Usine AREVA T et D (ex ALSTOM T et D)
La pollution de ce site de Aix-les-Bains fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000977601 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Aix-les-Bains |
| Département | Savoie |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Un diagnostic approfondi et une évaluation détaillée des risques EDR ont été transmis en juillet 2005. L'instruction de l'EDR à conduit la DRIRE à demander un certain nombre de compléments, et notamment la caractérisation de l'extension des zones sources de pollution et les mesures de gestion qui s'imposeraient. La nouvelle méthodologie de gestion des sites pollués entrée en vigueur au 8 février 2007 a en effet mis l'accent sur le traitement des sources de pollution, et, en second lieu, le traitement des impacts. Afin de répondre aux demandes de compléments attendus, la société AREVA T&D a remis un plan de gestion et une interprétation de l'état des milieux le 16 avril 2008, ainsi qu'un dossier de demande d'instauration de servitudes d'utilité publique.
Les concentrations relevées dans les sols dans l'ancienne fosse de stockage des déchets mettent en évidence une zone fortement impactée en PCB, avec des teneurs atteignant près de 2500 mg/kg. En dehors de cette zone, les concentrations sont de l'ordre du mg/kg ou de la dizaine de mg/kg de PCB.
Au niveau de l'ancien atelier d'usinage, les teneurs sont moindres. Certains points chauds sont néanmoins identifiés et atteignent 200 mg/kg en PCB.
Les concentrations relevées dans les eaux souterraines au droit de l'ancienne déchetterie sont de l'ordre de 30 µg/L depuis juillet 2002. Un pic a plus de 9000 µg/L a toutefois été atteint en juillet 2003. La dernière mesure de janvier 2008 met en évidence une remontée des teneurs à 310 µg/L. Au droit des piézomètres situés sur site le plus en aval hydraulique, les teneurs sont de l'ordre de 0,1 à 0,2 µg/L.
Les différentes possibilités de traitement des zones sources identifiées sont discutées dans le plan de gestion du site remis le 16 avril 2008. Ces propositions ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral qui encadre les travaux à conduire sur le site en date du 6 février 2009.
Dans cet arrêté est également prévu une étude des réseaux présents au droit du site. L'objectif de cette demande était de vérifier que le site ne constituait plus, encore à ce jour, une source d'apports de PCB vers le Lac du Bourget. En effet, le site est répertorié comme l'un des contributeurs à la pollution observée dans le Lac du bourget.
La société a transmis le 13 mai 2009 un rapport de fin d'intervention : 90 % du linéaire des réseaux présents au droit du site a fait l'objet d'un curage. Les déchets ont été éliminés dans des filières adaptées en fonction de leurs concentrations en PCB.
L'arrêté du 13 août 2009 a demandé de réaliser un diagnostic de la contamination des sédiments présents dans les réseaux d'eaux pluviales et eaux usées du site, et au besoin d'étendre le curage à la partie aval des réseaux. La société a présenté fin 2009 un rapport de caractérisation des sédiments des réseaux hors site. Le diagnostic pour la partie hors site montre deux zones impactées par les PCB : l'aval immédiat du site industriel et la partie non canalisée du réseau (rivière Tillet non canalisée avant sa connexion avec le Lac du Bourget). Elle a également présenté en 2010 des notes techniques relatives d'une part au curage des réseaux d'eaux pluviales en aval immédiat du site, et d'autre part au traitement des PCB au droit du Tillet non canalisé.
Un projet de modification du tracé du cours d'eau était à l'étude par la ville d'Aix-les-bains. Ce projet devait permettre de s'affranchir de la pollution historique constatée dans les sédiments de la partie non canalisée du réseau. La CALB (communauté d'agglomérations du Lac du Bourget) a présenté une demande au titre de la loi sur l'eau en vue notamment de la restauration écologique du Tillet. La demande a fait l'objet d'un arrêté préfectoral d'autorisation en 2013 et les travaux ont été engagés en 2013.
