Sols pollués

LYONNET

La pollution de ce site de Saint-Médard-d'Eyrans fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000814601
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Médard-d'Eyrans
DépartementGironde
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - DIAGNOSTIC

Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l'origine d'une pollution potentielle du sol et du sous-sol, le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques (ESR) sont prescrits par l'arrêté préfectoral du 05/11/1998

L'ESR remise en décembre 1999 classe le site en 2 "à surveiller" pour l'état et l'usage du moment.

L'étude de sol met en évidence, dans les eaux ou les sols, la présence d'Arsenic, de Chrome et de Cuivre à des concentrations supérieures aux valeurs de constat d'impact. L'origine est l'absence d'étanchéité de la rétention en béton de l'atelier de traitement des bois. Les travaux de changement de cuvette de rétention sont réalisés en 2000.

L'étude de sol complémentaire de la zone de créosotage, remise en juin 2002, met en évidence la présence de créosote dans les sols et dans la nappe.

L'ESR complétée maintient toutefois le classement en 2 des sites à surveiller, du fait notamment du maintien de l'usage industriel du site et de l'absence d'usage recensé de la nappe hors du site.

Aucun impact n'est observé sur les eaux superficielles des ruisseaux "Le Milan" et "Le Cordon d'Or".

2 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

Ce site était soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence à la rubrique 2415 de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement(traitement du bois)

La surveillance semestrielle de la nappe est prescrite par l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2004 par 5 piézomètres et l'analyse des paramètres Arsenic, Cuivre, Chrome total, Chrome hexavalent et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

La campagne du 16 décembre 2004 montre la présence de chrome total à des valeurs supérieures à la valeur de constat d'impact (VCI) pour un usage non sensible (eaux brutes destinées à la consommation humaine), à proximité immédiate de la zone de traitement des bois.

La nappe est contaminée par les hydrocarbures aromatiques polycycliques, marqueurs de la créosote, à l'emplacement de l'ancienne zone de traitement.

La campagne du 7 décembre 2005 montre une baisse globale des concentrations mais des teneurs supérieures aux valeurs de référence des eaux brutes pour la consommation humaine sont relevées pour le chrome en PZ6 et les HAP en PZC.

La campagne effectuée le 08 mars 2011, a permis de noter :

- une forte odeur caractéristique de naphtalène à l’aplomb de PZ1 ;

- la présence de métaux lourds (Arsenic, Cuivre, Chrome total et Chrome VI) à des teneurs supérieures aux valeurs seuils réglementaires de potabilités;

- l’absence de pollution significative par les Phénols ;

- la présence d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques totaux à une teneur supérieure au seuil de détection analytique au droit de l’ouvrage PZC.

La campagne effectuée le 22 septembre 2011, a permis de noter :

- l’absence de contamination en métaux lourds (As, Cu, Cr, CrVI) pour l’ouvrage PZ3 ;

- l’absence de contamination par les phénols et les HAP au droit de l’ouvrage PZA ;

- l’absence d’eau dans les ouvrages PZ4 et PZC ne permettant pas la réalisation d’analyses.

La campagne du 30 mai 2012 montre que les teneurs en arsenic, chrome total, chrome VI et cuivre sont, lorsqu'elles sont détectées, inférieures aux valeurs limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine. En revanche, une teneur en HAP (notamment en benzo(a)pyrène) supérieure à cette référence dans le PZC. Un développement racinaire est également à noter au droit du PZ6.

La campagne du 22 octobre 2012 montre que :

=> les teneurs en chrome total, chrome VI et cuivre sont, lorsqu'elles sont détectées, inférieures aux valeurs limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine,

=> le comblement d'un ouvrage (PZ4) par des racines,

=> un impact des eaux souterraines par des composés organiques (phénol et HAP) au droit des piézomètres PZA et PZC.

Un bilan de la surveillance et un complément de diagnostic sont à envisager, et ce dans l'optique de supprimer les sources potentielles de pollution ou la maîtrise de leur transfert.

La campagne effectuée le 29 avril 2013, a permis de noter :

- l’absence de contamination en métaux lourds (Cu, Cr et CrVI) pour les ouvrages PZ3, PZ4 et PZ6 ;

- la présence d’une contamination par les HAP au droit de PZA;

- la régression de la contamination par les composés organiques (Indice Phénol et HAP) au droit de PZC.

Lors de la campagne de décembre 2013, la qualité géochimique des eaux souterraines s’écoulant au droit de la zone est satisfaisante sur l'ensemble des paramètres recherchés, hormis un léger dépassement en As au niveau de l’ouvrage Pz6 (12 ug/l pour une valeur seuil de 10 ug/l).

Les campagnes de 2014 à 2016 comprenaient l’analyse de l’ensemble des paramètres sur l’ensemble des

ouvrages. La société LYONNET a souhaité revenir en 2017 aux demandes de l’arrêté préfectoral initial de

décembre 2004, soit uniquement l’analyse des métaux sur les ouvrages PZ3, PZ4 et PZ6, et l’indice phénol

ainsi que les HAP sur les ouvrages PZA et PZC.

Lors de la campagne d'avril 2018, une dégradation de la qualité des eaux souterraines est notée, notamment au niveau des ouvrages PZC et PZA, où des impacts en HAP sont de nouveau mesurés. Une amélioration est

néanmoins observée vis-à-vis de la précédente campagne. Un impact en arsenic a également été identifié au droit de l’ouvrage PZ6.

La présence de ces fluctuations et les dépassements ponctuels au cours du temps nécessitent le maintien

d’un contrôle régulier des eaux souterraines.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Médard-d'Eyrans, l'inventaire recense 7 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Saint-Médard-d'Eyrans.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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