ROBERT BOSCH
La pollution de ce site de Onet-le-Château fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000866801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Onet-le-Château |
| Département | Aveyron |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les activités exercées sur le site étant susceptibles d'avoir été à l'origine d'une pollution éventuelle du sol, l'exploitant s'est engagé par écrit du 7 octobre 1996 à réaliser un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques. Il a réalisé la partie historique de l'étude en 1997. Par courriers des 10 juillet 1997 et 24 novembre 1997, l'inspection des installations classées a demandé à l'exploitant de compléter les documents fournis de manière à ce que le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques soient réalisés conformément aux prescriptions ministérielles (guide méthodologique du diagnostic initial et de l'évaluation simplifiée des risques, la version alors en vigueur étant la version 1 de juin 1997). Le diagnostic initial reçu le 5 février 1998 par l'inspection a fait l'objet d'un courrier d'observations du 20 mai 1998, notamment quant à la justification de la note de synthèse.
A la demande de l'inspection l'exploitant a rassemblé les éléments nécessaires et les a mis en forme pour produire un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques conformes aux prescriptions ministérielles (guide méthodologique du diagnostic initial et de l'évaluation simplifiée des risques, la version actuellement en vigueur étant la version 2 de mars 2000).
L'examen de l'étude de sols a mis en évidence dans l'un des sondages de reconnaissance une teneur en PCB supérieure à la VCI à usage " non sensible " ; cette anomalie semble être relativement localisée et circonscrite, tant en extension qu'en profondeur (0 à -0,5 m),
L'analyse du dossier par l'inspection pourrait déboucher sur la validation d'un classement plus sévère que celui proposé (2, c'est à dire site à surveiller au lieu de 3 comme proposé dans l'étude).
Compte tenu du nouveau classement envisagé et en application des recommandations du ministère de l'écologie et du développement durable, une surveillance des eaux souterraines devait être demandée à l'exploitant à titre conservatoire sans attendre l'achèvement de l'examen critique de l'étude de sols et l'acceptation ou l'amendement par l'inspection du classement proposé dans l'étude de sols.
En conséquence, par courrier du 19 mai 2003, l'inspection a demandé à l'exploitant de :
· mettre en place une surveillance des eaux souterraines dans les meilleurs délais et au plus tard sous trois mois,
· à cet effet de communiquer sous un mois à la DREAL Midi-Pyrénées ses propositions opérationnelles de surveillance (nombre et emplacement des piézomètres et autres points de contrôle tels que puits, plan ou carte d'implantation des points de contrôle avec indication des sens d'écoulement locaux de la nappe, paramètres surveillés, modalités de prélèvements…), ainsi que la période prévisionnelle de la première campagne de surveillance.
Par courrier du 29 juillet 2003, la société Robert BOSCH a proposé des modalités de mesure de la surveillance des eaux souterraines. En réponse, l'inspection lui a adressé le 29 août 2003 un courrier définissant les modalités opérationnelles relatives à la mise en place de cette surveillance.
La première campagne de mise en place des piézomètres et de prélèvements, réalisée les 19 et 20 août 2003 et dont les résultats ont été reçus fin novembre 2003, et les premiers résultats de surveillance régulière, reçus le 30 juin 2004, montrent des teneurs en chlorure de vinyle, cis-dichloroéthène, trichloroéthène et tétrachloroéthène supérieures aux VCI à usage non sensible. Les résultats de la campagne montrent aussi la présence d'hydrocarbures totaux, de BTEX (toluène) et de COHV.
Par ailleurs, en raison de l'évolution et de l'extension des activités de l'établissement ainsi que de l'évolution de la réglementation (impact sanitaire, risques, …), il était nécessaire de procéder à une refonte de l'arrêté d'autorisation d'exploiter de cette usine.
Ainsi, un arrêté préfectoral d'autorisation d'exploiter une usine de fabrication d'équipements pour automobiles, a été signé le 11 mai 2005 et a prescrit une surveillance semestrielle des eaux souterraines sur les paramètres énoncés ci-dessous :
· les paramètres physico-chimiques généraux (pH, température, conductivité),
· les hydrocarbures totaux,
· les cyanures libres et totaux,
· les métaux et substances chimiques représentatifs des activités du site - cadmium, chrome (total, trivalent et hexavalent), nickel, plomb, BTEX, COV (notamment 1,1-dichloroéthène, cis- dichloroéthène, trichloroéthène et tetrachloroéthène) & PCB.
La surveillance des eaux souterraines est réalisée sur 4 piézomètres, à raison d'au moins deux campagnes par an (au moins une en période de hautes eaux, et au moins une en période de basses eaux).
Les cinq premières campagnes de prélèvements montrent la présence dans les eaux souterraines de composés organiques volatils dont : 1,1-dichloroéthène, chlorure de vinyle, cis-dichloroéthène et tétrachloroéthène. L'inspection suit l'évolution des teneurs correspondantes et pourra être amenée, selon la nature de cette évolution, à proposer des mesures appropriées (restrictions d'usage...).
Lors d'une visite d'inspection du 04 septembre 2007, l'inspecteur a pu constater qu'une grande partie des aires imperméabilisées (voiries, parking) pour lesquelles les eaux étaient susceptibles d'être polluées, ont été équipées courant 2007, d'ouvrages de traitement (séparateurs d'hydrocarbures).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Onet-le-Château, l'inventaire recense 97 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Onet-le-Château.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.