Sols pollués

POLIMERI EUROPA ELASTOMERES FRANCE

La pollution de ce site de Champagnier fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000878701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneChampagnier
DépartementIsère
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Lors de la période d'exploitation du site, une évaluation simplifiée des risques a été menée en 2003. Elle a conclu au classement du site en « site ne nécessitant pas d’autres investigations ». Ce classement a été établi sur la base des zones ayant pu alors faire l’objet d’une investigation. Ensuite, dans le cadre de la cessation d'activité, des investigations complémentaires ont été réalisées. Les principales conclusions sont rappelées ci-dessous :

1.Evaluation simplifiée des risques (ESR) de 2003 (7 sondages carottés représentant 43 échantillons analysés) :

présence de polychlorobiphényles (PCB) (valeur maximale : 3,3 mg/kg exprimés en Arochlor 1260), de plomb (valeur maximale : 510 mg/kg), de cuivre (valeur maximale : 240 mg/kg) dans la couche superficielle du sol (0-0,3 m), à des teneurs limitées mais supérieures aux VDSS, valeurs retenues en 2003 pour définir le sol comme une source de pollution ;

2.Investigations environnementales de 2008 :

- présence de cuivre (valeur maximale : 28,2 mg/kg) et/ou de mercure (valeur maximale : 0,25 mg/kg) dans deux échantillons de sols dans des concentrations supérieures aux gammes de valeurs pour les sols ordinaires mais dans la fourchette basse des anomalies modérées ;

- présence d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) (4,5 mg/kg) dans un échantillon de sols, associée aux fortes concentrations en hydrocarbures présentes également dans cet échantillon ;

- présence d’hydrocarbures totaux et hydrocarbures en fractions aliphatiques et aromatiques dans 5 échantillons de sols (teneur comprise entre 54 à 23000 mg/kg) ;

- présence de tétrachloréthylène dans des échantillons de sols issus de l’aire d’exercice incendie (valeur maximale : 49 μg/kg) ;

- réalisation d’une campagne d’analyses sur l’ensemble des bétons constituant les structures présentes sur le site ainsi que sur les gravats stockés à l’extérieur de l’emprise physique des installations, et proposition d’une stratégie de gestion de ces gravats (utilisation en remblais sur le site ou évacuation vers des installations de stockage de déchets inertes, non dangereux ou dangereux) en fonction des résultats d’analyses comparés aux critères d’admission. Après évacuation de l’ensemble des gravats non considérés comme déchets inertes (2821 tonnes de déchets dangereux et 5986 tonnes de déchets non dangereux), les concentrations maximales résiduelles dans les structures ou gravats béton restant en place sont :

hydrocarbures C10-C16 (aromatiques volatils) : 786 mg/kg

éthylbenzène : 24,9 mg/kg

ortho-xylène : 14,3 mg/kg

m,p-xylènes : 68,2 mg/kg

ces concentrations ayant été identifiées dans le béton au fond d’une rétention laissée en place à 3,5 mètres de profondeur (fosse 800), sous des remblais inertes.

- résultats d’analyses piézométriques quasiment tous inférieurs aux limites de détection du laboratoire sur l’ensemble des campagnes d’analyses menées depuis 2003, à l’exception d’une analyse en AOX sur l’un des piézomètres aval (23 microg/l) non confirmée lors des analyses piézométriques suivantes portant sur les COHV (composés organohalogénés volatils), d’une analyse en tétrachlorure de carbone en 2004 sur l’un des piézomètres amont (0,31 microg/l) non confirmée lors des campagnes suivantes, de concentrations à l’état de traces en HAP (0,017 microg/l en fluoranthène, 0,08 microg/l en naphtalène et 0,013 microg/l en benzo(b)fluoranthène) sur l’un des piézomètres aval et d’une concentration de 3,4 microg/l en tétrachloréthylène sur ce même piézomètre, concentration restant toutefois inférieure à la valeur limite de l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine pour ce paramètre.

A l'issue des investigations de sols, une seule zone a été dépolluée (ancienne aire d’exercice incendie). Cette zone montrait des teneurs significatives en hydrocarbures totaux (entre 520 et 23000 mg/kg) et en HAP (16 mg/kg) dans les sols. La concentration maximale résiduelle en hydrocarbures totaux en fond de fouille est de 680 mg/kg. 714,26 tonnes ont été évacuées en centre de désorption thermique.

Des sondages complémentaires (au nombre de 8) portant sur l'analyse des dioxines et furannes et PCB DL ont été réalisés en 2012.2 points, dont l'un se situe en dehors de la zone de retombée de l'ancien incinérateur, et l'autre dans l'emprise du site, présentent des concentrations supérieures aux valeurs de référence en milieu industriel (soit une gamme comprise entre 20 et 60 ngITeq/kg).

Une analyse des risques résiduels (ARR) a été menée. La pollution résiduelle du site serait compatible, en terme de risque sanitaire, avec un usage industriel, à l'exception d'une zone remblayée par des gravats, pour laquelle une servitude est proposée (interdiction de construire un bâtiment ou uniquement sous réserve de dispositions constructives).

Les hypothèses prises en compte dans l'ARR considèrent l'absence de contamination de l'eau potable et l'absence d'utilisation des eaux souterraines, ce qui nécessitera de mettre en place une servitude.

Par arrêté préfectoral complémentaire du 21/01/13 demandant la mise en place d'un réseau de suivi piézométrique complémentaire (avec 4 campagnes de prélèvements et d'analyses), des sondages complémentaires portant sur les PCDD/PCDF et PCB DL, ainsi qu'une mise à jour de l'ARR.

L'arrêté de servitudes d'utilité publique a été pris le 25/08/2014.

Une surveillance des eaux souterraines a été réalisée par la métropole de Grenoble (arrêté préfectoral du 25/08/14) de novembre 2014 à septembre 2017.

La société POLIMERI a été radiée du registre du commerce le 01/09/16 (SIRET : 383 531 779 00031).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Champagnier, l'inventaire recense 9 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Champagnier.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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