TECMA
La pollution de ce site de Labenne fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001001901 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Labenne |
| Département | Landes |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
1 - MISE EN SECURITE
Suite à la cessation définitive d'activité déclarée par maître JUN, mandataire judiciaire le 19 mai 2004, l'arrêté préfectoral du 4 septembre 2006 met le liquidateur en demeure d'évacuer les déchets et les matières dangereuses et polluantes et de faire procéder au dégazage et à l'inertage des cuves d'hydrocarbures, dans le délai de 3 mois et d'en transmettre les justificatifs à la DRIRE.
Face à l'inexécution des travaux, le Préfet rappelle ces obligations au mandataire liquidateur par courrier du 16/05/2007.
les 25/04/2007 et 11/01/2008, le mandataire envoie 2 bordereaux de suivi de déchets pour l'élimination de 5,5 m3 et 2,5 m3 de mélange Eau-Hydrocarbures en décembre 2004 et avril 2007. Il déclare que les cuves d'hydrocarbures enterrées ont été vidées et remplies de béton maigre, qu'il n'y a plus de matières dangereuses ou polluantes, ni d'équipement dangereux. Il précise que le site est clôturé.
Le maire de LABENNE a adressé à la DRIRE copie de ses courriers des 31 mars et 31 juillet 2008 à [personne non publiée] demandeant la mise en sécurité (fermeture des accès, et notamment du portail) du site de la TECMA qui est fréquenté jour et nuit.
Le 21/08/2008, la DRIRE considère que l'arrêté de mise en demeure n'est pas entièrement respecté car les justificatifs (excepté les 2 bordereaux de suivi de déchets) n'ont pas été envoyés (notamment sur l'activité de traitement du bois par trempage).
Dans la mesure où le devenir du site envisagé est sensible (résidence) et où le maire de Labenne a constaté des anomalies, il paraît opportun de poursuivre les sanctions administratives en engageant la procédure de consignation.
La visite de la DRIRE du 02/12/2008 permet de constater que :
- le paratonerre est en place, on ne sait pas s'il contient une source radioactive,
- le transformateur contenant 410 kg d'huile n'a pas été évacué,
- le diagnostic amiante n'a pas été réalisé, la toiture en aminate-ciment dégradée est en place,
- la mise en sécurité des cuves d'hydrocarbures à l'entrée du site n'est pas réalisée,
- le dossier de cessation d'activité avec plans n'est pas fourni.
Le 30/12/2008, la DRIRE propose la consignation pour un montant de 15800 € pour l'exécution des travaux suivants :
- élimination du paratonnere,
élimination du transformateur (après vérification de la présence de PCB),
- diagnostic amiante, élimination des toitures dégradées et sécurisation des plaques restantes.
L'arrêté de consignation est signé le 05/02/2009.
Par lettres des 2 et 26 mars 2009, [personne non publiée] signale que :
- vérification du paratonnerre réalisée par INDELEC début 2009 (avec identification du fabricant et du modèle) : il n'est pas porteur de source radioactive,
- confirmation avec justificatifs de la mise en sécurité des 4 cuves d'hydrocarbures (opération achevée par remplissage au béton en février 2007).
[personne non publiée] précise par ailleurs qu'un terrain de 7500 m² utilisé par TECMA a été extrait de l'emprise de l'établissement en 2004. Il est occupé par une conStruction occupée par un tiers.
Par lettre du 13 mai 2009, [personne non publiée] complète, sur le transformateur électrique : l'analyse CHIMIREC DARGELOS montre que l'huile n'est pas polluée par les PCB. [personne non publiée] a commandé la destruction de ce matériel.
2 - DIAGNOSTIC
L'arrêté du 28 mars 2003 prescrit le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques du site.
Les études remises les 18 mai 2004 et 7 juin 2005, classent le site en 3 "banalisable" pour l'usage du moment. Elles ne mettent pas en évidence de pollution du sol et de la nappe.
En 2011, une évaluation quantitative des risques sanitaires est réalisée afin de s'assurer de la comptabilité d'un usage résidentiel par rapport à l'état du sol. Le diagnostic des sols d'avril 2011 ne met en évidence aucun impact significatif. De même, l'analyse des gaz de sols disponibles montre l'absence de risque pour la voie inhalation de vapeurs. Dans le secteur S1 (SO de la zone), le sondage a mis en évidence un impact par les métaux lourds. Ce secteur fera alors l'objet de mesure de remédiation (recouvrement ou enlèvement) afin de s'affranchir du risque de contact direct avec les futurs usagers du site.
Début 2002, diagnostic de repérage de l'amiante : de nombreux bâtiments sont affectés.
3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
Ce site était soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence à la rubrique 2415 (traitement du bois) de la nomenclature des Installations classées pour la Protection de l'Environnement.
Par arrêté préfectoral du 28 mars 2003, les prescriptions concernant la surveillance des eaux souterraines sont les suivantes :
- mise en place de 2 piézomètres
- les paramètres à analyser sont représentatifs des activités et des produits utilisés sur le site
- le niveau piézométrique de la nappe est relevé à chaque campagne
- la fréquence des campagnes d'analyses est semestrielle.
Selon le diagnostic remis le 07/06/2005, la position Aval des 2 puits témoins de prélèvement dans la nappe doit être vérifiée. Cette demande a été faite au mandataire le 01/09/2005.
4 - CESSION
En 2006, le mandataire prévoyait la cession des terrains pour un usage résidentiel.
Le 25/09/2008, le Maire de Labenne dépose plainte pour mise en danger d'autrui.
A partir de 2011, l'agence SEIXO démarre un projet d'aménagement résidentiel. Un plan de gestion afin de permettre une dépollution complète du site est fourni par SEIXO.
Les justificatifs des travaux prévus par le plan de gestion ont été demandés par la DREAL à SEIXO en décembre 2012 mais n'ont jamais été reçus. Néanmoins, les logements ont été construits sur le site; la cessation d'activité peut alors être actée.
Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Labenne, l'inventaire recense 43 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Labenne.
- SOLEAL — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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