VALEO VISION SA - Usine de Mazamet
La pollution de ce site de Bout-du-Pont-de-Larn fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000860401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Bout-du-Pont-de-Larn |
| Département | Tarn |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Suite à la circulaire du 28 décembre 1990, le site a réalisé une étude déchets qui lui a permis d'envisager des solutions telles que le recyclage d'une partie des plastiques bruts rebutés.
Par courrier du 9 mars 1995,la DRIRE a demandé la mise en conformité selon les normes en vigueur, des rejets de l'établissement.
Afin de se mettre en conformité, une nouvelle chaîne de traitement de surface a été installée et une nouvelle filière de traitement des effluents a été mise en place.
Le 20 mai 1999, la société a transmis une étude d'impact et de dangers afin de régulariser sa situation pour obtenir un nouvel arrêté d'autorisation d'exploiter. Cette étude aboutit sur la nécessité de mettre en place une zone de rétention pour les eaux d'incendie.
Le 17 décembre 1999, une demande de la société a été transmise à la Préfecture afin de demander l'autorisation de procéder à des modifications sur son site (protection incendie des bâtiments).
Les activités exercées ou anciennement exercées sur le site tout au long de son histoire industrielle étant susceptibles d'avoir été à l'origine d'une pollution éventuelle du sol, sur proposition et rapport de la DRIRE Midi-Pyrénées, un arrêté préfectoral complémentaire du 28 février 2000 pris conformément à la circulaire du 3 avril 1996 a prescrit à l'exploitant, la réalisation d'un diagnostic initial et d'une évaluation simplifiée des risques sur ce site avant le 30 juin 2002.
L'exploitant a présenté le 11 octobre 2001, une première version du rapport d'étape A du diagnostic initial (étude documentaire de l'historique du site et de sa vulnérabilité environnementale) à la DRIRE Midi-Pyrénées. Lors de cette présentation, la DRIRE a demandé à l'exploitant de tenir compte de certaines informations afin de cerner au mieux le contenu des investigations de l'étape B du diagnostic initial (prélèvements et analyses de sols et d'eaux) qui sont prévues avant d'établir l'évaluation simplifiée des risques du site.
En effet, le site a fait l'objet entre 1995 et 2001 d'importants travaux de restructuration des installations, de réaménagement, démolition et construction de bâtiments, d'aménagements des voiries et des aires de stockage, concourrant à réduire les risques de pollution accidentelle. Certains travaux ont d'ailleurs permis de mieux cerner les zones susceptibles d'être polluées du fait des différentes activités passées. Il convenait donc d'en tenir compte dans la suite de l'étude de sols.
Par courrier du 15 octobre 2001, la DRIRE Midi-Pyrénées a demandé à l'exploitant de mettre en place une surveillance des eaux souterraines au moyen de piézomètres à implanter sur le site. Il existe aussi sur le site des puits à surveiller, le cas échéant.
Les conclusions de l'ESR (2001)ont abouti à la proposition d'une surveillance des eaux souterraines. La surveillance proposée prévoit notamment deux campagnes annuelles, en période hautes et basses eaux.
Les campagnes d'analyses de l'eau souterraine et du sol ont démontré la présence de nombreux polluants, notamment dans le sol (hydrocarbures totaux,cuivre, cadmium, chrome total, plomb...).
La phase B, réalisée le 22 novembre 2002 a révélé une pollution des sols (nickel, cadmium, chrome...) et de la nappe d'eau souterraine (nickel, hydrocarbures). Les sédiments présents dans le canal de rejet se sont révélés pollués.
Par courrier du 22 novembre 2002, la DRIRE fait part de ses observations afin de régulariser l'autorisation d'exploiter. Elle demande la vérification de la mise en conformité du stockage des produits toxiques ainsi que du dispositif de prélèvement des fumées sur la conduite de rejets. Puis, la mise sous rétention systématique des zones de stockage de déchets d'huiles, le ramassage régulier des déchets métalliques, de respecter les règles de stockage des bouteilles de gaz. Ainsi que la mise en place d'un traitement pour les eaux grasses du restaurant et la confirmation du busage du canal.
L'arrêté du 7 avril 2003 impose la création d'un bassin de confinement pour les eaux pluviales.
