Sols pollués

REICO

La pollution de ce site de Villemeux-sur-Eure fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000931601
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneVillemeux-sur-Eure
DépartementEure-et-Loir
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Une enquête préliminaire réalisée par le bureau de recherches géologiques et minières (BGRM) en octobre 1999 a montré qu'une contamination des eaux souterraines subsistait dans tout le secteur, notamment par du fréon et du trichloroéthane.

En raison du rejet en nappe d'eau de process jusqu'en 1992, l'activité de REICO a été suspectée d'avoir alimenté la pollution constatée. Deux puisards étaient présents sur le site, dont l'un affecté pour partie à l'évacuation des effluents.

Une contamination des puits par des matières organiques oxydables, des métaux lourds (nickel, cuivre, zinc), des hydrocarbures et des composés organo-halogénés volatils (COHV) est révélée en 1992 et 1994.

La mise en sécurité du site, par comblement des deux puisards, a été réalisée en mars 1995.

En application de la circulaire du 3 avril 1996, il a été prescrit à l'exploitant, par arrêté préfectoral n° 1826 du 27 novembre 2000, de réaliser un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques.

Ces rapports d'étude ont été transmis au service d'inspection en 2001.

Le diagnostic a mis en évidence :

- deux zones de sols présentant une contamination par le dichlorométhane,

- une contamination des eaux souterraines par des hydrocarbures, des COHV, du chrome et des traces d'acétates et d'alcools,

- l'absence de contamination des eaux par des BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène, Xylènes) ou des phénols,

L'évaluation simplifiée des risques conduit au classement du site dans la catégorie "à surveiller", mais le service d'inspection n'a pas validé ce classement en raison de la méconnaissance de l'impact sur les eaux souterraines à l'extérieur du site.

L'arrêté préfectoral n° 84 du 16 janvier 2002 impose à la société REICO :

- la surveillance semestrielle de la qualité de la nappe à l'aplomb du site, dans deux puits de contrôle.

- le recensement des puits privatifs à l'aval de REICO et des contrôles analytiques de l'eau prélevée dans les trois d'entre eux les plus exposés à la pollution.

- la réalisation d'une nouvelle évaluation simplifiée des risques intégrant les données complémentaires acquises.

Suite au non respect des prescriptions du 16 janvier 2002, l'industriel a été mis en demeure, par arrêté préfectoral n° 1078 du 8 juillet 2002, de se conformer aux dispositions de l'arrêté de janvier 2002.

Les éléments sollicités ont été adressés au service d'inspection le 30 août 2002. Des compléments d'étude, remis le 03 février 2003 confirment l'appartenance du site à la catégorie des sites "à surveiller".

Suite aux résultats obtenus lors des campagnes de surveillance des eaux souterraines, montrant l'absence d'impact notable en métaux sur la nappe et des teneurs en hydrocarbures inférieures aux seuils de détection, l'analyse de ces paramètres a été arrêtée après la campagne de décembre 2008.

Le suivi de la qualité des eaux souterraines depuis juillet 2001 a mis en évidence :

- des teneurs en COHV à des valeurs supérieures aux concentrations de référence données par l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine,mais stabilisées depuis 2007,

- des concentrations variables de fréon,

- la présence ponctuelle de phtalates.

La surveillance de la qualité des eaux souterraines se poursuit.

Un arrêté du 9 juillet 2012 met en demeure la société REICO :

- de nettoyer les rétentions de 2 bâtiments ;

- d'indiquer sur les récipients les produits dangereux contenus ;

- d'éliminer des déchets pour ne pas dépasser la quantité de déchets stockées autorisées.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Villemeux-sur-Eure, l'inventaire recense 6 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Villemeux-sur-Eure.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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