ARDIS SA
La pollution de ce site de Saint-Germain-du-Bois fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000974501 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Germain-du-Bois |
| Département | Saône-et-Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
► DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL
Des odeurs d'hydrocarbures dans des habitations de riverains ont été perçues au 1er semestre 2001. Après quelques investigations rapides, une pollution des sols au niveau de la station service était constatée. Des avaries ont alors été observées au niveau d'une cuve enterrée, ayant conduit à des déversements dans le sol de carburants.
31 juillet 2001 : par arrêté préfectoral, il est prescrit à la société ARDIS de réaliser une étude de nature à préciser :
- le contexte géologique ;
- le contexte hydrogéologique ;
- l'état de la contamination du site à savoir la localisation précise de la pollution, la quantité et la nature de cette pollution ;
- l'impact de la pollution sur l'environnement ;
- les risques (ESR : Étude Simplifiée des Risques).
D’août 2001 à octobre 2001, des études sont réalisées et des mesures d'urgences prises par la société ARDIS :
- 13 sondages de reconnaissance des sols ;
- 32 prélèvements d'échantillons de sols pour analyse ;
- 11 créations piézométriques ;
- une cartographie du produit flottant au toit de la nappe ;
- des prélèvements des eaux souterraines.
Les résultats ont indiqué une pollution avérée en hydrocarbures et en BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes) touchant les sols et les eaux souterraines.
► TRAVAUX DE DÉPOLLUTION
15 avril 2003 : par arrêté préfectoral, la société ARDIS est tenue de réaliser et respecter les exigences suivantes :
- excavations des terres souillées et des zones principales de flottants ;
- démantèlement des installations de l'ancienne station service ;
- extraction des vapeurs d'hydrocarbures sur certains réseaux d'eaux de la commune de Saint Germain du Bois ;
- mise en place de surveillance mensuelle de la qualité des eaux souterraines ;
- évaluation de l'impact, après dépollution.
En 2003 et 2004, les travaux de dépollution se sont déroulés en 3 phases :
- l'excavation, le transport et le traitement des terres polluées et de la lentille de pollution ;
- l'extraction sous-vide ("venting") des vapeurs d'hydrocarbures diffusant dans les réseaux d'eau ;
- la réalisation d'une barrière hydraulique active.
Le rapport de fin de travaux et de réhabilitation a été envoyé le 16 juin 2005 à l'inspection des installations classées. Aucun PV de récolement n'a été établi.
► SUIVI, PERSPECTIVES
La surveillance de la qualité des eaux souterraines avait commencé en 2001, suite au constat de pollution. L'arrêté du 15 avril 2003 avait prescrit à la société ARDIS le suivi de la dépollution des eaux souterraines, lequel devait être effecuté de façon trimestrielle voire mensuelle selon les zones.
Cet arrêté prévoyait d'autre part que les résultats de suivi de la nappe soient fournis dans le dossier de fin de travaux. Par conséquent, il n'était pas prévu de suivi de la qualité des eaux souterraines après la fin des travaux.
Après les travaux de dépollution en 2004, la qualité des eaux souterraines s'est améliorée, avec disparition du flottant. Néanmoins les teneurs en hydrocarbures, en BTEX et en MTBE représentaient encore un impact significatif.
Une enquête de voisinage et un rapport concernant l'évaluation des risques résiduels ont été transmis aux services de l'État en février 2006.
Ce dernier document a conclu à la persistance d'un risque pour l'usage résidentiel en aval hydrologique du site : il recommande la mise en place de servitudes limitées dans le temps, destinées à éviter l'ingestion directe ou indirecte des eaux souterraines.
Le dernier bilan de la surveillance des eaux souterraines a été communiqué en 2006. Il était alors constaté que la qualité des eaux souterraines restait stable, avec toujours des impacts en hydrocarbures totaux, BTEX et MTBE (méthyltertiobutyléther).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Germain-du-Bois, l'inventaire recense 2 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Saint-Germain-du-Bois.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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