GAZECHIM
La pollution de ce site de Villenave-d'Ornon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000814701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Villenave-d'Ornon |
| Département | Gironde |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
1 - DIAGNOSTIC
Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l'origine d'une pollution potentielle du sol et du sous-sol, l'arrêté préfectoral du 24/04/1998 prescrit le diagnostic initial et l'Évaluation Simplifiée des Risques (ESR) avec les échéances du 01/06/1998 pour l’Étape A et du 01/09/1998 pour l’Étape B et l'évaluation simplifiée des risques.
Le diagnostic a révélé la présence de solvants chlorés, notamment le trichloréthylène, dans les sols et la nappe. L'ESR a classé le site en 1, nécessitant des investigations supplémentaires. L'arrêté préfectoral du 25/09/1998 prescrit le diagnostic approfondi et l'évaluation détaillée des risques.
Cette étude, réalisée en Mars 1999, démontre que le panache de pollution migre hors du site dans la nappe superficielle en direction de la Garonne. Des usages de cette eau existent dans cette direction (puits privés, gravière, etc.). La zone définie comme étant à risque « inacceptable » s'étend sur plusieurs centaines de mètres en dehors de l'emprise du site. Une zone de sécurité de 2,6 km2 a été évaluée dans laquelle l'usage de l'eau de nappe serait interdit.
Depuis 2002, la pollution est stabilisée mais demeure importante. Le 17/12/2008, l'inspection des installations classées demande à l'exploitant de proposer les mesures destinées à supprimer la source de pollution de la nappe. Le 02/03/2009, l'exploitant propose de mettre au point le plan de gestion en réalisant :
- une mise à jour du bilan quadriennal incluant les nouvelles concentrations mesurées en chlorure de vinyle ;
- l’intégration des paramètres retirés de la surveillance (dont TCE) ;
- un bilan des connaissances relatives au site (géologie, etc.) ;
- un paragraphe sur l’évolution des concentrations avec la mise en évidence de la dégradation naturelle du TCE au niveau du site (Pz15) ;
- un schéma conceptuel initial ;
- un inventaire des techniques de dépollution ;
- un tableau présentant le bilan coûts/avantage avec les limites d’application.
Le 06/05/2009, la DRIRE demande à l'exploitant que le choix des techniques de dépollution de la nappe et de suppression de la source de pollution résiduelle devra être fait dans le délai de trois mois. Le 02/10/2009, l'exploitant s'engage à réaliser le diagnostic complémentaire sur le site et à proposer son plan de gestion avant le 15/01/2010. Dans ce but des campagnes complémentaires sont réalisées de Mars à Septembre 2010.
Les campagnes de suivi et d'analyses complémentaires menées de Mars à Septembre 2010 mettent en évidence une pollution résiduelle des sols en PCE sur les sondages situés hors des anciennes activités de reconditionnement. Des COHV en phase libre sous formes de gouttelettes ont été quantifiés dans les eaux souterraines.
Le 23/12/2010, l'exploitant informe la DREAL que, suite à l’ensemble des investigations réalisées en 2010, le plan de gestion sera révisé par la société AMDE en Janvier 2011.
2 - TRAVAUX
L'arrêté préfectoral du 01/03/2000 prescrit la suppression de la source, la surveillance de la nappe et la mise en place de restrictions d'usage. L'exploitant fourni le programme de dépollution consistant à traiter les sols non saturés par la technique du « venting » et le traitement sur charbon actif.
En Septembre 2001, la campagne d'analyse montre l'efficacité du système. Les analyses d'eau au niveau de la source montrent une forte réduction des concentrations en trichloréthylène. L'arrêt du traitement est alors décidé le 20/02/2002.
En Mars, Avril et Juin 2010, il est procédé à une nouvelle campagne de sondages. Elle met en évidence des teneurs en PCE pouvant atteindre 100 mg/kg (à - 7 m) de matières sèches en S5 (auvent de stockage gaz du froid). Le plan de gestion relatif à la pollution des eaux souterraines et des sols est proposé par AMDE le 13/04/2011.
L'arrêté préfectoral du 16/11/2011 prescrit les mesures suivantes sous trois mois :
- proposition technique de suppression du transfert hors site (barrière hydraulique,...),
- délimitation et proposition technique de traitement de la pollution des sols,
- usages des milieux extérieurs au site, analyse du risque (IEM).
Ces documents sont transmis le 19/04/2012. L'exploitant propose comme technique de suppression du transfert hors site la mise en place d'une barrière hydraulique.
Le projet d'arrêté proposé en janvier 2013 prévoyait :
- la suppression du transfert de la pollution hors site par la mise en place d'une barrière hydraulique,
- l'excavation de sols pollués le long d'une ancienne rigole et dans le massif encaissant des réseaux d'éclairage,
- l'identification et le traitement des sols impactés par des alcanes (.............),
- surveillance trimestrielles des eaux souterraines,
- surveillance périodique de la qualité de l'air extérieur et intérieur du Centre d’Accueil pour les Demandeurs d’Asile (CADA),
3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
L'arrêté préfectoral du 01/03/2000 prescrit la surveillance de la nappe. La surveillance de la nappe en aval du site montre une décroissance des traceurs de la pollution qui, en certains points, demeure supérieurs aux valeurs de risque définies dans l'évaluation détaillée des risques. La probabilité d'impact sur les eaux superficielles (ruisseau l'Eau Blanche) n'étant pas nulle, il est décidé d'ajouter deux points de mesures (plan d'eau d'une ancienne gravière et ruisseau aval).
L'arrêté préfectoral du 21/10/2002 prescrit désormais la surveillance des eaux souterraines sur sept piézomètres (analyses semestrielle des composés chlorés). La dernière campagne de Janvier 2002 montre la persistance d'une contamination en perchloréthylène au niveau de deux piézomètres à l'aval du site. Le suivi de la qualité des eaux souterraines est réactivé suite aux prescriptions de l'Arrêté Préfectoral Complémentaire (APC) du 16/11/2011. Le suivi réalisé à cet effet de 2002 à 2009 a montré que, bien que stabilisée, la pollution demeurait importante. Des dépassements en PCE (tétrachloroéthylène) par rapport aux limites de qualité de l'eau potable en aval hydraulique étaient régulièrement observés. Ainsi, la campagne de Janvier 2012 confirme un impact significatif sur le site, essentiellement en PCE. Une faible biodégradation est toutefois observée.
Voir résultats page 6.
4 - RESTRICTION D'USAGES
La restriction d'usage de la nappe (alimentaire, arrosage de potagers...) a été prescrite par l'arrêté municipal du 31/10/2002.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Villenave-d'Ornon, l'inventaire recense 37 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 sites en instruction. Voir la page de Villenave-d'Ornon.
- SHELL Station-service — site dont la pollution est instruite par l'État
- ATOMLAC — site dont la pollution est instruite par l'État
- SHELL - SA SOCOVI — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
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Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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