Sols pollués

USINE CALYPSO

La pollution de ce site de Saint-Martin-de-la-Porte fait l'objet d'une instruction clôturée par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000769801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Martin-de-la-Porte
DépartementSavoie
InstructionClôturée

Ce que l'État en dit

Remarque préalable :

Les études, investigations et actions administratives menés sur ce site l’ont été en parallèle de celles portant sur les sites Péchiney de La Praz et Les Teppes (commune de Le Freney). Ces deux autres sites font l’objet de fiches BASOL spécifiques (N°73.0009 et 73.0010).

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INVESTIGATIONS ET TRAVAUX

Par arrêté préfectoral du 24/07/92, complété le 31/08, il a été prescrit à Aluminium Péchiney

° la réalisation de prélèvements de terrains et d’analyse du béryllium

° la décontamination des sols présentant des teneurs anormales en béryllium

° des contrôles surfaciques de radioactivité sur tout le site

° des investigations sur la présence de produits ou déchets dangereux, assorties de proposition de traitement, en vue de la réhabilitation du site (1 an)

Les accès au site ont par ailleurs été interdits à toute personne autre qu'autorisée pour les investigations et travaux, à l’exception des entreprises demeurant sur le site.

Les travaux de réhabilitation ont été réalisés d’octobre 1992 à février 1993 par ATE GEOCLEAN et Labo-Services. Le rapport technique de fin de chantier transmis par courrier d’Aluminium Péchiney du 9/09/93 fait état des actions suivantes :

° décontamination des bâtiments A, B et 28

° destruction de bâtiments dénommés Valloirette (non pollué par le béryllium), Thorium, garage, et dépôt.

° enlèvement des déblais et déchets dispersés sur l’ensemble du site (fûts contenant du trichlorosilane, du goudron, du béryllium, du tantale ; réfractaires, ferrailles...)

° décontamination des sols pollués au béryllium et aux PCB (4100 t de terres ont été excavées)

° évacuation des déchets et terres polluées en décharge.

(N.B. : le rapport porte également sur les travaux menés sur le site de La Praz, commune de Le Freney)

A l’issue des travaux :

- il subsistait dans le bâtiment A des "points singuliers" présentant une concentration résiduelle en béryllium supérieure au seuil fixé. Un arrêté préfectoral du 23/04/93 a par suite prescrit à Aluminium Péchiney la présentation préalable de dispositions de sécurité au cas où la démolition du bâtiment A serait envisagée.

- il subsistait sur le site plusieurs centaines de tonnes de terres polluées aux PCB. Après l’échec d’un traitement in situ en 1994, ces terres ont été criblées et envoyées en Allemagne début 1995 pour enfouissement en mine de sel.

Par courrier du 21/08/95, Aluminium Péchiney a informé la DRIRE du projet de démolition de la quasi totalité de certains bâtiments du site de Calypso (bâtiments 1, et 3 à 7 ; quais de chargement et déchargement), dans le cadre des travaux préliminaires à la construction de l’autoroute de Maurienne par la SFTRF (A43, construite sur l’autre rive de l’Arc). Les travaux de démolition ont été réalisés de septembre 1995 à février 1996. Le tronçon de l’A43 a été inauguré en janvier 1998.

Par courrier du 16/06/98, Aluminium Péchiney a fait part de son projet de démolir deux bâtiments industriels désaffectés (B et C) situés sur le site de Calypso aux abords immédiats de la nouvelle autoroute A43 et jugés inesthétiques. Ce projet, intervenant dans le cadre de la fin de l’aménagement autoroutier, contenait également un volet paysager. Les travaux ont été réalisés en 2000.

Le site n’a à notre connaissance pas subi de modification jusqu'en 2013, année durant laquelle le dernier bâtiment industriel restant sur site a été démoli dernièrement (bâtiment B, dénommé "magasin général" sur les plans). Les matériaux de démolition (béton) ont été concassés et utilisés pour constituer une plate-forme surélevée au droit de l’ancien bâtiment. Ce point a été constaté lors d'une visite rapide du site menée le 29/01/14

En septembre 2014, la société Pechiney Bâtiment a transmis un diagnostic complémentaire du site, réalisé dans le cadre d'un projet de vente des terrains. Les investigations, menées entre 2013 et 2014, ont porté sur les sols, les eaux souterraines et les eaux superficielles. Les analyses ont porté sur un large spectre de paramètres (hydrocarbures, BTEX, HAP, PCB, nombreux métaux, minéraux...).

Les sols ont été investigués sur 18 points, sur 2 horizons (sols superficiels et sols plus profond, maxi 4 m de profondeur). On notera surtout la présence quasi systématique :

° de divers métaux à des concentrations supérieures aux valeurs de référence, notamment le mercure (maxi 3,1 ppm sur brut) et le beryllium (maxi 51 ppm sur brut). Mais les concentrations sur éluat sont faibles (éléments peu lixiviables).

° de fluorures. Maxi 50 000 ppm sur brut (1200 ppm sur éluat).

4 points présentent des concentrations de PCB entre 3 et 6 ppm.

Par ailleurs la présence d'amiante a été détectée dans les remblais de démolition.

Concernant les eaux souterraines, investiguées sur 4 points (2 piézomètres du site et 2 puits externes à l'aval), et les eaux superficielles, investiguées à l'amont et à l'aval de la Valloirette et de l'Arc, les analyses ne montrent pas de concentrations significatives (aucun impact imputable au site). Le diagnostic a confirmé que la reprise de la surveillance de la qualité des eaux, arrêté en 1999 (voir ci-dessous), n'était pas justifiée.

Les schémas conceptuels élaborés pour un usage de type industriel n'identifient aucune voie d'exposition pertinente. Par suite, le diagnostic conclut qu'aucune mesure de gestion des pollutions ne serait à envisager. Toutefois, il propose la mise en place de restrictions d'usage.

SURVEILLANCE

Un suivi environnemental poussé a été réalisé par le BRGM sur les années 1993 à 1994.

Par arrêté préfectoral du 21/07/94, cette surveillance a été restreinte aux paramètres pertinents au regard des résultats du BRGM. IL a ainsi été prescrit à Aluminium Péchiney un contrôle de la stabilité hydrochimique du système alluvial : 2 contrôles annuels, pendant 5 ans :

° sur les eaux souterraines (3 piézomètres) et sur les eaux superficielles (Valloirette, en amont du site)

° sur les paramètres sulfates, fluor, strontium, bore, manganèse, PCB.

La surveillance a été menée jusqu’en 1999. Notons cependant que les piézomètres prévus par l’arrêté du 21/07/94 ont été détruits en 1996-1997 dans le cadre des travaux autoroutiers, et que l’exploitant s’est reporté sur d’autres forages présents sur le site.

Le bilan quinquennal prévu par l'arrêté du 21/07/94 a été transmis par courrier du 15/11/99. Il met en évidence l’absence de pollution significative induite par l’ancien site industriel. Il a ainsi été mis fin à la surveillance menée sur le site de Calypso.

SERVITUDES D'UTILITE PUBLIQUE

Afin de conserver la mémoire des pollutions liées aux activités industrielles historiques, de pérenniser la compatibilité entre les usages des sols et l'état environnemental et prévoir des mesures de précaution en cas de travaux susceptibles d'affecter le sol, la société Pechiney Bâtiment a demandé au préfet d'instituer des servitudes d'utilité publique sur le site. Un dossier en ce sens a été adressé le 25/07/16.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Martin-de-la-Porte, l'inventaire recense 5 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Saint-Martin-de-la-Porte.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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