Sols pollués

Leroy Somer - Usine de Champniers

La pollution de ce site de Champniers fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000828801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneChampniers
DépartementCharente
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre du dossier de cessation d’activités, l’exploitant a transmis le rapport "Investigations environnementales" daté du 27 février 2012. Les analyses ont porté sur les paramètres métaux, cyanures, sur les HCT, les CAV, les HAP, les COHV et les PCB. Les investigations, ont consisté en la réalisation de 14 sondages forés jusqu’au substratum calcaire (profondeurs variant de 1 m à 4 m) et de 3 piézomètres installés à des profondeurs de 8,5 m à 11,5 m.

Il a été mis en évidence, dans les sols : un impact local en métaux (teneurs en cadmium et zinc respectivement de 110 et 270 mg/kg) au droit de l’ancienne zone de traitements de surfaces au cadmium, sous la dalle béton ; des impacts en HCT au droit de l’aire de lavage / stockage de copeaux métalliques, sous la dalle béton (maximum de 1 400 mg/kg) à proximité de la zone de stockage de déchets, sous la dalle béton (maximum de 13 000 mg/kg), au droit de l’aire de sciage des métaux, sous la dalle béton (maximum de 1 200 mg/kg). Les impacts en HCT se caractérisent par une fraction très majoritaire de type C16-C40, non volatile.

Les eaux souterraines s’écoulent en direction du nord. Parmi les paramètres analysés, les teneurs en nickel (26µg/l en aval du site), et Cadmium (8,3 µg/l en aval du site), sont légèrement au-dessus des seuils, respectivement de 20 et 5 µg/l définis par l’arrêté du 11 janvier 2007 et dans la circulaire du 23 octobre 2012 relative à l’application de l’arrêté du 17 décembre 2008 établissant les critères d’évaluation et les modalités de détermination de l’état des eaux souterraines, dans le cadre de la DCE (directive cadre européenne sur l'eau).

Suite aux diagnostics réalisés, une réhabilitation du site a été engagée. Les rapports travaux de retrait de la cuve enterrée de stockage d’huiles usagées de février 2012 et travaux de réhabilitation de juin 2014 ont été transmis à l'Inspection.

Les travaux de retrait de la cuve de stockage des huiles ont été réalisés en août 2011. Environ 30 tonnes de sols impactés par des hydrocarbures ont été extraites autour de la cuve et éliminées hors site dans un biocentre agréé. L’excavation de sols contaminés résiduels (maximum de 31 900 mg/kg d’HCT subsistant ponctuellement en fond de fouille) n’a pas pu être effectuée en raison de limites techniques liées à la stabilité des terrains (proximité d’un bâtiment et d’une canalisation enterrée d’eaux pluviales). La fouille a été remblayée par des matériaux propres qui ont été compactées avant installation d’une bâche au toit des matériaux. En octobre 2013, un revêtement bitumineux a été mis en place au droit de cette zone afin d’empêcher l’infiltration des eaux météoriques.

Les travaux d’excavation de la zone de stockage de déchets ont été menés au cours du dernier trimestre 2013. Près de 31 tonnes de terres ont été évacuées hors site. Les analyses en bord de fouille ont montré un impact ponctuel résiduel en HCT (41 000 mg/kg). Ces sols ont été laissés en place afin de maintenir la stabilité technique du bâtiment. Après compactage des matériaux de remblaiement, une dalle béton a été coulée en surface.

Les calculs de l’analyse des risques sanitaires résiduels (ARR), basés sur une voie d’exposition de type inhalation, ont abouti à un "Quotient de danger" (QD), dix fois plus faible que la valeur de référence fixée à 1.

Les piézomètres ont été rebouchés par une société spécialisée le 17 mars 2014.

Les pollutions résiduelles décrites précédemment nécessitent la mise en place de "restrictions d'usage" afin d'assurer la conservation et la mise à disposition de l'information sans limite de temps, et d'encadrer les usages et les éventuels travaux de maintenance. Les servitudes d'utilité publique sont à privilégier, elles seront annexées aux documents d'urbanisme et publiées au Service de la publicité foncière. Un dossier de demande d'institution de servitudes d'utilité publique a été établi en juillet 2015 par la société LEROY SOMER et transmis par courrier le 31 juillet 2015 à la Préfecture de Charente. Les servitudes d’utilité publique concernent la parcelle cadastrale n° 601 de la section BH de la commune de Champniers (16). Son usage ne peut être qu'industriel.

Le projet d’arrêté préfectoral instituant les servitudes a été soumis par courrier du 10 mars 2016 à l’avis du propriétaire et du conseil municipal de Champniers. Bien qu’aucune disposition réglementaire ne l’impose, les avis de la DDT et de l'ARS ont également été sollicités. Le conseil municipal de Champniers, la DDT, l'ARS ont émis un avis favorable au projet d’arrêté préfectoral. La société LEROY SOMER a transmis un courrier daté du 16 mars 2016 afin de proposer des modifications relatives à l'identification du propriétaire portée sur le projet d’arrêté préfectoral. Le passage en CODERST a eu lieu le jeudi 8 septembre 2016 (demande de complément de la part de l'ARS pour l'AP de SUP).

L'Arrêté Préfectoral complété, instituant des servitudes d'utilité public (AP de SUP), a été signé le 28/10/2016.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Champniers, l'inventaire recense 50 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Champniers.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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