Sols pollués

Usine SANDVIK PRECITUBE

La pollution de ce site de Chârost fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000815501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneChârost
DépartementCher
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre du rachat de PRECITUBE par SANDVIK, des investigations au niveau du sous-sol ont été réalisées entre 1995 et 1998. 3 piézomètres, dont deux à l'extérieur du site, ont été mis en place. Les résultats des analyses ont mis en évidence :

- la présence de solvants chlorés et d'hydrocarbures dans les sols.

- une contamination de la nappe s'écoulant à l'aplomb du site par des hydrocarbures et des composés organo-halogénés volatils (COHV),

- l'absence d'impact de cette pollution sur l'alimentation en eau potable de la commune.

Deux sources principales de pollution ont été trouvées :

- la zone de la cuve de décantation et du puits d'infiltration pour le trichloroéthylène,

- la zone de l'ancienne cuve de stockage de fuel pour les hydrocarbures.

Un écrémage de la nappe a été mis en place en 1997.

En 1998, l'industriel a proposé des techniques de traitement. Les objectifs de dépollution, ainsi que la réalisation d'un contrôle semestriel de la qualité des eaux souterraines, ont été imposés par arrêté préfectoral du 9 janvier 2001.

Des travaux de décontamination des eaux et des sols ont été engagés début 1999 par stripping et par venting, l'écrémage des hydrocarbures flottants dans les piézomètres est poursuivi. La pollution des eaux et des sols a baissé régulièrement entre 1999 et 2004. 2556 kg de COHV ont été extraits, 409 litres d'hydrocarbures flottants ont été récupéré. Les teneurs en COHV ont diminué de 70 à 99 % selon les points de mesure.

Il s’est avéré que depuis août 2001, les objectifs de depollution des eaux sur le piézomètre en aval du site ont été atteints, hormis une anomalie en juillet 2003 en trichloréthylène. En revanche les valeurs sont dépassées sur certains piézomètres à l'intérieur du site pour les hydrocarbures totaux et le trichloroéthylène. Par ailleurs le traitement a atteint ses limites d'efficacité en 2004 et a donc été démantelé.

Suite à ce traitement, une évaluation simplifiée des risques a été menée sur le site et rendue en mars 2006. Elle concluait à la nécessité de poursuivre le suivi des eaux souterraines.

Après l'arrêt du traitement, les teneurs en hydrocarbures dans les eaux souterraines ont augmenté jusqu'à fin 2007. Les teneurs en tétrachloroéthylène ont diminué entre 2006 et 2008. Les concentrations en dichloroéthylène se sont stabilisées à partir de 2006 à une valeur supérieure à la valeur guide définie par l'OMS pour l'eau potable. Pour le chlorure de vinyle, les valeurs demeurent au dessus de la concentration limite définie dans l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine.

L'arrêté de janvier 2001 est abrogé par l'arrêté du 5 mars 2008 qui encadre la surveillance des eaux souterraines.

En octobre 2008, une interprétation de l'état des milieux, exigée par l'arrêté préfectoral complémentaire n°2008.1.162 du 5 mars 2008, a été réalisée. Elle préconise la mise en place de 4 nouveaux piézomètres et la mesure de paramètres chimiques supplémentaires lors des analyses des eaux souterraines.

Les piézomètres ont été réalisés en 2009.

Une étude, sur les risques sanitaires encourus par les riverains vis à vis des composés volatils mis en évidence dans les eaux souterraines, a été remise en novembre 2010. Les prélèvements montrent de très faibles concentrations en composés volatils, induisant des niveaux de risques pour les riverains acceptables. L'étude conclue que les impacts liés à l'activité du site sont compatibles avec les usages existants en aval hydrogéologique du site.

Les concentrations en solvants chlorés et en hydrocarbures dans les eaux souterraines sont stables. Le suivis de la qualité des eaux souterraines se poursuit.

Le 6 juillet 2012, a été signé par le préfet un l'APC n° 2012-DDCSPP-134, relatif à la surveillance pérenne des rejets de substances dangereuses dans le milieu aquatique. Il est notamment question de mesure sur les concentration en Chrome, Nickel et leurs composé avec une fréquence trimestriel.

Le 23 novembre 2016, un APC est pris afin de renforcer le réseaux de surveillance des eaux souterraines.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Chârost, l'inventaire recense 4 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Chârost.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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