DEPOT DE GENNES
La pollution de ce site de Gennes fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000829801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Gennes |
| Département | Doubs |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les principaux risques de pollution du sol et des eaux souterraines présentés par ce dépôt de pétrole brut proviennent des possibilités de rejets chroniques ou accidentels de pétrole.
La surverse de la réserve incendie constitue le seul exutoire pour les effluents traités du dépôt. Le dépôt se situe à l'intérieur du bassin d'alimentation de la source d'ARCIER qui constitue l'une des principales ressources en eau potable de la Ville de BESANCON.
Une étude hydrogéologique réalisée par le BRGM en 1992 concluait au développement, dans la zone du dépôt, d'une nappe superficielle dont ni le niveau, ni le battement n'étaient connus. Par ailleurs, les directions de circulation n'étant pas définies, une éventuelle pollution de nappe pourrait menacer également les sources de SAONE et NANCRAY.
A la demande de la DRIRE, une étude simplifiée des risques de pollution a été conduite par l'exploitant. L'étude historique met en évidence deux incidents résultant d'une perte de confinement, en septembre 1971, dont seul le deuxième a été à l'origine d'une pollution de sol. Les terres polluées ont été à l'époque prises en charge et stockées dans une cuvette de rétention libre de réservoir. L'étude remise classait le site dans la catégorie nécessitant un suivi de l'impact dans le temps.
Un traitement sur site par "venting" de ces terres polluées a été réalisé en 2007 sur une durée de 5 mois. Elles présentaient après traitement des teneurs en hydrocarbures totaux supérieures au seuil admissible pour un acheminement dans une installation de stockage de déchets inertes. Stockées jusqu'en 2011 dans la cuvette de rétention précitée, les 1200 tonnes correspondantes ont été évacuées fin 2011 vers un centre de traitement agréé.
A la demande de la DREAL, l’exploitant a été invité à apporter des précisions sur l’étude de décembre 2011 relative à l’impact éventuel (sur le sous-sol et les eaux souterraines) des terres constituant les berges de la seconde réserve d'eau incendie.
A la demande de la DREAL, l'exploitant a recueilli en 2011 et 2012 l'avis complémentaire d'un hydrogéologue sur la représentativité du réseau de surveillance de la qualité des eaux souterraines au droit du dépôt, en vue notamment de préciser leur sens d'écoulement. Il en ressort, au droit du plateau SAONE-NANCRAY, la présence de deux aquifères, séparés par un niveau peu perméable de marnes bleues. La réalisation, respectivement en 2011 et 2012, au droit du dépôt, de forages (l'un avec venue d'eau retenu comme 4° ouvrage de contrôle et deux autres restés secs qui ont été rebouchés) et d'investigations géophysiques par tomographie électrique, a conduit à identifier trois doublets de failles (dont deux au droit de l'emprise du dépôt), formant trois fossés de décrochement des formations marneuses; la nappe contenue dans l'aquifère supérieur au droit du dépôt s'écoule en direction du Sud/Sud-Est, une partie de ces eaux (celle au droit des 4 réservoirs) étant drainée par un faisceau de failles, l'autre partie (celle au droit du reste de l'emprise du dépôt) par un autre faisceau de failles.
Au vu de ce contexte hydrogéologique et à la demande de la DREAL, l'exploitant doit définir une stratégie de détection d'une pollution accidentelle des eaux souterraines générée par son activité et d'intervention dans un tel cas.
Les relevés semestriels opérés sur les trois (quatre à partir de septembre 2011) ouvrages de surveillance mis en place depuis 1998, ne mettent pas en évidence d'impact du site sur les eaux souterraines.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Gennes, l'inventaire recense 8 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Gennes.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.