Sols pollués

FERCO

La pollution de ce site de Réding fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000842701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneRéding
DépartementMoselle
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

L'Evaluation simplifiée des risques (ESR) a été remise à l'inspection le 25 juillet 2001. Cette étude classe le site en catégorie 2, site à surveiller, pour les risques par contact direct avec le sol et son impact potentiel sur les eaux souterraines à usage AEP (alimentation pour l'eau potable) de la nappe profonde des Grés. De même, cette étude classe le site en catégorie 3, banalisable, pour son impact sur les eaux de surfaces à usage non AEP (Bièvre) et AEP (Sarre), ainsi que pour les eaux souterraines non AEP.

L'étude préconise la mise en place d'une surveillance de la qualité des eaux souterraines. Cette surveillance concerne les composés chlorés, les hydrocarbures ainsi que le chrome et le cadmium. Cette surveillance est réalisé au travers d'un réseau de trois piézomètres depuis le 17 décembre 2001.

Des incertitudes demeurent quant à la localisation de la source de pollution et la définition du sens d’écoulement des eaux souterraines. Un programme d’investigations et de suivi visant à lever ces incertitudes est à réaliser rapidement. Par ailleurs l’évaluation de la qualité et du niveau d’eau dans les piézomètres ainsi que le sens d’écoulement de la nappe doit être commentés dans le cadre de la transmission des résultats de surveillance.

Les investigations de novembre et décembre 2007 ont permis de :

- connaître l'état des sols au droit de l'usine ;

- vérifier l'absence d'une source de contamination aux solvants sous les bâtiments ;

- affiner le sens d'écoulement de la nappe ;

- évaluer l'état de qualité des eaux souterraines au droit des piézomètres provisoires.

La synthèse des campagnes de prélèvements d'eaux souterraines de 2002 à avril 2008 a permis de valider le sens d'écoulement de la nappe et de suivre l'évolution des contaminants au droit des 4 piézomètres.

Les hypothèses que ces investigations devaient permettre de valider ou d'invalider étaient les suivantes:

- hypothèse 1 : contamination des eaux de la Bièvre : les PZ aval étant situés à proximité directe de la Bièvre, il peut être envisagé que la contamination provienne de l'alimentation de la nappe d'eau souterraine directement par les eaux de la Bièvre ou par sa nappe d'accompagnement. En effet, à l'amont direct, des activités industrielles sont présentes,

- hypothèse 2 : contamination éloignée des sols à l'amont du site : même si aucune activité actuelle particulière utilisant des solvants chlorés n'a pu être répertoriée, l'hypothèse d'une contamination à l'amont du site doit être envisagée. En effet, en 2004, une contamination aux HC a été détectée sur le PZ amont PZ3. De plus, il n'existe pas de piézomètre amont direct du site par rapport aux piézomètres PZ1 et PZ4.

Les investigations de 2007 n'ont pas mis en évidence une source de contamination des sols en amont de PZ1 et PZ4. Le seul sondage qui montre une faible contamination aux COHV est le S31. Aucune analyse les gaz souterraines ne vient confirmer une éventuelle contamination des sols celle ci peut être attribuée à des contaminations par battement de nappe.

L'analyse des eaux au droit des piézomètres provisoires a montré :

- en PZ5 la présence de TCE,

- en PZ9 la présence de 111 TCA,

- en PZ7 la présence de divers COHV.

Ces nouvelles données ne permettent pas de valider les 2 hypothèses mais elles conduisent à d'autres interrogations.

Les résultats d'analyses de mars 2008 montrent :

- que le cadmium, apparu en 2006 sur PZ1, est non quantifiable en 2008,

- une diminution des teneurs en chrome,

- que suite à une augmentation du cuivre en 2007, il est non quantifiable en 2008,

- une regression des teneurs en zinc sur PZ1,

- la non mise en évidence d'hydrocarbures totaux,

- la diminution des teneurs en COHV.

Le BRGM a donné son avis sur la potentialité de pollution des eaux souterraines au droit du site FERCO en novembre 2008. Il indique que la nappe des grès du Trias inférieur (usage local eau potable) est peu exposée à la pollution de surface avérée compte tenu de la nature des couches géologiques la surmontant (50 à 100 mètres d'argiles peu perméables).

Les sources de pollution ne sont toujours pas identifiées et il a été demandé à l'exploitant, suite à la visite de novembre 2010, de :

- poursuivre la surveillance des eaux souterraines,

- transmettre des éléments de réponse relatifs aux hypothèses émises dans la dernière étude de 2008.

Les résultats d’analyses de l’année 2012 et du 1er trimestre 2013 montrent l’absence d’impact des installations de la société FERCO sur les eaux souterraines.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Réding, l'inventaire recense 6 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Réding.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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