Sols pollués

STATION SERVICE LECLERC

La pollution de ce site de Geispolsheim fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000819401
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneGeispolsheim
DépartementBas-Rhin
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

La mise en place du réseau de surveillance piézométrique a permis de découvrir le 4/12/98 la pollution de la nappe. Une étude plus approfondie remise en juin 1999 suite à la prescription de l'AP du 5/02/99 a confirmé la pollution des eaux souterraines qui s'étend jusqu'à 25 mètres en aval et montré qu'il y avait également une pollution des sols, localisée dans un rayon de 5 mètres autour de la source.

Les teneurs étaient de 4600mg/kg d'HC et 200µg/kg de BTEX dans les sols, et de 30mg/l d'HC et 30mg/l de BTEX dans les eaux souterraines.

Un traitement par air sparging et venting a débuté le 2/11/99, conformément à l'AP du 6/10/99. Le premier rapport après 3 mois de dépollution a montré une nette décroissance de la concentration en BTEX, celle des HC étant moins perceptible (16,8mg/l d'HC, 225µg/l de benzène et 10770µg/l de xylène, au 24/03/00).

Suite à la présentation des résultats par l'exploitant le 07/02/2001, le traitement a été arrêté. Une surveillance des eaux, ainsi que la partie enterrée du dispositif de dépollution, sont maintenues sur le site.

Les analyses de juillet 2001 ont fait ressortir dans le piézomètre 2 des valeurs non satisfaisantes par rapport aux objectifs de dépollution fixés avant le traitement de la pollution. La reprise des travaux de dépollution par venting et air sparging , envisagée un certain moment, n'a pas été faite.

Un diagnostic complémentaire comportant de nouvelles investigations sur le sol et les eaux souterraines a été réalisé fin juin 2002. Il a été décidé de poursuivre la surveillance des eaux souterraines déjà effectuée sur 3 piézomètres et de l'étendre à 2 piézomètres aval.

En 2003, les paramètres analysés présentent sur les piézos les plus proches de la station des variations fortement influencées par le niveau de la nappe. Une campagne complète d'analyses a été effectuée en décembre 2004, avec tracé de courbes d'iso-pH, iso-conductivité, iso-O2, iso-potentiel Rédox, iso-concentration en hct, benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes totaux.La pollution reste cantonée au droit du site.

Un arrêté complémentaire a été signé le 06/06/06 pour fixer le mode de traitement retenu (hyperoxydation par oxygène sous pression). Les résultats du 03/10/06 montrent que la pollution reste délimitée sur deux parties restreintes de la station.

Une nouvelle pollution au droit de la station a été détectée en mars 2007 : ainsi, près de 246,26 tonnes de terres polluées et de 19,4 m3 de mélange "eau et flottant" ont été retirés pour traitement. La canalisation gasoil entre les deux postes de distribution "poids lourds", à l'origine de cette pollution a été remplacée.

Les résultats d'analyse de juillet 2007 confirment que la pollution totale reste confinée sur deux parties de la station.

Une fuite de canalisation a été détectée début mars 2009 à proximité de l'aire de dépotage de la station-service. Des investigations sur les sols et les eaux souterraines ont mises en évidence une pollution des sols au droit de la zone de fuite et des eaux souterraines à l'aval de l'aire de dépotage en hydrocarbures et BTEX.

Entre le 9 et 24 juin 2009, l'exploitant a fait réaliser des travaux de dépollution des sols (excavation en biocentre de 408 tonnes de terres polluées et 9,9 tonnes de mélange "eau et flottant" pompées et éliminées) et de réfection de l'aire de dépotage. Suite à ces travaux, le suivi de la qualité des eaux souterraines est maintenu.

L'exploitant a déclaré le 3 mai 2012 un incident observé au droit de la station-service suite à une opération de mesures de débit des prises d'incendies branchées sur des puits. Lors des essais effectués sur le puits localisé au droit de la station-service, il s'est avéré que les eaux pompées étaient impactées en hydrocarbures (impacts visuels et olfactifs). Aucune autre anomalie n'a été observée sur les autres puits localisés sur le centre commercial. L'exploitant s'est engagé à entreprendre la réalisation d'une campagne complète de contrôle de la qualité des eaux souterraines sur les ouvrages existants au droit et en aval (supposé) de la station-service et du puits incendie impacté.

Dans le cadre des objectifs 2012 de la DREAL sur la thématique « eaux souterraines », un contrôle sur pièces des résultats des analyses d'autosurveillance a été effectué en novembre 2012. Les résultats d'analyses des campagnes de 2011 et de la campagne du 21 février 2012 mettent en évidence la présence d'anomalie pour les paramètres hydrocarbures totaux , xylènes totaux, benzène et éthylbenzène au droit des piézomètres Pz1 et Pz2 (sur Pz5 pour le benzène).

Aussi, au regard des constats effectués par l'Inspection qui confirme les informations fournies par l'exploitant par courrier du 3 mai 2012, et au vu des enjeux liés à la protection de la nappe phréatique sous-jacente, les prescriptions encadrant l’autosurveillance des eaux souterraines au droit de l'installation ont été revues et fixées par arrêté complémentaire datant du 23 avril 2013.

Le présent projet d'arrêté complémentaire fixe successivement :

-la mise en place du réseau de prélèvement,

-la formalisation de la surveillance à une périodicité trimestrielle,

-la liste des substances à rechercher,

-la formalisation de la transmission de l'autosurveillance.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Geispolsheim, l'inventaire recense 67 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Geispolsheim.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.