Sols pollués

RENAULT SANDOUVILLE

La pollution de ce site de Sandouville fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000867301
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSandouville
DépartementSeine-Maritime
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Une Évaluation Simplifiée des Risques (ESR) a été prescrite pour l'ensemble du site par Arrêté Préfectoral du 18 octobre 1999 notamment concernant une pollution qui avait été découverte dans la rue n°5.

En effet, en aout 1997, lors d’une inspection de travaux sur un réseau existant en rue n°5, une pollution des sols a été découverte de manière fortuite car au cours d’une excavation réalisée dans la rue n°5 pour la réparation d’une vanne sur le circuit incendie, des émanations odorantes caractéristiques de solvants de peinture ont été détectées dans le sol et dans l’eau de la nappe superficielle. Une recherche historique sur l’origine de cette pollution a révélée qu’un incident était survenu à cet endroit il y a une quinzaine d’années : une rupture de canalisation enterrée de solvants destinés à la dilution des peintures. A cette époque, un puits de récupération des produits flottants avait été installé et avait donnée lieu à des pompages pendant environ 6 mois. Suite à cette découverte et jusqu’en juillet 1999, l’exploitant à procédé à plusieurs campagnes de mesures dans les gaz, l’eau et les sols. Il a très tôt, au regard des risques d’incendie ou d’explosion décidé d’interdire tous travaux d’excavation dans le secteur de la rue n°5.

Après avoir réalisé une ESR sommaire le 26 novembre 1999 (qui conduisait à établir le site en classe 2 nécessitant la mise en place d’une surveillance), la SNC RENAULT SANDOUVILLE a également décidée de réaliser une Étude Détaillée des Risques (EDR) au mois d'avril 2000 pour définir les objectifs de dépollution et s’assurer de l’absence de risques présenté par la pollution résiduelle sous les bâtiments en période «normale» ainsi qu’en période de travaux engagés au niveau de la rue n°5. Les investigations ont consistées en un prélèvement d’eau dans le piézomètre PZ6 ainsi qu'à la réalisation de 7 sondages (S1 à S6 + S6 bis) (pour prélèvement de gaz du sol et d’échantillons de sols).

L’ensemble des résultats des différentes campagnes de mesure qui ont été conduites ont pour références les valeurs de constats d’impacts (VCI) données par le guide méthodologique de l'ESR du BRGM de 1997 pour les sols et les VCI de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) pour les eaux.

Les résultats des analyses qui ont été effectuées sont les suivants :

- pour les sols : les VCI sont dépassées de façon systématique pour les xylènes et l’éthylbenzène;

- pour l’eau : dans plusieurs piézomètres un dépassement de la VCI pour les xylènes, l’éthylbenzène, le chlorure de Vinyl et le cis-dichloroéthène a été constaté;

> pour le gaz du sol : jusqu’à plusieurs g/m3 d’éthylbenzène et de xylènes et de méthane jusqu'à 16g/m3 ont été mis en évidence.

La surface maximale de la pollution a pu être évaluée: elle s’étend sur environ 2000 m² et représente un volume de terres contaminées de l’ordre de 3000 m3.

Du diagnostic approfondi, il a découlé que la pollution se composait essentiellement d’une source en èthylbenzène et xylène autour et à proximité de la fuite de l’ancienne canalisation de diluant traversant la rue n°5. Cette contamination s’est prolongée sous les bâtiments B et K selon un axe est -ouest. Concernant la présence de méthane, il est apparu nécessaire de réaliser des mesures supplémentaires en vue d’en déterminer l’origine et des mesures de protection des travailleurs qui interviendront sur la zone de travaux de la rue n°5 devront être prises.

Au vu des conclusions de l’ ESR, un programme de surveillance qui portera sur le suivi annuel de la qualité de l’eau ainsi que des prélèvements annuels d’air dans les bâtiments K et C situées au droit de la zone polluée seront mis en place. Les analyses dans l’air porteront sur les xylènes et l’éthylbenzène : composés volatils les plus présents dans le milieu contaminé.

Lors des phases d’investigations mises en place pour le besoin du diagnostic initial Etape A du 20 septembre 2000, les analyses sur les polluants présents dans les sols se sont portées principalement sur les hydrocarbures totaux (HCT) et les métaux (cadmium, nickel, plomb, zinc). Les valeurs de références sont pour les sols la VDSS et pour l’eau la VCI non sensible et sensible.

