 tonnes de terres, qui ont été excavées l'été 2014, et 150 m3 d’eau en cours de traitement par aiguilles d'aspiration. D’autre part, le traitement de la zone d’habitations avale au site. Cette zone représente environ 3 800 m² pour 2 000 m3 d’eau à traiter.
L’analyse des risques résiduels prédictive indique qu’à l’issue de cette période de traitements, les teneurs résiduelles apparaitront, en théorie, compatibles avec une réutilisation des eaux de la nappe pour l’arrosage des jardins.
Les contrôles effectués au droit et en aval de l’ancienne station-service en août 2013 (présentées dans un rapport daté de septembre 2013) ont permis de confirmer les éléments suivants : la présence d’un impact sur la nappe et l’air du sol qui s’étend jusqu’à environ 90 m en aval de l’ancienne station-service, la délimitation du panache de contaminant et l’absence de transfert des contaminants vers les réseaux de distribution d’eau potable, dans les habitations contrôlées.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Châtillon-sur-Indre, l'inventaire recense 44 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Châtillon-sur-Indre.
- TROCHET GUY — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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