RECKITT BENCKISER FRANCE
La pollution de ce site de Bonneval fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000986801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Bonneval |
| Département | Eure-et-Loir |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Un sinistre d'origine accidentelle, probablement du à une rupture d'une canalisation de transfert de cire liquide d'ameublement vers une ligne de conditionnement, est survenu le 18 juin 2003, a détruit l'ensemble du bâtiment de conditionnement et a provoqué l'embrasement du parc à solvants extérieur, épargnant le stockage de matières premières ainsi que l'atelier de mélange à froid, les utilités et l'atelier de maintenance.
Les eaux d'extinction d'incendie ont pu être collectées et ont été stockées dans six bassins de 40 m3 environ de capacité unitaire, aménagés pour la circonstance et rendus étanches par un film polymère.
Un arrêté préfectoral d'urgence du 23 juin 2003 a prescrit la réalisation d'un diagnostic de sol au droit des zones susceptibles d'avoir été contaminées et l'élimination des effluents collectés et a fixé les conditions de remise en service des installations sauvegardées.
Les eaux d'extinction d'incendie des bassins, des rétentions internes et des collecteurs ont été dirigées vers des centres collectifs de traitement, à hauteur d'environ 400 tonnes, et détruits par évapo-incinération.
L'ampleur des dommages a contraint l'industriel à mettre définitivement fin à son activité.
Dans ce cadre, des travaux de mise en sécurité des bâtiments subsistants (consolidation, gaz, électricité, sécurité incendie), de démantèlement (tri et évacuation des bétons et ferrailles), d'élimination des déchets spéciaux (produits finis et semi-finis, matières premières, rebuts divers,...) et de neutralisation des citernes enterrées (nettoyage, dégazage, neutralisation par injection de sable) ont été entrepris et finalisés.
Les diagnostics de sols réalisés ont révélé l'existence d'une poche de pollution par des hydrocarbures purgée par excavation ; les terres collectées, à hauteur de 29 tonnes, ont été éliminées en biocentre.
Pour permettre un diagnostic de la qualité des eaux souterraines trois piézomètres, dont deux à l'aval hydrogéologique, ont été aménagés sur le site.
La première campagne analytique a révélé la présence, à l'aval, d'hydrocarbures dissous en quantité légèrement supérieure au seuil de quantification analytique et de composés organohalogénés (tétrachloroéthylène et trichloroéthylène) à des concentrations supérieures, mais néanmoins voisines, du seuil de qualité pour l'eau de distribution.
Un arrêté préfectoral du 15 juillet 2004 a prescrit la surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines au niveau des trois piézomètres.Les paramètres à surveiller sont : les HCT, les HAP, les BTEX, les COHV, l’isopropanol et glycols.
Par ailleurs, le procès verbal de récolement a été rédigé le 24 juin 2004 par l'inspecteur des installations classées, conformément à l'article 34-1 du décret n° 77-1133 du 21 septembre 1977 modifié.
La campagne analytique effectuée le 17 novembre 2005 révèle la présence de COHV (composés organohalogénés volatils) dont du trichloroéthylène et du tétrachloroéthylène en quantités significatives.
Lors des quatre campagnes de mesure réalisées, le service d'inspection, à la demande de l'industriel, a réduit, par lettre du 02 mars 2006, les paramètres suivis aux molécules de tétrachloroéthylène, trichloroéthylène, cis 1,2 dichloroéthylène et à la famille chimique des glycols.
Les résultats présentés ont montré une absence de pollution ou de très faibles concentrations liée à certaines
substances. L’inspection des installations classées a ainsi accepté un allégement des analyses le 2 mars
2006 portant sur les paramètres suivants : HCT, HAP, BTEX et isopropanol.
Les campagnes de 2009 et 2010 sur les piézomètres situés en amont et en aval-Est du site ont confirmé l'absence des glycols dans les eaux souterraines. Aucun dépassement des valeurs seuils pour les COHV n'a été détecté sauf pour le trichloroéthylène au niveau du piézomètre aval. La surveillance des glycols a été retiré depuis la fin de l'année 2011.
Les résultats montrent globalement une décroissance des teneurs en COHV. Notamment, depuis la mesure du mois de mars 2012, aucun résultat n’est supérieur aux limites réglementaires fixées par l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine.
Par ailleurs, l’arrivée de nouveaux occupants et la reprise d'activité économique au droit de la zone ne permet plus de considérer que les impacts potentiels sur les eaux souterraines ont pour seule origine l’exploitant RECKITT BENCKISER FRANCE.
Sur la base des derniers résultats montrant un niveau de concentration inférieur aux limites fixées par l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007, le préfet a abrogé la surveillance des eaux souterraines du site par l’arrêté préfectoral du 13 novembre 2015 sur l'avis de l'inspection des installations classées.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Bonneval, l'inventaire recense 44 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Bonneval.
- Installations techniques de Gaz de France — secteur d'information sur les sols
- LAGANNE Isolants — secteur d'information sur les sols
- FRANCE INDUSTRIE SA — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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