Les résultats ont été présentés un par un par zone source potentielle de pollution :

bâtiment A3 (correspondant à une ancienne cuve) :

des HCT ont été trouvés à des teneurs de 2908 mg/kg en fond de fouille, 3490 mg/kg et 6983 mg/kg sur les parois pour une référence de 2500 mg/kg.

zones sources potentielles n°17 et 45 correspondant au sud du bâtiment X :

suite au démantèlement de l’atelier d’application des protections des véhicules du bâtiment D, 3 sondages et un piézomètre ont été réalisés. Lors des analyses, seul le sondage S2 a présenté une teneur en HCT supérieure à la VDSS de 505 mg/kg MS avec une teneur de 1128 mg/kg MS. En complément, une analyse en HCT dissous dans l’eau a été réalisée sur un échantillon en provenance du piézomètre PZ4, celle-ci a mis en évidence une teneur de 0,22 mg/l teneur supérieure à la VCI usage non sensible (0,05 mg/l).

zone source potentielle n°39 correspondant au restaurant du site au nord ouest :

début novembre 1999, lors de la dépose de la cuve de fuel domestique du bâtiment A3, 3 prélèvements de sols ont été réalisés à mi-fouille et en fond de fouille de l’excavation. Les résultats ont montrés des teneurs en HCT très supérieures aux valeurs de référence de la VDSS (505 mg/kg MS) et de la VCI (1000 mg/kg MS) en dessous de la cuve avec 2908 mg/kg MS, du côté nord (1/2 citerne) avec 6983 mg/kg MS et du côté nord (1/2 excavation) avec 3490 mg/kg MS.

zone source potentielle n°46 :

En 1995, lors d’une mauvaise utilisation des systèmes de complément des cuves, un déversement accidentel de fuel domestique s’est produit par les évents. Le produit s’est répandu le long de la voie ferrée et a été canalisé par un fossé de drainage. La perte de carburant a été estimée à 1500 l dont une grande partie a été récupérée en surface.

2 sondages ont été réalisés le long de la voie ferrée dans le fossé et des analyses en HCT ont été réalisées dont les résultats ont mis en évidence des teneurs de l’ordre de 2000 mg/kg MS.

zone source potentielle n°48 :

A la fin du mois de décembre 1999, 4 sondages à 2m de profondeur ont été réalisés autour des cuves de fuel domestique du bâtiment NE. L’ouvrage N11 présentait une teneur en HCT de 1143 mg/kg MS pour une valeur de référence de 505 mg/kg MS.

zone source potentielle n°53 :

En juin 2000, lors de la réorganisation d’une zone de recharge d’accumulateurs, 3 sondages à 2 m de profondeur ont été réalisés dans le bâtiment C entre les piliers Y52 et Z53.

Les résultats des analyses ont mis en évidence la présence d’une teneur en nickel de 128 mg/kg MS pour une référence VDSS de 79 mg/kg MS sur le sondage S2.

Pour ce qui est des eaux, lors d’une visite technique du radier alvéolaire, des infiltrations d’eau et de surnageant type huile ont été mises en évidence. Le produit flottant n’a cependant pas migré vers l’extérieur des alvéoles. Des investigations complémentaires ont permis de définir un volume maximal de 81m3. Un réseau de surveillance de la nappe a donc été mis en place autour du bâtiment J (zone source potentielle n°1). Il est composé de 3 piézomètres (PZ1 à PZ3) et fait l’objet d’une analyse semestrielle depuis novembre 1998 sur les HCT :

- novembre 1998: PZ1 = 0,11 mg/l / PZ2 = 1,6 mg/l / PZ3 = 1 mg/l

- avril 1999 : PZ1 = 0,027 mg/l / PZ2 = 0,068 mg/l / PZ3 = 4,1 mg/l

- décembre 1999 : toutes les valeurs étaient inférieures à 0,01 mg/l

- août 2000 : PZ1 = <0,01 mg/l / PZ2 = 0,9 mg/l / PZ3 = 0,06mg/l

Les résultats portant sur la qualité des eaux révèle bien un impact sur leur qualité à proximité du bâtiment J.

