Sols pollués

HUTCHINSON

La pollution de ce site de Sougé-le-Ganelon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000853501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSougé-le-Ganelon
DépartementSarthe
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre d'un dossier d'autorisation pour extension des activités, la société HUTCHINSON a réalisé un diagnostic du sol en 2002 au droit de 2 sources potentielles de pollution. Les résultats d’analyses ont mis en évidence la présence d’impact en métaux (zinc, plomb, cuivre au niveau du dépotage des huiles plastifiantes).

De plus, 3 piézomètres ont été installés, en août 2002, en amont et en aval du site, afin de définir un impact des épandages des eaux usées industrielles sur les eaux souterraines. Ces eaux étaient épandues dans le sol via un réseau de drains avant la construction de la station de traitement des eaux industrielles.

Suite à une régularisation, un dossier d'autorisation avec diagnostic environnemental du milieu souterrain a été transmis en 2017.

Les résultats du diagnostic réalisé en mai 2016 montrent :

- des impacts ponctuels en métaux (Zn, Cu, Pb) dans les remblais de l’usine actuelle. La profondeur de cet impact varie de 1,5 à 4 m de profondeur en fonction de l’épaisseur de remblais ;

· un impact généralisé en métaux au sein des remblais noirâtres de l’ancienne usine et de l’ancienne forge jusqu’à 3 m de profondeur minimum. L’origine de ces impacts est probablement liée à la qualité médiocre des remblais (probablement issus de résidus de l’ancienne forge) et non à l’activité d’HUTCHINSON elle-même ;

· un impact significatif en HCT lourds (13 000 mg/kgMS) sur la presqu’île de l’ancienne usine jusqu’à 1 m de profondeur maximum. Des impacts en HCT lourds ont également été mis en évidence au droit de l’ancien traitement de surfaces jusqu’à 1,3 m de profondeur et près des cuves d’huiles plastifiantes de l’usine actuelle entre

1 et 2 m de profondeur. Les concentrations en hydrocarbures sont comprises entre 810 et 3 590 mg/kgMS.

· des anomalies en trichloréthylène (TCE) sur l’ancienne et l’actuelle usine. La concentration maximum (7 mg/kgMS) est observée au sud de l’usine actuelle (zone de remblais suspectés). L’ensemble des secteurs présentant des anomalies en solvants est situé hors de l’emprise des bâtiments de l’usine.

· une dégradation de la qualité des eaux souterraines en métaux et en TCE entre l’amont et l’aval du site. En l’absence d’usage sensible en aval du site, les concentrations relevées sont peu susceptibles d’engendrer un risque pour les travailleurs du site. Néanmoins, l’extension de l’impact en TCE dans les eaux souterraines n’est pas connue et pourrait s’étendre sous les bâtiments de l’usine. De manière générale, les concentrations relevées dans les sols en TCE sont cohérentes avec les concentrations relevées dans les eaux souterraines (léger impact).

Le bureau d'étude (BE) concluait que l'état de pollution identifié du site ne pouvait générer de risques significatif dans le contexte actuel (risques sanitaires pour les travailleurs et populations avoisinantes semblent limités et rejets sans impact). Ces éléments ne justifiaient pas la réalisation d'un plan de gestion. Néanmoins, le BE recommandait des sondages complémentaires (sous les bâtiments de l'usine) et des piézomètres supplémentaires. Ces derniers ont été mis en place.

Fin 2017, un diagnostic complémentaire pour répondre aux recommandations ci-dessus a été réalisé et transmis début 2018. Les résultats montrent :

- une source concentrée en BTEX (xylène) près de l'ancienne armoire à solvants au nord de l'usine à partir de 1.5m de profondeur (119 mg/kg). Impact sur les eaux souterraines dans ce secteur (22 110 µG/L en BTEX).

- l'impact en hydrocarbures lourd au droit de l'ancienne usine est limité entre 25 et 60 m2 (profondeur de 1 m)

Au regard de ces impacts, le BE recommande des prélèvements d'eau interstitielle et la réalisation de mesures en air intérieur.

La surveillance semestrielle des eaux souterraines a été prescrite par arrêté préfectoral du 15/11/2019.

Le suivi de la qualité de l'eau souterraine se poursuit.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Sougé-le-Ganelon, l'inventaire recense 6 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Sougé-le-Ganelon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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