S.M.C.A (Société Manutention de Carburants Aviation)
La pollution de ce site de Chennevières-lès-Louvres fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000886701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Chennevières-lès-Louvres |
| Département | Val-d'Oise |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Une surveillance des eaux souterraines par des analyses de 3 piézomètres installés sur le site a été imposée par les arrêtés préfectoraux pris depuis 1994.
Une étude de sol du site SMCA a été réalisée en 1995 afin de déterminer la vulnérabilité des sols à une fuite accidentelle de kérozène, et ceci avant les travaux d'imperméabilisation des sols autour des cuve de stockage du site menés à partir de 1996.
Cette étude a permis de caractériser le sol du site qui est constitué d'une couche argileuse de 0.4 à 0.7 m d'épaisseur présentant une imperméabilité moyenne à bonne (en fonction de l'état de l'argile). Sous cette couche se trouve une couche limoneuse beaucoup moins imperméable. Des essais de pollution au kérosène ont été menés pour servir de bas à des modélisations montrant qu'un épandage accidentel de kérosène pouvait s'infiltrer sur 4 à 140 cm pour une période de 15 jours, pouvant donc dans certains cas atteindre les limons assez perméables(compris entre 0.5 et 6 m) et toucher la nappe d'eau souterraine des calcaires de St Ouen (entre 6 et 14 m) et des sables de Beauchamp (entre 14 et 24 m)pour atteindre enfin la nappe du Lutétien (entre 24 et 45 m).
L'installation de deux piézomètres (BEAU 1 et BEAU 2) dans le site SMCA en 1995 dans la couche des calcaires de St Ouen et des sables de Beauchamp ont montré l'absence de nappe d'eau souterraine dans ces couches géologiques (dénoiement dû à la sécheresse de 1989-1992 et le drainage de l'aquifère par les vallées secondaires). Ces deux piézomètres dénoyés restent en place en cas de besoin.
Un nouvel arrêté préfectoral a alors prescrit en 1996 l'installation de trois piézomètres (LUT1, LUT2bis, LUT 3) dans le périmètre du site SMCA (un en amont de l'écoulement de la nappe et deux en aval), à une profondeur d'environ 45 m pour capter la nappe profonde du Lutétien (l'aquifère supérieur étant sec).
Une cimentation à 25 m de profondeur sur le piézomètre du site SMCA a ensuite été réalisée, en tant que mesure préventive, afin d'isoler l'aquifère du Lutétien de la nappe des horizons supérieurs (Calcaire de St Ouen et sables de Beauchamp).
Depuis leur installation en 1996, l'analyse trimestrielle des échantillons provenant de ces trois piézomètres n'a jamais révélée jusqu'à octobre 2015 de traces de contamination par des hydrocarbures totaux et aromatiques polycycliques, azote Kjeldhal et DCO (paramètres de base mesurés et analysés chaque trimestre). Quelques dépassements ponctuels en naphtalène au dessus du seuil de 0.02 mg/l avaient pu être mis en évidence, toutefois la somme des HAP restait en dessous de la valeur limite.
SMCA procède également à ses frais à des analyses trimestrielles portant sur les paramètres hydrocarbures sur des échantillons d'eau provenant du captage de la nappe du Lutétien mis en place par la Société Lyonnaise des Eaux, qui exploite, dans l'enceinte de l'établissement, un forage d'eau potable à 80 mètres de profondeur pour les communes environnantes. Ces analyses n'ont jamais révélé de problèmes sur les paramètres analysés depuis 1996.
En octobre 2015, l’exploitant a signalé à l’Inspection des Installations Classées la présence de 40 cm de surnageant dans le piézomètre LUT 1 situé dans l’enceinte de l’établissement. Les analyses chromatographiques qui ont été réalisée sur les prélèvements de ce surnageant ont montré qu'il s'agissait de kérozène.
Aucune phase libre et/ou odeur d’hydrocarbures n’a par ailleurs été détectées au droit des autres ouvrages LUT2bis, LUT3, BEAU1 et BEAU 2.
Suite à la détection de surnageant, l'exploitant a aussitôt procédé à l’installation d’une station de pompage simple au niveau du piézomètre LUT1 afin de récupérer la phase libre de surnageant. Ce dispositif de pompage est toujours en place et en activité.
L’origine de la phase libre d’hydrocarbures dans le piézomètre LUT 1 n’étant pas déterminée, l’exploitant a engagé, dès novembre 2015, une vérification de l’étanchéité des fonds de bacs, des tuyauteries enterrées et des cuves de retour de purges. Des premiers résultats obtenus, la fuite proviendrait d'une ancienne tuyauterie qui n’est plus utilisée pour l’exploitation. Cette fuite n’est plus alimentée à ce jour.
Un arrêté préfectoral du 7 avril 2016 prescrit à la société SMCA un diagnostic approfondi de la pollution afin d’identifier, avec certitude, l’origine et l’étendue de la pollution, afin d’en connaître les éventuels impacts sanitaires et afin d’engager rapidement des mesures correctives et des mesures de gestion adaptées. L'arrêté préfectoral prescrit ainsi d’ici le 30 juin 2016 :
- des investigations visant à dimensionner les sources de pollution et leur extension, en particulier hors site s’il s’avère que la pollution sort des limites du site en réalisant une étude qui comprend a minima, les éléments suivants :
- la caractérisation des sources mises en évidence dans les diagnostics, notamment leur délimitation (étendue et profondeur…) par le biais d’investigations dans les différents milieux (sols, gaz de sols et eaux souterraines) dans la perspective d’identifier les mesures de gestion à mettre en œuvre ; les analyses portent à minima sur les hydrocarbures et les BTEX ;
S’agissant des eaux souterraines, les investigations portent sur la recherche de la phase dissoute et de la phase flottante ;
- la définition de l’extension de la pollution sur et hors site, à travers un diagnostic de l’état des milieux ;
- la définition des usages des milieux pouvant être impactés, en particulier des eaux souterraines ;
- la détermination des voies de transfert ;
- un schéma conceptuel reprenant les sources, les voies de transfert et les enjeux.
et qui conclut sur les impacts sanitaires et environnementaux.
- un recensement de l’ensemble des installations en contact ou ayant été en contact avec du carburéacteur et susceptibles d’être à l’origine de la présence d’hydrocarbures dans le piézomètre LUT1 au regard notamment des premiers résultats obtenus lors de phase de diagnostic approfondi visé précédemment. Ce recensement concerne notamment les tuyauteries et cuves de stockage en exploitation et celles qui ne sont plus exploitées.
- la réalisation de contrôles de l’étanchéité des installations stockant ou transportant du carburéacteur portant, a minima, sur les installations suivantes :
- les cuves de purge,
- les tuyauteries enterrées susceptibles d’être à l’origine de la présence d’hydrocarbures dans le piézomètre LUT1 au regard notamment des premiers résultats obtenus lors de phase de diagnostic approfondi visé à l’article 2.
Toute perte de confinement ou d’étanchéité détectée sur une installation lors de ces contrôles devra être suivie, sans délai, de la mise en œuvre d’actions correctives visant à y remédier.
- la transmission, à l’Inspection des Installations Classées, des mesures de gestion prévues en vue de supprimer les impacts sanitaires et environnementaux de la pollution aux hydrocarbures assorties d’un échéancier tenant compte des résultats :
- des investigations menées,
- des contrôles d’étanchéité des installations et équipements en contact ou ayant été en contact avec du carburéacteur.
Les résultats des investigations et les mesures de gestion prévues sont en cours d'instruction.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Chennevières-lès-Louvres, l'inventaire recense 5 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Chennevières-lès-Louvres.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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