Pour ce qui des résultats portant sur l’ensemble du réseau piézomètrique présent sur le site, il a été constaté :

- une pollution aux HCT sur le piézomètre PZ6 avec une teneur de 25 mg/l pour VCI usage non sensible de 0,05 mg/l ainsi que sur le PZ111 avec une teneur de 19 mg/l ;

- une pollution à l’éthylbenzène (3000 µg/l pour une valeur guide OMS de 300 µg/l) et au xylène (81700 µg/l pour une valeur de référence de 500 µg/l) au droit de l’ouvrage PZ6 ;

Les mesures piézomètriques mettent en évidence un sens d’écoulement de la nappe en direction de l’ouest nord-ouest.

Par la suite, au cours du mois de juillet 2000, les chaudières «fluitherma» du bâtiment G ont été démantelées pour mettre en place un incinérateur de composés organiques volatils (COV).

Lors des travaux de terrassement de cette opération, les terres de découverte présentaient un relevé organoleptique anormal. Après questionnement du personnel du bâtiment G, les substances incriminées étaient des solvants pétroliers qui étaient utilisés pour le nettoyage de brûleurs des chaudières et qui auraient pu faire l’objet de déversements accidentels.

Afin de préciser la nature du contaminant éventuel, un prélèvement a été réalisé sur ces terres. Dans un premier temps les analyses ont porté sur le dosage des BTEX et des COHV.

L’ensemble des résultats disponibles en février 2001 étaient inférieurs aux différents VDSS des substances analysées.

Par ailleurs, 2 sondages supplémentaires devaient être réalisés à une profondeur de 2m au droit des zones sources potentielles. Il s’agit des zones source n°33 : ancienne STEP « GUERIN » (sondage S131) et n°54 : ancien bac de dégraissage au trichloroéthylène (Sondage S132).

Ses 2 sondages ont été intégrés dans le programme d’investigations de l’étape B et ont été prises en compte dans l’ ESR final.

Le 2 juillet 2001, le diagnostic des sols fut enfin achevé grâce à la réalisation de l'étape B.

Pour les sols, compte tenu de la multiplicité et la complexité des zones sources recensées lors de la phase A du diagnostic, une approche globale par évaluation de l’impact éventuel de l’ensemble de l’activité du site sur les eaux souterraines avait été privilégiée.

Pour les eaux, 10 piézomètres de 5 m de profondeur avaient été réalisés en limite de propriétés du site afin de connaître, d’une part, le sens d’écoulement local instantané de la nappe superficielle et d’autre part de procéder à son échantillonnage.

Un piézomètre supplémentaire avait été réalisé entre le bâtiment F et le parc à cuves afin d’appréhender l’impact des différentes zones de stockage sur la qualité de l’eau.

En complément, 2 piézomètres existants (PZ1 et PZ6) et le puits de l’usine en tant que cible potentielle avaient également fait l’objet de prélèvements.

Les résultats des analyses ont ainsi montrées :

- la présence de HCT à des teneurs supérieures à la VDSS corrigée de 505 mg/kg MS au droit de 2 sondages : S117 et S119 avec respectivement 3600 mg/kg MS et 910 mg/kg MS;

- la présence de HAP en teneur supérieure à la VDSS de 4,1 mg/kg MS au droit du piézomètre PZ6 avec une teneur de 5,82 mg/kg MS;

- la présence de BTEX au droit de 2 sondages : le sondage S117 présentant une teneur en benzène de l’ordre de 1,1 mg/kg MS pour une référence de 0,1 mg/kg MS, en éthylbenzène de l’ordre de 110 mg/kg MS pour une référence de VDSS de 5 mg/kg MS, une teneur en xylènes de l’ordre de 50 mg/kg MS pour une VDSS de 2,5 mg/kg MS et le sondage S123 présentant une teneur en xylène de 7,11 mg/kg MS;

- la présence de COHV au droit du sondage S117 avec une teneur en tétrachloroéthène de 0,59 mg/kg MS pour une VDSS de référence de 0,4 mg/kg MS.

L’ESR a permis de catégoriser le site en classe 2: site nécessitant une surveillance pour les eaux souterraines.

De plus, au vu des résultats obtenus lors des investigations terrains il a été recommandé la mise en place d’un programme de suivi de la qualité de la nappe pour les HCT, les BTEX et les HAP.

En 2002, au cours de travaux de démantèlement et de nouvelles investigations ont permis l’acquisition de nouvelles données au droit de 3 zones situées dans l’enceinte de l’usine RENAULT.

Il a donc été décidé de réaliser une re-cotation de ces 3 zones le 27 janvier 2003.

