SCIERIE LONCHAMPT (ex. Scierie LARESCHE)
La pollution de ce site de Mouthe fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000833901 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Mouthe |
| Département | Doubs |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les risques de pollution des sols propres à ce type d'établissement sont liés à l'emploi de produits antiparasitaires des bois dont certains peuvent être toxiques. La pollution peut être chronique (égouttage des bois) ou accidentelle.
A l'occasion d'une thèse de fin d'année d'un étudiant de l'ISTE (Institut des Sciences et des Techniques de l'Environnement) de l'Université de Franche-Comté, a été détectée une dégradation de la qualité de l'eau du cours supérieur du DOUBS.
Des prélèvements opérés par le Conseil Supérieur de la Pêche en 1993 et 1994 ont confirmé la présence de micropolluants dans le Doubs et attesté la présence de substances utilisées dans le traitement du bois, en particulier l'aldrine.
La responsabilité de la scierie Laresche est alors recherchée, avec l'ouverture d'une information judiciaire et suspension de l'action administrative en Avril 1994.
Par jugement du 31 décembre 1997 [personne non publiée] a été condamné civilement.
Par arrêté préfectoral du 4 décembre 1997 un diagnostic approfondi du site a été prescrit.
Les études classent le site dans la catégorie des sites à surveiller. Les analyses menées mettent en évidence :
- l'absence de pesticides dans le Doubs mais une dégradation biologique de ce dernier
- l'absence d'impact du site sur les ressources en eau potable situées à l'aval (Gellin, Les Grangettes, Montperreux).
- des teneurs dans les sols inférieures aux valeurs de constat d'impact
- un contexte hydrogéologique discontinu et irrégulier, laissant penser que la pollution est confinée dans les remblais sous-jacents au site.
Les dites études concluent donc à une extension géographique limitée de la pollution ne présentant pas de risque pour la gestion des ressources en eaux mais nécessitant toutefois la mise en œuvre de mesures appropriées permettant d'éviter toute propagation de la pollution et de surveiller l'efficacité du dispositif de suivi mis en place.
Par arrêté préfectoral du 21 janvier 1999 ont été prescrits:
1-l'aménagement du bac de trempage et des conditions d'égouttage des bois
2-le rabattement des eaux souterraines au droit de la zone polluée et leur prise en charge
3-la surveillance périodique des eaux souterraines et de surface
Les inspections diligentées le 19 juin 2001 et le 6 juin 2002 par la DRIRE ont permis de s'assurer de la conformité des installations aux dispositions édictées par les arrêtés préfectoraux qui la règlementent.
Les bilans dressés dans le cadre du suivi de l'impact du site sur son environnement concluent à l'efficacité des actions mises en œuvre et traduisent une amélioration des résultats d'analyses. Aussi une mise à jour des modalités de surveillance des eaux a été proposée à Monsieur le Préfet du Doubs et entérinée par arrêté préfectoral en date du 21 octobre 2002. Le confinement des eaux souterraines par pompage restant maintenu.
Les nouvelles modalités de surveillance sont calquées sur celles de l'arrêté ministériel du 3 août 2001 modifiant l'arrêté ministériel du 02/02/98 et concernent en particulier les activités de traitement de bois.
Une nouvelle pollution liée à un incident d'exploitation a été mise en évidence lors de la surveillance en 2003-2004. Les résultats de la surveillance en février 2004 montrent qu'elle tend à se résorber.
Un bilan des résultats de la surveillance réalisé en 2012 met en évidence :
- que la source de pollution au droit du site est toujours présente,
- que le système de pompage est globalement efficace en ce qui concerne les paramètres aldrine, cyperméthrine, pentachlorophénol et lindane (concentrations inférieures aux valeurs-seuil du SDAGE dans les piézomètres en limite de propriété), mais que son efficacité peut être améliorée en ce qui concerne le propiconazole et le tébuconazole
- des incertitudes fortes concernant le sens d'écoulement de la nappe (relations nappe-rivière jamais étudiées sur un cycle hydrologique complet).
L'arrêté préfectoral du 13 novembre 2012 prescrit en conséquence la poursuite de la surveillance, l'amélioration du suivi de l'efficacité du pompage, ainsi que la réalisation d'une étude hydrogéologique visant à confirmer la pertinence du réseau piézométrique en place.
Les analyses de juillet 2012 montrent une situation globalement stable, avec une efficacité du système de pompage pour les paramètres aldrine, cyperméthrine, pentachlorophénol et lindane (confinés sur site), mais des concentrations en propiconazole et tébuconazole supérieures aux valeurs-seuil du SDAGE en bordure du Doubs (aval du site).
Les dernières analyses d'étude hydrogéologique du 13 juin 2014 ont montré que la situation s'améliore :
- Un confinement efficace de la pollution pour les paramètres aldrine, cyperméthrine, pentachlorophénol et lindane depuis 2012. La résorption progressive n'indiquent plus qu'une pollution résiduelle.
- Une récupération par pompage plus efficace de la pollution organoazotée, les teneurs étant décroissantes. Mais la présence du propiconazole, tébuconazole et de la cypermétrine encore extraits à forte concentration en pz3.
Cependant, les éléments suivants sont absents de l'étude :
- un diagnostic du réseau et du programme de surveillance de la qualité des eaux souterraines
- l'implantation d'un point de surveillance témoin en amont du site
- toute autre évolution nécessaire à la surveillance optimale de la pollution.
Donc il est nécessaire de poursuivre les pompages de confinement et de favoriser les aménagements permettant de limiter les apports d'eau dans les remblais jusqu'à résorption complète de la source de pollution.
Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Mouthe, l'inventaire recense 21 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Mouthe.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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