TIGF Lussagnet
La pollution de ce site de Lussagnet fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001002801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Lussagnet |
| Département | Landes |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
1 - DIAGNOSTIC
En octobre 2009, lors de la réalisation de travaux préparatoire à la mise en place d'un bassin de 1000 m3 pour le confinement des eaux d'extinction d'incendie, l'exploitant découvre une pollution des sols par les métaux et les hydrocarbures.
Le projet de construction de ce bassin se situe sur le site de stockage, dans la zone amont du talweg qui correspond à la naissance d'un ruisseau non référencé et qui se jette dans le lac de la Gioule.
Le diagnostic réalisé par BURGEAP de février 2010 montre :
- l'impact des sols par des hydrocarbures (C10-C40, BTEX, HAP), par les métaux lourds et les métalloïdes : mercure, zinc, cadmium et plomb, par le THT (tétrahydrothiofène, additif odorisant du gaz),
- l'impact de la nappe en fond de talweg par des hydrocarbures (C10-C40, BTEX, HAP) et THT (tétrahydrothiofène, additif odorisant du gaz), par les métaux lourds et les métalloïdes (nickel, Zinc).
L'historique n'a pas révélé d'activités pratiquées au droit de cette zone du bassin. Dès lors, plusieurs origines sont envisagées : les rejets d'eaux pluviales, les rejets d'effluents en sortie de traitement, les pollutions accidentelles en provenance du site et les appareils de laboratoire (mercure et cadmium) entreposés sur le site.
Il n'a pas été identifié de cible pour les eaux souterraines en aval du talweg.
Le rapport final des investigations complémentaires et des propositions de mesures de gestion dans la zone du talweg est remis à l'inspection le 21/02/2011. Elles mettent en évidence l'impact sur les eaux souterraines par les hydrocarbures en partie latérale du talweg, ainsi que la présence sous forme volatile de mercure en amont du talweg, au droit de la zone projetée pour la construction du bassin.
Par ailleurs, et sans que le lien avec la zone de construction du bassin soit établi, à l'occasion de travaux réalisés près de l'ancien bâtiment administratif du site, en janvier 2010, une pollution par le mercure a été découverte. En effet, lors de travaux de démolition, il a été noté la présence de billes de mercure dans le sol constitué, à cet endroit, de terres de remblais. Un ancien laboratoire se trouvait au sous-sol du bâtiment.
2 - TRAVAUX
2.1 Dépollution des sols pollués par le mercure au droit du bâtiment administratif
A l'issue de la découverte du mercure en janvier 2010, le chantier de démolition a été arrêté, des mesures, notamment de pollution de l'air, ont été réalisées.
Le 21/02/2011, des travaux d'excavation des terres sont en cours. Le chantier est désormais suivi par BURGEAP.
Les terres excavées d'environ 2m3, sont mises en conteneur et doivent être éliminées en centre de stockage de déchets ultimes. Au fur et à mesure des travaux d'excavation, des analyses sont réalisées sur les terres en place pour définir la poursuite de l'action.
Les objectifs de dépollution restent à fournir.
2.2 Dépollution du talweg
Le plan de gestion remis à l'inspection le 21/02/2011 fait état de :
- la purge des terres polluées par le mercure en amont du talweg,
- l'excavation des terres impactées par les hydrocarbures dans le fond du talweg,
- le drainage des eaux lors des travaux d'excavation et l'évacuation vers la station de traitement du site,
- la surveillance périodique des eaux souterraines.
Les travaux ont été effectués en 2010 avec l'évacuation de :
- 86 t de terres impactées par le THT vers le biocentre de.....
- 960 t de terres impactées par des HTX et du mercure en centre de stockage de.......
- 100 t terres impactées par des HTX et du mercure vers la cimenterie de ......
Les terres non pollués ont été réutilisées sur site. remblayage des excavations ?
Le 21/02/2011, l'inspection demande à l'exploitant de lui fournir l'étude technico-économique sur les mesures de gestion qui lui a permis de définir les techniques de traitement retenues (issues du bilan coûts/avantages), ainsi que tous les éléments complémentaires sur l'élimination des terres, les critères d'acceptation en cimenterie et en décharge et les autorisations de ces sites à accepter ces déchets.
2.3 - Présence de mercure dans un regard d'eau pluviales
Le 30/09/2014, l'exploitant découvre a présence de« billes de mercure », situées au fond d’un ancien regard, dans le cadre de travaux de terrassement du projet dit « Drain ouverts versant Nord » (« DOVN »).
Premières actions :
- extraction des sédiments et des terres impactées et stockage en « Big Bag » étanche pour élimination en
filière adaptée,
-échantillonnage de terres au droit de la zone concernée, en amont et en aval du regard, afin de caractériser les terres et sédiments susceptibles d’être impactés.
Recherche de l'origine :
le mercure était utilisé par le passé pour des activités de laboratoire (système d’étalonnage d’instruments). Le diagnostic du site et notamment des réseaux est à mener.
3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
BURGEAP recommande lors du diagnostic de février 2010, le contrôle de la qualité des eaux souterraines au droit du site à une fréquence semestrielle sur trois piézomètres (PZ2, PZ4 et PZ6) pour une durée minimale de quatre ans.
Le 05/04/2012, 5 piézomètres sont en place.
Les analyses portent sur les métaux (As, Cr, Cu, Hg, Pb et Zn), les HAP, les HCTX et les glycols.
L'arrêté préfectoral complémentaire n°705 du 12/11/2012 prescrit à TIGF la surveillance semestrielle des eaux souterraines du versant Sud au droit d'un piézomètre amont et cinq piézomètres aval.
Un piézomètre de 21 mètres de profondeur (PZ9) a été mis en place le 18/10/2012. Les cuttings de forages n'ont montré aucun indice suspect de pollution lors des investigations (pas d'indice organoleptique et pas de réaction au PID).
Voir résultats page 6.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Lussagnet, l'inventaire recense 71 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Lussagnet.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.