Sur le site de la société ALSTOM, 3 zones sources étaient identifiées :
- une zone sud avec la présence de polluants dans les eaux souterraines ; il s'agit principalement de PCE (tétrachloroéthylène) ; les résultats montrent toutefois l'origine hors site des polluants
- une zone "Nord" et une zone "Déchetterie" avec la présence de PCB et d'hydrocarbures dans les sols et les eaux souterraines ; les eaux souterraines peuvent également présenter du PCE
Les zones "Nord" et "Déchetterie" ont fait l'objet d'importants travaux de dépollution des sols respectivement sur les périodes 2009 à 2012, et 2012 - 2013. Les rapports de fin des travaux ont été transmis par la société ALSTOM.
Les travaux de dépollution ont fait l’objet d’un rapport final de URS du 18/02/2014 (référence PAR-RAP-13-1178B), accompagné des documents suivants :
- rapport Véolia du 29/03/2013 qui traite des travaux de réhabilitation de la zone Nord (référence : EXE-DOE_Z N-GRS-0812-001-04),
- rapport Véolia du 03/07/2013 qui traite des travaux de réhabilitation de la zone déchetterie (référence : EXE-DOE_ZD-GRS-0812-001-04).
Les travaux de réhabilitation de la zone Nord, réalisés d’octobre 2009 à septembre 2012, ont conduit à :
- l’excavation de 6 530 m3 de matériaux, dont 3148 m3 présentant des déchets souillés,
- l’élimination en filières agréées de 7 579 tonnes de terres impactées et 295 tonnes de déchets souillés,
- l’apport de 10 066 tonnes de matériaux de carrière afin de procéder au remblaiement de la zone Nord.
Les travaux de réhabilitation de la zone déchetterie, réalisés de juin 2012 à mars 2013, ont conduit à :
- l’excavation puis l’élimination en filières agréées de 5 024 tonnes de terres,
- traiter les eaux souterraines de fond de fouille,
- l’apport de 4 566 tonnes de matériaux de carrière afin de procéder au remblaiement de la zone déchetterie, le reste ayant été remblayé avec des matériaux du site dont la teneur en PCB est < à 50 mg/kg.
Compte tenu de contraintes liées à la présence d’une nappe superficielle limitant les excavations à 3 mètres des bâtiments du site et d’une voie SNCF longeant la bordure Ouest du site, il reste des polluants résiduels dont une cartographie est jointe dans le rapport de fin de travaux. Un dossier de servitudes d’utilité publique sera proposé par l’exploitant ultérieurement.
Au total pour les deux zones concernées, 12 600 tonnes de terres ont été excavées et 295 tonnes de déchets souillés ont été éliminés.
Concernant la poursuite du curage des réseaux eaux pluviales du site (En 2008, les réseaux du site ont été curés à 90 % jusqu’à la canalisation appelée « la plonge canalisée » qui traverse le site et dans laquelle transite une partie des eaux du Tillet), 53,2 tonnes de boues de curage ont été éliminées et environ 750 kg de PCB éliminés avec les sédiments curés. Il reste environ 690 mètres de réseaux à curer. L’exploitant estime pouvoir récupérer entre 4 et 31 tonnes de sédiments pouvant contenir entre 0,2 kg et 1,1 kg de PCB. les travaux devront être réalisés courant 2016-début 2017 et ils consisteront à effectuer un curage de la plonge canalisée située entre le point de rejet le plus en amont du site et la clôture Nord du site (510 m environ) ainsi que des derniers tronçons aval de réseau EP du site, non curés pendant l’été 2008 et débouchant dans la Plonge canalisée (180 m environ).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Aix-les-Bains, l'inventaire recense 228 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 sites en instruction. Voir la page de Aix-les-Bains.
- Ancienne station-service Elf, relais d'Aix-les-Bains — site dont la pollution est instruite par l'État
- Ancienne usine à gaz — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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