Suite au contrôle du site en août 2007, le site transmet le planning des travaux pour se mettre en conformité (devis) avec les écarts relevés.
VALEO est soumise à l'arrêté préfectoral de mise en demeure du 30 octobre 2007 (délai de 3 mois) pour non-conformité des rétentions de l'atelier de traitement de surface, la pollution au nickel sur l'ancienne zone de traitement des effluents et sur la protection du bâtiment contre la foudre.
En mars 2007, la société a réalisé des mesures sur les rejets atmosphériques qui ne ressortent pas de pollution.
Le rapport sur la recherche de pollution de nickel et sur son impact envers le Thoré (17/12/2007)permet de constater une pollution en nickel dans le sol ainsi qu'une concentration élevée en tétrachloroéthylène.Les analyses d'eau sur la rivière ne révèle pas de pollution en nickel, au contraire des eaux souterraines.
Valeo propose de réaliser un suivi mensuel de la qualité du cours d'eau pendant 1 an, la réalisation d'un IBGN et de rechercher la source de pollution en nickel du sol. Suite à ces investigations, d'ici novembre 2008, la société s'engage à soumettre un plan de gestion visant à traiter la source sol et ses impacts éventuels sur la rivière.
De pars le courrier du 2 février 2008, la DRIRE Midi-Pyrénées demande à la société la mise en conformité de la zone de rétention, située au niveau de la chaîne de traitement de surface.
Suite à la demande de la DRIRE Midi-Pyrénées (courrier du 7 avril 2008), la société doit fournir pour février 2010, une Interprétation de l'Etat des Milieux Aquatiques (I.E.M) faisant une synthèse des investigations entreprises par le site et examinant l'impact hors site de la pollution identifiée.
Des études (2008)pour identifier la source de pollution en nickel des eaux souterraines ont été menées.
Celles-ci ont démontré une pollution des sédiments qui est difficilement localisable(fond géochimique déjà chargé en nickel).
L'IBGN a montré que la qualité de l'eau du Thoré était aussi mauvaise en amont qu'en aval du site. Aucun impact sur le milieu n'a donc été démontré.
16/11/2008 : réalisation d'un mémoire sur le fond géochimique local en nickel, qui démontre des valeurs en nickel supérieures à la valeur nationale.
24/03/2009 : accord entre le Ministère de l'Ecologie et VALEO sur les actions à mener sur le site (suivi et traitement des sols et/ou des eaux souterraines.
Selon l'annexe du courrier du 10 avril 2009 du Ministère de l'écologie, la société s'engage à (date de fin de réalisation imposée à juin 2012):
- suivre mensuellement la qualité de l'eau du Thoré pendant 1 an,
- réaliser des investigations dans les sols afin de localiser la source de pollution en nickel,
- réaliser un plan de gestion portant sur les sols.
La campagne de prélèvements d'eau souterraine réalisée en mars 2010 confirme la présence de nickel sous forme dissoute ou colloïdale au niveau des piézomètres PZA et PZB.L’inondation de 1999 aurait conduit à diffuser sur l’emprise du site des boues issues de la station de neutralisation, a priori non lixiviables.
L'I.E.M réalisée fin mars 2010 annonce un faible impact sur la faune et la flore (absence de zone naturelle protégée). Le volume estimé de sol pollué serait d'environ 255 mètres cube en zone non saturée et 85 mètres cube en zone saturée, soit 48 kg de nickel.
Le suivi mensuel de 2009 sur l'impact du nickel dans le Thoré, révèle un seul pic de pollution situé en aval du site, en juin 2009. Ce prélèvement ayant été réalisé en période sévère d'étiage et après vidange de la station de neutralisation. Le nickel présent dans les berges et sédiments du Thoré est lié à l'ancien rejet de l'ancien canal (aval). La concentration en nickel est hétérogène.
Cette étude conclut à une non-dépollution car les sols ne constituent pas une source sol et peuvent être considérés comme des déchets inertes (selon la réglementation des déchets).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Bout-du-Pont-de-Larn, l'inventaire recense 34 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Bout-du-Pont-de-Larn.
- SEVIA (ex SRRHU, ex SOFT (SUD OUEST FIOUL TOTAL) ) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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