RAFFINERIE DE STRASBOURG
La pollution de ce site de Drusenheim fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000781201 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Drusenheim |
| Département | Bas-Rhin |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Un diagnostic approfondi, de tout le site, a été réalisé fin 1994, complété par des études spécifiques sur des zones ponctuelles.
L'arrêté du 7/03/97 impose la réhabilitation du site dans un délai de cinq ans et redéfini les conditions de rabattement de la nappe et de surveillance.
La réhabilitation a nécessité, pour l’essentiel, la mise en œuvre des actions suivantes :
- excavation des terres contaminées par des hydrocarbures (environ 106 000 m3) et traitement biologique par additivation et aération des terres in situ,
- aération de la nappe et écrémage des flottants (environ 180 m3),
- excavation et broyage des bétons (environ 13 400 m3),
- élimination des divers déchets ou canalisations excavées au cours des travaux.
Par ailleurs la barrière hydraulique demeure en fonctionnement. Elle préserve l’aval hydraulique du site. La surveillance piézomètrique montre que l’impact du site tend vers une situation acceptable.
Les travaux ont connu les étapes suivantes.
Phase 0
Concerne la zone 1, cédée au complexe chimique DOW. La zone comprend les anciennes aires de stockage de brut, l’ancienne décantation et des terrains vierges.
16 000 m3 de terres ont été excavées et traitées. Phase terminée en 1995.
Phase I
Concerne les zones 3 et 3 bis, 4 et 5. Cette partie « non exploitée » était peu dénaturée. Cependant divers déchets (fûts, catalyseur, remblais, …) étaient plus ou moins disséminés. Ils ont été récupérés et éliminés selon la filière idoine.
Concerne également la zone de la torchère, dite zone 2 bis. Les terres ont été excavées et traitées, les dépôts carbonatés et déchets d’hydrocarbures ont été éliminés. Phase terminée en 1997.
Phase II
Concerne la zone 2.
Phase II-1
Concerne la zone de stockage située au sud de la raffinerie, ainsi que la zone de mélange des essences contaminée par le plomb. Les terres ont été excavées et traitées. Phase terminée en 2000.
Phase II-2
Concerne la zone de stockage située au centre de la raffinerie, ainsi que la zone de chargement des camions et la zone de chargement des wagons. Les terres ont été excavées et traitées. Phase terminée en 2001.
Phase II-3
Les travaux d’excavation ont porté sur une poche de pollution située devant les unités. Les bacs de mélange ont également été excavés, le décanteur principal a été vidé (3 000 m3). Phase terminée en 2002.
Phase II-4
Concerne la partie avant de la zone 1 (entre la RD 468 et les installations de DOW). La zone comprend les anciennes aires de stockage de brut. Les travaux d’excavation et d’aération de la nappe sont terminés. Les terres sont en phase de traitement. Phase terminée en 2003.
Phase III
Concerne la zone des unités (la plus polluée), située en zone 2, le long du site DOW. Les matériaux ont été excavés. Le broyage des bétons et le traitement des terres sont en cours. Phase terminée en 2003.
Phase IV
A consister à remédier aux points résiduels, à éliminer les dernières ferrailles ou bétons présents sur le site. Phase terminée en 2003.
Par ailleurs, la gravière a été nettoyée et fermée.
Phase finale :
La société Raffinerie de strasbourg a déposé le mémoire sur l'état du site et la tierce expertise souhaitée par l'administration. Elle a par ailleurs sollicité la mise en place de servitudes d'utilité publique visant à maîtriser l'usage futur des zones I et II. Enfin la société a proposé un protocole visant à tester l'arrêt de la barrière hydraulique.
Des servitudes d'utilité publique ont été instituées par arrêté du 12/10/2004.
Les conditions de surveillance du site et le protocole d'arrêt de la barrière hydraulique ont été fixés par arrêté du 23/11/2004.
En octobre 2008, la société Raffinerie de Strasbourg a soumis au préfet une demande de cessation de la barrière hydraulique située en aval hydraulique de son ancien site de Herrlisheim et de passage à une surveillance semestrielle allégée (mesure des hydrocarbures totaux sur 3 piézomètres seulement).
La demande a reçu un avis favorable. Elle fait suite à une période d'observation de 18 mois de la qualité des eaux souterraines sur 8 piézomètres implantés en aval du site, période au cours de laquelle 3 campagnes d'analyses ont été menées.
Cette période d'observation succédait elle-même à un état initial de la qualité des eaux suite à l'arrêt de la barrière hydraulique et à une période d'essai de 18 mois comprenant 3 campagnes d'analyses.
L'examen des résultats d'analyses montre :
- des concentrations en hydrocarbures totaux inférieures au seuil de quantification sur tous les piézomètres ;
- encore des traces occasionnelles d'odeurs sur certains piézomètres sans qu'aucune évolution défavorable ne soit observée suite à l'arrêt de la barrière.
A l'issue d'une nouvelle période de 18 mois, l'arrêté du 23/11/2004 prévoit que l'exploitant puisse solliciter la levée complète ou partielle de la surveillance des eaux souterraines.
Par ailleurs, la société Raffinerie de Strasbourg a procédé au cours du 1er semestre 2007 à l'enlèvement des 2 pipelines reliant le site à la chambre à vanne de La Wantzenau.
Au vu des résultats favorables de la surveillance nappe, la société Raffinerie de Strasbourg a déposé le 6 mai 2010 une demande de levée de l'obligation de surveillance.
L'arrêté préfectoral complémentaire du 25 octobre 2010 lève les obligations relatives à la protection de la nappe en aval hydraulique du site des anciennes installations industrielles exploitées par la société Raffinerie de Strasbourg à Herrlisheim-Drusenheim, faites par l'arrêté préfectoral complémentaire du 23 novembre 2004. Il impose également le comblement des ouvrages utilisé à des fins de diagnostic ou suivi des eaux souterraines.
La réalisation des travaux nécessaires à cet effet à été confirmée par courrier en date du 13 octobre 2011.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Drusenheim, l'inventaire recense 24 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 sites en instruction. Voir la page de Drusenheim.
- ATELIERS REUNIS CADDIE — site dont la pollution est instruite par l'État
- DOW AGROSCIENCES — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.