Sols pollués

ANCIENNE DECHARGE KELLER

La pollution de ce site de Saint-Aubin-en-Bray fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000784701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Aubin-en-Bray
DépartementOise
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Au cours de l'été 1992, le Préfet de l'OISE a été informé de l'existence d'un dépôt de déchets industriels sur le territoire communal de ST AUBIN en BRAY. Il s'agissait de matières bitumineuses abandonnées entre les années 1962 et 1965 dans une ancienne carrière d'argile, par la société KELLER, un sous-traitant de l'industrie automobile, installé à proximité.

Par arrêtés préfectoraux en dates des 10 septembre 1992 et 10 août 1993, la société KELLER a été invitée à procéder à diverses opérations destinées à protéger l'environnement et à améliorer la connaissance des effets des dépôts. Les travaux prescrits consistaient à nettoyer le terrain, à mettre le site en sécurité en édifiant une clôture et à réaliser une étude hydrogéologique.

Bien qu'ayant engagé une procédure d'annulation des arrêtés préfectoraux précités, qu'elle a abandonnée par la suite, la société KELLER a réalisé les travaux attendus. Il apparaît maintenant que :

? le coût estimatif de traitement des 12 000 m3 de déchets enfouis est estimé à plus de 40 MF ;

? les déchets contiennent essentiellement des hydrocarbures, des solvants, des métaux... ;

??les lixiviats ont atteint les sols sous les dépôts et, dans une moindre mesure, les eaux souterraines dans lesquelles des traces de métaux et d'hydrocarbures ont été relevées.

Les hydrogéologues agréés consultés estiment la nappe de l'Albien inexploitable localement et considèrent que la nature argileuse du sous-sol confine la pollution sur place. Les opérations de vérification ou de suivi édictées à l'arrêté préfectoral du 07 septembre 1994 corroborent leur analyse. Parmi les polluants mis en évidence, les métaux sont les plus présents avec des concentrations fluctuantes ayant pu atteindre, par moments, 200 µg/l pour le plomb et 300 µg/l pour le chrome total. Ces valeurs, respectivement 4 et 6 fois supérieures aux limites admises par le décret du 03 janvier 1989 relatifs aux eaux destinées à la consommation humaine, peuvent s'expliquer par le fait que les puits de contrôle sont implantés à proximité immédiate des déchets.

Les mesures de surveillance montrent une situation globalement stable ; leur poursuite apparait nécessaire.

A la fin de l'année 2002, l'érosion d'une partie de la berge du plan d'eau a mis au jour des déchets enfouis. Cette berge a été

remise en état, après excavation, transport et élimination en centre autorisé des déchets ré-apparus.

La baisse du niveau des eaux de l'étang et l'érosion des berges renfermant le massif pollué ont mis au jour des déchets bitumineux. Une telle situation avait déjà été constatée en 2002. Le confinement mis en place en 1994 par la Société devenue RIETER AUTOMOTIVE FRANCE apparaît donc insuffisant. Par ailleurs, suite à la circulaire ministérielle du 10 décembre 1999, une actualisation des investigations ou études au terme desquelles l'insdustriel avait proposé le confinement en cause semble nécessaire. Le 30 novembre 2006, une proposition en ce sens a été formulée au Préfet de l'Oise par l'inspection des installations classées.

L'arrêté du 12/02/2007 impose à l'exploitant la surveillance des eaux souterraines.

L'exploitant a transmis en mars 2008 et en octobre 2008 des résultats d'analyses.

A ce jour les conditions d'allègement de la surveillance ne sont pas réunies.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Aubin-en-Bray, l'inventaire recense 9 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Saint-Aubin-en-Bray.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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