Sols pollués

LAGARDE DISTRIBUTION (ex SHELL)

La pollution de ce site de La Villeneuve fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000918201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLa Villeneuve
DépartementSaône-et-Loire
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

► DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL DU SITE

En février et avril 2004, un premier diagnostic des sols et du sous-sol suivi d'un diagnostic complémentaire ont été réalisés, conduisant à la détection d'une pollution des eaux souterraines principalement. Les investigations avaient consisté en la réalisation de 9 sondages au droit des sources potentielles de pollution avec 3 sondages développés jusqu'à 10 m pour un équipement en piézomètre.

Les analyses de sol effectuées en laboratoire ont confirmé la contamination des sols par des huiles minérales (HCT, hydrocarbures totaux) et des BTEX (xylènes en l'occurrence) autour d'un îlot de pompe, d'un point de dépotage et d'une cuve enterrée.

Les analyses de l'eau souterraine effectuées en laboratoire ont indiqué, quant à elles, une contamination en huile minérale et en benzène.

► TRAVAUX, SURVEILLANCE

Considérant la nature de l'aquifère au droit du site et la nature des polluants identifiés, des travaux de dépollution ont été effectués.

Les forages préalables à la dépollution se sont étalés sur plusieurs jours, du 4 au 16 novembre 2004, avec implantation de 7 piézomètres (Pz1-Pz7) en périphérie de la zone polluée. Le procédé choisi pour la dépollution au droit du site était la mise en dépression du sous-sol à partir d'aiguilles d'extraction implantées au cœur de l'auréole de pollution. Ce procédé également dénommé extraction double phase permet de traiter simultanément l'eau impactée et les vapeurs polluantes logées dans les interstices des sols. L'eau de la nappe relevée ainsi que les vapeurs extraites étaient alors dirigées vers une unité de traitement.

Le 16 décembre 2004 a été transférée l'exploitation à la société LAGARDE DISTRIBUTION. Par la suite, conformément à l'acte de vente, les opérations de suivi environnemental et de réhabilitation restèrent du ressort de l'ancien exploitant, la société SHELL.

8 mars 2005 : considérant que les niveaux de dépollution à atteindre devaient être examinés en fonction du contexte, et considérant que la réhabilitation des sols devait être réalisée par des méthodes adaptées au milieu rencontré, l'exploitant a été tenu par arrêté préfectoral de faire réaliser les études suivantes :

- un diagnostic approfondi ;

- une évaluation détaillée des risques (EDR).

L'évaluation détaillée des risques devait conclure sur les suites à donner qui étaient soit de :

- prendre des dispositions visant à minimiser les risques d'exposition des hommes et de contamination de l'environnement ;

- surveiller le site qui ne devait pas présenter de risques inacceptables ;

ou :

- rendre le site à un usage banalisé.

Le rapport de l'EDR réalisé le 22 mars 2006 a rendu les conclusions suivantes, compte-tenu des cibles déterminées par le schéma conceptuel et des hypothèses faites pour les calculs de risques (teneurs des polluants dans les eaux souterraines etc.) : aucun critère ou teneur en polluants n'engendrait de risques inacceptables pour la santé humaine, tant sur site que hors site via les eaux de la nappe.

Consécutivement à ces différents résultats, les travaux de dépollution par extraction double phase se sont poursuivis.

En octobre 2006, le suivi mensuel de la qualité des eaux souterraines jusqu'à juin 2006 indiquait une tendance à la diminution des teneurs en BTEX, tandis que les concentrations en hydrocarbures totaux fluctuaient encore fortement d'une campagne à l'autre. Depuis lors, aucun autre rapport de surveillance des eaux souterraines n'a été transmis par l'ancien exploitant SHELL à l'inspection des installations classées.

Le 14 février 2013, à la demande de l'exploitant la société LAGARDE, une nouvelle campagne d'analyses des eaux souterraines a été lancée sur ce site, via les sept piézomètres en place.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À La Villeneuve, l'inventaire recense 0 ancien site industriel ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de La Villeneuve.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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