Sols pollués

CNPE de Cruas-Meysse

La pollution de ce site de Cruas fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000992501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneCruas
DépartementArdèche
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Lors d'analyses de routine, prescrites par l'arrêté ministériel réglementant les rejets de cette installation, le CNPE de Cruas-Meysse a détecté en 2004 la présence de tritium dans les effluents de sa station d'épuration. Les investigations conduites ont permis de détecter la présence de Tritium dans la nappe profonde située sous le CNPE et servant à l'alimentation en eau potable du site. Des investigations complémentaires ont permis d'identifier que ce tritium provenait de la nappe d'accompagnement du Rhône (nappe superficielle) et serait entraîné vers la nappe profonde par l'effet du pompage d'alimentation en eau potable.

Les recherches conduites pour déterminer l'origine de la contamination de la nappe superficielle se sont avérées infructueuses jusqu'à présent mais il est suspecté l'inétanchéité d'un ou plusieurs réservoirs de stockage d'effluents radioactifs. Les visites internes conduites sur ces réservoirs n'ont pas permis de détecter d'anomalie, avec les moyens déployés jusqu'à présent. L'exploitant poursuit actuellement ses investigations afin de déterminer avec certitude l'origine de la contamination et y remédier.

La teneur en tritium maximale mesurée dans la nappe superficielle est de 5 600 Bq/l. La concentration maximale mesurée dans l'eau prélevée dans la nappe profonde est restée pendant longtemps inférieure à 200 Bq/l. Cette concentration est montée brutalement à des valeurs proches de 1000 Bq/l durant le week-end du 29 janvier 2005. La valeur guide préconisée par l'OMS pour l'eau potable est de 7800 Bq/l, conduisant à une dose engagée de 0,1 mSv/an, soit 10% de la limite annuelle réglementaire, pour une consommation de 2l/jour pendant un an. A titre de précaution, la DDASS de l'Ardèche, en liaison avec l'Autorité de sûreté nucléaire, avait préconisé un seuil d'arrêt de la consommation d'eau potable en provenance de la nappe profonde à 800 Bq/l (soit une dose annuelle de 10 microSievert pour un agent en consommant 2 litres par jour, 365 jours par an). Ce seuil étant atteint, EDF a demandé aux personnel présent sur site de ne plus consommer l'eau distribuée au robinet et a mis en place des distributions d'eau en bouteille. Bien que la concentration en tritium soit redescendue depuis à des valeurs proches de celles connues antérieurement (230 Bq/l le 04/02/05), ces mesures de précautions ont été maintenues en place, l'origine précise des variations brutales de teneur en tritium n'étant pas élucidée.

Seuls quelques piézomètres installés sur le site montrent un marquage au tritium, ce qui semble indiquer que la pollution est encore localisée. Des investigations complémentaires devront être effectuées pour évaluer l'étendue de cette pollution.

La nappe superficielle est drainée par un canal artificiel (appelé Lône) jouxtant le site. Les mesures réalisées dans ce canal mettent en évidence une légère augmentation de la concentration en tritium entre l'amont et l'aval du site, la concentration à l'aval étant voisine de 3 +/- 1 Bq/l, ce qui ne justifie aucune action particulière. La nappe superficielle n'est actuellement pas utilisée à des fins d'alimentation en eau potable.

L'Autorité de sûreté nucléaire a vérifié, lors d'une inspection inopinée avec prélèvements, que les mesures en tritium effectuées par EDF sur l'eau potables étaient correctes. Les analyses avaient été réalisées par l'IRSN.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Cruas, l'inventaire recense 24 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Cruas.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.