RIAL SAS
La pollution de ce site de Briatexte fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000860501 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Briatexte |
| Département | Tarn |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les activités exercées sur le site ont été à l'origine d'une pollution des sols ancienne suite à une fuite de solvants non traitée.
L'Etude Simplifiée des Risques (E.S.R) de septembre 2004 ne révèle pas d'impact des activités du site sur le Dadou.
Dans le cadre de l'élaboration de l'étude des sols, l'exploitant a détecté la présence d'une pollution importante au white-spirit au chrome et hydrocarbure avec des traces de PCB ponctuelles.
Ce résultat, justifiant des mesures complémentaires,a été suivi d'un arrêté en date du 22 novembre 2005 imposant la remise d'un diagnostic des sols, la mise en place d'une surveillance par piézométrie et l'élimination des transformateurs contenant des PCB.
Les investigations menées confirment la présence de sources sol malgré l'élimination des déchets. L'inspection devra disposer d'un diagnostic approfondi afin de déterminer les mesures de dépollution qu'il conviendra de réaliser en vue d'obtenir un retour à la normale du site dans le cadre de l'objectif de remise en état fixé par l'article R512-39 du Code de l'Environnement.
L'objectif d'usage futur du site reste assimilable au mieux à une activité industrielle.
Le diagnostic approfondi, reçu par la DREAL M.P le 19 septembre 2006 a confirmé la présence d'une nappe d’accompagnement de l'Agout sur le site. Une forte contamination des sols en hydrocarbures a été constatée sur l'ancienne zone de brûlage des déchets. De plus, une pollution du sol en chrome a été détectée sur le premier mètre. Une excavation et une élimination des terres polluées ont été prescrites.
La présence de white-spirit en profondeur dans les sols induit une contamination de la nappe d'eau souterraine. La quantité de white-spirit est peut-être restée en majorité captive sur le site. Il serait intéressant de confirmer l'absence d'impact sur la rivière.
Il est nécessaire de procéder à un traitement des terrains afin de garantir l'usage futur. Les conclusions du bureau d'études proposent la réalisation d'une Evaluation Détaillée des Risques (EDR) et de procéder préalablement à la dépollution des terrains fortement pollués en hydrocarbures (ancienne zone de brûlage de déchets). Le volume de ces terres polluées devra être déterminé.
La DREAL M.P propose un traitement in situ (stripping ou autre)pour les terres polluées en white-spirit. De plus, le maintien de la surveillance est nécessaire pour déterminer l'efficacité des techniques de dépollution.
Le 24 avril 2007, un nouveau rapport "Diagnostic approfondi : étude historique et étude de vulnérabilité", nommé également E.D.R a été réalisé à la demande de la DRIRE Midi-Pyrénées.
Les sols en aval de l'ancien transformateur PCB, situés sous la dalle en béton, constituent une source secondaire de pollution (transformateur démantelé).
Les résidus de brûlage (aire de brûlage) sont une source primaire de pollution et les sols présents sous ces résidus, sont une source secondaire. Les résidus de brûlage (100 t de terres polluées) devront être évacués vers un centre agréé.
La cuve de white-spirit est une source primaire de pollution car elle fuit. Il faudra donc la neutraliser. Les sols contaminés en aval de cette cuve sont une source secondaire.
Un risque sanitaire est caractérisé et afin de le rendre acceptable, l'usage des eaux souterraines est interdit et les terres contaminées doivent être éliminées.
Un risque de transfert de pollution entre les eaux souterraines et les eaux superficielles existe. Ainsi afin de maîtriser ce risque, il est envisageable :
- d'acquérir de nouvelles données complémentaires sur les écoulements d'eaux souterraines (sens d'écoulement, perméabilité...),
- de vérifier l’absence d'impact (hydrocarbures totaux, hydrocarbures aromatiques polycycliques, chrome et composés aromatiques volatils) sur les sédiments et les eaux souterraines avec la mise en place d'une surveillance semestrielle pour les eaux superficielles et annuelle pour les sédiments.
Par courrier du 2 mai 2008, le Commissaire au Plan fait part à la DRIRE Midi-Pyrénées (M.P) d'un manque de financement pour réaliser une opération de dépollution. Il proposait de réaliser un confinement horizontal consistant à la mise en place d'un geosynthétique semi bentonitique et le confinement vertical, en une tranchée drainante en amont de la zone polluée.
Ces travaux de dépollution étaient en cours le 9 février 2010.
Aucun compte-rendu de travaux démontrant l'efficacité de ces mesures n'a été communiqué par le mandataire.
Après demande de la DREAL M.P auprès de l'administrateur, celui-ci a communiqué le rapport de fin de travaux et une Analyse Résiduelle des Risques (A.R.R)en septembre 2012.
103,94 tonnes de terres au droit de l'aire de brûlage ont été excavées et évacuées vers le biocentre OCCITANIS. Puis, la fouille a été remblayée avec des matériaux sains superficiels (extraits lors de la dépollution). Et, pour finir, avec des graves.
Suite à ces travaux de dépollution, de nouvelles analyses de sols au niveau des fonds et flancs de la fouille ont permis de mettre en évidence des teneurs résiduelles en hydrocarbures (aromatiques et aliphatiques) et des concentrations en chrome, cuivre, nickel, plomb et zinc de l'ordre des anomalies naturelles modérées, voire fortes.
L'A.R.R a conclu à un risque acceptable dans le cadre d'un usage futur industriel. Cependant, un projet de transformation du bâtiment en bureaux est envisagé et au vue de cette activité, des préconisations supplémentaires sont à prendre. Ainsi, les autres sources de pollution identifiées (au droit des cuves de white-spirit...) devront être éliminées.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Briatexte, l'inventaire recense 30 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Briatexte.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.