- zone n°1 = cuves EJP:

cette zone correspond à un débordement accidentel de fuel domestique en 1995. La contamination a été drainée par un fossé dont la longueur n’excédait pas 100m et la largueur 1m. D’après les analyses réalisées en 1995, la teneur moyenne en HCT dans les sols était de l’ordre de 2000 mg/kg. Les cuves EJP ont été extraites en février 2001. La fouille présentait une contamination en HCT mais celles-ci ne dépassaient pas les valeurs de référence (VDSS). Les investigations complémentaires réalisées en mars 2002 ont montrée l’absence de contamination résiduelle et d’impact sur la nappe en aval. Les terres souillées ont été excavées et orientées vers une filière de traitement en février 2002.

- zone n°2 = cuves des bâtiments G et K:

Cette zone avait déjà été référencée comme source potentielle en juillet 2001.

Lors du démantèlement des cuves, la zone a était diagnostiquée en juin 2002 et les sols sont alors apparus contaminés par des HCT et des HAP avec impact sur la nappe en aval notamment pour ce qui est des terres provenant de l’assise des cuves. La teneur moyenne en HCT était de 6000 mg/kg et la teneur maximale de 15000 mg/kg pour une référence de 2500 mg/kg. La présence d’une teneur importante en benzo(a)pyrène a était détectée dans le sol (0,46 mg/kg MS) ainsi que dans l’eau 0,2 µg/l pour une référence de 0,05 (VCI UNS). La somme des 6 HAP dépassait la valeur de référence dans le P GK2.1 avec une teneur de 1,69 µg/L pour une référence de 1 µg/l.

- zone n° 3 = sas tôlerie :

Cette zone a été diagnostiquée en juin 2002 où les sols sont apparus contaminés par des hydrocarbures, cette zone n’avait pas été prise en compte lors de l’ESR du mois de juillet 2001. En effet, en juin 2002, 3 sondages (S1 à S3) ont été réalisés afin de vérifier la présence d’une source de pollution au droit du sas tôlerie. Ces sondages ont donc été réalisés suite à la mise en place d’un caniveau enterrée où passent des canalisations métalliques ayant anciennement servi pour la circulation de solvants. Lors de l’étape B de l' ESR des investigations de terrain ont été réalisés à proximité de la zone. Les sondages S117, S118 et S122 étaient les plus proches de la zone du sas. Des teneurs en polluants supérieures aux VDSS ont été mises en évidence à partir de 1m de profondeur sur les sondages suivants:

S117 :

HCT = 3600 mg/kg MS pour une référence de 2500 mg/kg MS , benzène = 1,1 mg/kg MS pour une référence de 1 mg/kg MS, ethylbenzène = 110 mg/kg MS pour une référence de 25 mg/kg MS et xylènes = 50 mg/kg MS pour une référence de 5 mg/kg MS;

S1:

HCT = 4700 mg/kg MS et xylènes =5,8 mg/kg MS

S2:

éthylbenzène = 25 mg/kg MS et xylènes = 50 mg/kg MS;

S3:

éthylbenzène = 37 mg/kg MS, xylènes = 56 mg/kg MS et naphtalène = 44 mg/kg MS pour une référence de 23 mg/kg MS.

Cette seconde ESR a donc permis de re-catégoriser le site en classe 2 : site nécessitant une surveillance des sols, des eaux souterraines et superficielles.

La poursuite du programme de surveillance de la qualité de la nappe en intégrant les HCT, les HAP et les BTEX est recommandée sur les piézomètres PZ102 et PZ111.

Le 26 janvier 2001, des travaux de dépollution de la zone polluée de la rue n°5 ont été engagés. En effet,la présence de solvants dans le sous-sol était liée à la rupture d’une canalisation enterrée, incident survenu au milieu des années 80 avant sa mise hors service. La perte en produit serait de l’ordre de 6000 L. Lors des travaux de terrassement un pompage ayant permis d’en récupérer 3000 L avait été mis en place.

Au cours des années suivantes de nombreuses études ont été effectuées :

- novembre 1997 (étude initiale ): analyses de sols et de gaz (5 sondages);

- février 1999 : diagnostic complémentaire (pose de 6 piézomètres et forage de 16 sondages gaz) ;

- juillet 1999 : campagne complémentaire (12 sondages destructifs sous le bâtiments B);

- avril 2000 : ESR et EDR.

