TANNERIE DE BARJOLS
La pollution de ce site de Barjols fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000788101 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Barjols |
| Département | Var |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les produits présents dans la centaine de fûts étaient destinés à leur usage en tannerie (produits chromés notamment). Ils sont tous situés dans des bâtiments couverts. Hormis malveillance, il n'y a pas de risque immédiat de pollution par épanchement en dehors des bâtiments.
Le propriétaire actuel a acquis les lieux aux enchères publiques lors de la liquidation de bien de la société exploitant la tannerie (17 août 1985). L'AP du 8 novembre 1993 a prescrit au propriétaire responsable du site de procéder à l'évaluation des produits présents puis à faire procéder à leur destruction en centres spécialisés. Faute de suite donnée, l'AP du 14 septembre 1994 a mis en demeure le propriétaire de respecter les prescriptions de l'AP de 1993. Faute de s'y conformer, le propriétaire s'est vu consigner par AP du 11 septembre 1995 une somme de 300 000 F. La Trésorerie Générale a émis un acte de réception de cette somme le 12 décembre 1997. Entre temps, le responsable a essentiellement mené une action en contentieux devant les juridictions administratives ; les jugements du TA de Nice puis de la Cour Administrive d'Appel de Lyon (10 juin 1997) ont confirmé les AP du Préfet du Var. Ce denier jugement a fait ,depuis, jurisprudence en la matière.
A la suite d'un deuxième PV (22 décembre 1999) de relevé d'infraction, le Parquet de Draguignan a engagé en mai 2000, en liaison avc la Préfecture et la DRIRE, une action auprès du propriétaire, l'incitant fermement à obtempérer et à faire procéder aux travaux d'enlèvement et de traitement des déchets dans le cadre de la consignation (restituable au fur et à mesure de l'avancée des travaux ).
Après caractérisation analytique des déchets réalisée à la demande de la DRIRE au début de l'été 2000, le propriétaire avait accepté d'assurer l'élimination des déchets. L'évolution de cette opération est suivie par la DRIRE et le Parquet de Draguignan. Aucune action n'ayant été effectuée, le préfet a ressaisi le parquet (juin 2002) de l'inaction du propriétaire. L'affaire a été appelée à l'audience du Tribunal de Grande Instance au 28 novembre 2002 et le propriétaire condamné; il a fait appel.
La Trésorerie Générale a fait savoir à la préfecture que la somme consignée pour opérations d'évacuation et de traitement des déchets pouvait être directement versée au professionnel du déchet chargé de cette question.
Lors d'une réunion de coordination tenue en préfecture (début 2004), il a été convenu de demander 3 nouveaux devis d'intervention à 3 professionnels du déchets afin de rafraîchir les données de coût d'intervention et vérifier la bonne compatibilité du montant avec la somme antérieurement consignée. Les réponses ont été reçues et transmises par la DRIRE à la Préfecture qui devait organiser la mise en place des crédits de paiement correspondants. La situation est ensuite restée en l'état.
Les produits étant stockés dans des contenants à l'intérieur de bâtiments sous abri et à l’écart de la nappe, il n'y a pas lieu de procéder à un suivi piézométrique. La dégradation de la toiture observée en 2013 , laisse craindre des infiltrations d'eau dans la zone de stockage des déchets. En conséquence, l'inspection des installations classées a demandé une intervention de l'ADEME pour évacuer les déchets, puisque le montant d'environ 45000 euros consigné auprès de la Trésorerie Générale ne couvre pas la totalité des coûts d'évacuation. Le chiffrage des opérations a été estimé à 80 000 euros.
L'intervention de l'ADEME s'est déroulée du 23 novembre au 21 décembre 2015. Elle a consisté:
- à l'enlèvement des déchets,
- au nettoyage et dégazage de 3 cuves présentes dans les bâtiments,
- au nettoyage, décolmatage et curage du bassin d'effluents chromiques,
- au curage et nettoyage manuel des zones d'intervention.
La quantité totale de déchets dangereux évacués depuis les anciennes tanneries de Barjorls vers des filières dédiées est de 47.05 tonnes.
L'ADEME a déclaré dans son compte-rendu d'intervention de juillet 2016 que le coût total des travaux s'est élevé à 122.711,19€.
Les déchets évacués étaient entreposés sur des planchers béton. Il n'y a pas de suspicion de pollution de sol à ce stade. Tout changement d'usage nécessitant une autorisation de construire devra respecter les préconisations de l'article L556-1 du code de l'environnement (fourniture dans la demande de permis d'une attestation d'un bureau d'étude certifié justifiant que l'état des sols est compatible avec l'usage prévu, ou que les mesures de gestions prévues permettront d'établir cette compatibilité).
Les terrains sont devenus, pour leur majeure partie, propriété de l'établissement public Foncier PACA depuis décembre 2016. Le reste appartient désormais à la ville de Barjols et à [personne non publiée] née VILLETTE.
L'arrêté du 27 mars 2017 indique que la somme de 45.734,71€ consignée pour l'exécution des travaux de dépollution est reversée à l'ADEME pour le remboursement partiel des fonds engagés.
Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Barjols, l'inventaire recense 33 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Barjols.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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