Sols pollués

BLANC AERO TECHNOLOGIES

La pollution de ce site de Plérin fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000835801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommunePlérin
DépartementCôtes-d'Armor
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Jusqu'en mars 2007, les procédés mis en œuvre comprenaient des opérations de traitement de surface (par bichromatation et cadmiage). L'installation rejetait dans la rivière située à proximité, des eaux provenant de son atelier de traitement de surface, après passage dans la station de détoxication.

En janvier 1991, l'exploitant a amélioré sa station de détoxication par l’installation de résines échangeuses d'ions, lui permettant de respecter les valeurs seuils de rejets autorisés.

Du fait de l'activité et de l'ancienneté du site ainsi que de sa sensibilité hydraulique, un arrêté préfectoral complémentaire du 19 octobre 2000 prescrit la réalisation d'un diagnostic initial de pollution des sols et d'une évaluation simplifiée des risques (ESR).

L'ESR remise en novembre 2004 conclut :

1/ pour les gaz du sol : les mesures montrent la présence de composés photoionisables au niveau d'un sondage ;

2/ pour les sols :

- absence d'anomalies pour les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les benzène, toluène, éthylène, xylène (BTEX) ;

- présence d'hydrocarbures totaux (HCT) ;

- présence de composés organohalogénés volatils (COHV), particulièrement le tétra- et le tri- chloroéthylène, au droit des anciens bassins de décantation et d'absorption des eaux issues du traitement de surface (proche de Pz1) ;

- présence de certains composés métalliques dissous (baryum, chrome total, nickel, cuivre et plomb).

3/ pour les eaux souterraines de la nappe des alluvions du Gouët (voir implantation des piézomètres au §B) :

- absence de contamination par les HAP et BTEX ;

- présence d'HCT en aval hydraulique ;

- présence de COHV (cis 1,2 dichloroéthylène) en aval hydraulique ;

- présence de composés métalliques dissous (baryum, chrome, manganèse, nickel, l'aluminium).

4/ pour les eaux souterraines de la nappe profonde : présence d'HCT et de manganèse.

5/ pour les eaux superficielles : absence d'anomalies par les HCT, les COHV, les BTEX et les métaux.

Les sources de pollutions sur le site sont les suivantes : la zone des anciens bassins de décantation et d'absorption et la zone sud de l'usine.

Deux campagnes supplémentaires de mesures sur les eaux souterraines ont été réalisées en mars et juillet 2005 et ont mis en évidence la présence de COHV et de métaux.

Suite à ces conclusions, l'ESR a été réactualisée en novembre 2005 et a abouti à un classement du site en 2 (site à surveiller). Le programme analytique porte sur les paramètres : COHV, métaux, HCT, HAP.

Des actions à la source ont également été menées : réaménagement de l'atelier de traitement de surface, mise en rétention d'installations, etc.

Les mesures analytiques de 2002 à 2016 confirment la présence d'un impact sur les eaux souterraines pour :

- les COHV (chlorure de vinyle, 1,2-cis dichloroéthèlyne, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène) ;

- certains éléments métalliques (cadmium, nickel, voire manganèse) ;

- présence d'une phase flottante huileuse, localisée dans deux piézomètres (sur 8).

En août 2013, des écrémeurs passifs ont été mis en place dans les deux piézomètres présentant une phase flottante (Pz2 et Pz8). Le système d'écrémage passif es efficace si les écrémeurs sont changés régulièrement.

Des campagnes ponctuelles de mesures de la qualité des eaux superficielles sur la rivière du Gouët ont été réalisées (dernière campagne : août 2012). Elles montrent l’apparition ponctuelle de COHV (trichloroéthylène et 1,2 dichloroéthylène) à de faibles teneurs (proches de la limite de quantification analytique).

L'arrêté préfectoral complémentaire de fin 2017 prescrit à l'exploitant de proposer un plan de gestion relatif aux pollutions en COHV et en éléments traces métalliques constatées au niveau des zones sources de pollution et dans les eaux souterraines.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Plérin, l'inventaire recense 58 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Plérin.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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