L’étude initiale avait mis en évidence des sols présentant des teneurs significatives en xylènes avec 1310 mg/kg MS et en éthylbenzène : 1735 mg/kg MS.

Concernant la nappe des teneurs comprises entre 5 et 38,8 mg/l en xylènes et entre 1,8 et 12mg/l en éthylbenzène ont été mises en évidence au droit des ouvrages PZ1 PZ2 PZ5 et PZ6.

L’extension de la contamination a été cernée par les ouvrages PZ3 et PZ4.

Au vu de cette pollution, la société RENAULT a souhaitée mettre en œuvre des travaux de réhabilitation de manière à pouvoir autoriser, avec le minimum de contraintes, d’éventuelles excavations dans la zone.

Les objectifs définis pour ces travaux étaient les suivants :

- réduire au maximum, par des techniques in situ, le niveau de contamination des sols et de la nappe;

- réduire au maximum les contraintes éventuelles qui s’imposaient en cas de travaux d’excavation dans la zone.

Le procédé de dépollution choisi fut l'extraction triple-phase qui permet d’assurer les fonctions de pompage multi-produit (eau et polluant surnageant éventuel) et d’extraction des gaz.

Le suivi de traitement consistait à faire des prélèvements en amont et en aval de l’unité de traitement. Ceci a permis de mettre en évidence :

pour les gaz :

> une diminution des teneurs en gaz dans les sols au droit des ouvrages de pompage (on passe d’une teneur d’environ 750 ppmV en juillet 2001 à environ 90 ppmV en juillet 2003);

>une diminution des teneurs en gaz dans les sols au droit des ouvrages de suivi gaz (on passe d’une teneur de 4750 mg/m3 en juillet 2001 à environ 0,27 m3 en juillet 2003);

pour la qualité des eaux de la nappe :

les analyses réalisées n’indiquent pas une amélioration significative de la qualité des eaux de la nappe et signalent même le renforcement de la présence de certains composés tels que les COHV (environ 2000 µg/l en avril 1998 et 20000µg/l en avril 2003); les HCT (environ 5 mg/l en avril 1998 et 48 mg/l en avril 2003) et la somme des BTEX (environ 15000 µg/l en avril 1998 et 215 000 µg/l en avril 2003) même si la comparaison des teneurs au droit d’A6 en pompage et hors pompage montrent une amélioration de la qualité de la nappe lors des phases de pompages.

Au terme de 18 mois de traitement et de suivi de la qualité du sous-sol de la rue n° 5 voici les conclusions :

du point de vue de la dépollution :

Le traitement de la rue n’est que partiel mais il a tout de même permis de récupérer environ 1,2 tonnes de produit sur les 2,5 estimées. Une pollution latérale ré-alimente la rue en pollution, des résultats concrets mais non durables ont été observés sur la qualité des gaz du sol. Les résultats obtenus au droit du PZ6 ne traduisent aucune amélioration de la qualité de la nappe;

du point de vue des conclusions de l’EDR :

les préconisations de suivi de la qualité des gaz au droit des bâtiments mentionnées dans l’AP sont toujours d’actualité.

Le 25 novembre 2005, RENAULT a présenté les mesures de protections des sols et des eaux souterraines mis en œuvre notamment pour la zone polluée la plus importante du site, la zone source de la rue n°5 :

mise en place d'une surveillance annuelle de l’air ambiant des bâtiments K et C:

les niveaux de risques devront être inférieurs aux niveaux de référence définis dans la circulaire du 10 décembre 1999;

les travaux de réhabilitation :

> les travaux de dépollution ont commencés le 26 novembre 2001 et une re-définition de la zone contaminée a été réalisée le 20 mars 2003 suite aux analyses du 23 mars 2004.;

> le dossier de fin de réhabilitation a été remis à l'inspection des installations classées le 16 février 2004; il y est fait part notamment que :

- l'opération de «venting» a permis de récupérer 1,2 tonnes de produits mais le traitement de la pollution n'est que partiel;

- il n'y a pas d’amélioration de la qualité de la nappe au droit de PZ6;

- le maintien des mesures de surveillance et de prévention en cas de travaux est préconisé par l’EDR;

l'étendue de la zone polluée :

- le plan a été actualisé à la suite des investigations menées en mars 2004;

- il n'y a pas de risque supplémentaire (zone de process).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Sandouville, l'inventaire recense 26 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Sandouville.

Un rapport daté sur cette entité

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