Sols pollués

PARC DE LA MADELEINE / PARC A FERRAILLES - ARKEMA

La pollution de ce site de Champ-sur-Drac fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000755001
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneChamp-sur-Drac
DépartementIsère
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Cette ancienne décharge de résidus chimiques a été intégrée dans l'Evaluation Simplifiée des Risques (E.S.R) d'ARKEMA. (demande par Arrêté Préfectoral du 01/12/98).

L'objectif de ce type d'étude est de classer les sites au regard de la pollution du sol et du sous sol en trois groupes:

-les sites "banalisables" pour l'usage déclaré (actuel ou prévu)

-les sites à surveiller

-les sites necessitant des investigations approfondies.

Il conviendra éventuellement de se reporter à la fiche spécifique "Jarrie ARKEMA" ou aux fiches spécifiques "champ sur drac ARKEMA les grandes carrières".

Le site a été cédé par ARKEMA à la commune de Champs sur Drac.

Une étude globale a été fournie à l'inspection des installations classées en 2002, celle-ci comprend les sites "parc à ferrailles", "les grandes carrières", "le parc à chaud" et le site ARKEMA.

Le site parc à ferrailles n'a pas fait l'objet d'investigation "sols". Cependant un classement a été effectué en prenant en compte le composé le plus toxique retrouvé dans les eaux souterraines et en tenant compte de l'utlisation actuelle du site. Le site apparait comme site de classe 2 "site à surveiller".

Compte tenu de la problématique eaux souterraines et du souhait de la commune de Champ sur Drac de réaménager ce site, l'inspection des installations classées a proposé dans un rapport daté du 8 décembre 2004 de demander un diagnostic approfondi, une étude détaillée des risques, une amélioration de la surveillance des eaux souterraines ainsi que la mise en place de servitudes à l'issue de l'instruction de l'EDR.

L'arrêté préfectoral a été signé le 18 février 2005.

La surveillance prescrite par arrêté préfectoral est effective.

Le diagnostic approfondi a été remis à l'inspection des installations classées en date du 30 novembre 2005. Une version révisée a été remise le 8 février 2006.

Au cours de cette étude, l’exploitant a réalisé 12 sondages au carottier à une profondeur maximale de 1 m pour ne pas altérer des modes de stockage jadis utilisés. Les analyses ont porté sur les paramètres métaux lourds, hydrocarbures totaux, composés aromatiques volatils (CAV), composés organohalogénés volatils (COHV), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), pesticides organochlorés, PCB, terphényls, chlorobenzènes et chloronaphtalènes. De même, des analyses de gaz du sol ont été réalisées.

Les résultats des analyses de sol font apparaître la présence ponctuelle de métaux lourds notamment du plomb, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des pesticides organochlorés et des PCB en quantité notable.

Face à ce constat, l'inspection a proposé de prendre un arrêté de prescriptions d'urgence demandant de transmettre sous 1 mois des propositions techniques pour éviter les contacts directs ou indirects avec les sols contaminés.

L'arrêté prefectoral d'urgence a été signé le 17/02/2006.

Suite aux propositions techniques l'inspection a demandé à la société ARKEMA:

- de procéder aux travaux d’aménagement suivants : recouvrement par une couche de 50 cm de remblais sains argilo-limoneux (avec mise en place d’un grillage avertisseur ou d’un géotextile recouvrant les terrains actuels) ;

- de mettre en place un suivi et un contrôle des teneurs réelles en substances polluantes volatiles éventuellement présentes dans l’air ambiant extérieur après aménagement ;

- de mettre en place un suivi et un contrôle des teneurs réelles en substances polluantes des eaux de la nappe phréatique ;

- de mettre en place un suivi et un contrôle des teneurs réelles en substances polluantes des eaux s’écoulant entre la surface du sol et la couche argileuse ;

- de transmettre les éléments nécessaires à l’institution de servitudes.

Le site a fait l'objet d'un recouvrement par une membrane respirante et une couche de terre de 50 cm. Les sols en profondeur sont de type argileux et sont donc imperméabilisant par rapport à la nappe alluviale.

L'absence d'impact dans les eaux souterraines est constaté depuis que des mesures sont effectuées, y compris pour le paramètre PCB.

Ces propositions ont été soumises à l'approbation du CODERST qui a émis un avis favorable, mais l'arrêté préfectoral n'a pas été pris

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Une association riveraine a exprimé ses craintes considérant que les risques n'étaient pas suffisamment évalués et que l'enfouissement définitif des déchets n'est pas de nature à assurer la sécurité pour les générations futures.

Des concertations et échanges entre les différentes parties (association, bureau d'étude, exploitant, élus et administrations) ont permis d'établir:

-que le terrain est argileux au droit du site sur 2 à 3 mètres et sépare la nappe phréatique de la décharge;

-que la nappe est captive sous le site ce qui permet de conclure qu'il n'y a pas de discontinuité de la couche argileuse;

-que le cône d'abattement de cette nappe se dirige vers les pompages d'Arkema et ne peut donc pas affecter le captage d'eau potable des Mollots;

-qu'il est nécessaire de suivre également les eaux de surface circulant entre le surface du sol et le toit de la couche argileuse;

-qu'il est nécessaire de poursuivre la qualité des eaux de la nappe sur le site et hors site sur deux piézomètres situés en aval hydraulique;

-que des investigations doivent être menées sur les puits privés autour du site.

Un nouveau projet d'arrêté a été présenté en coderst le 22 novembre 2007 et l'arrêté préfectoral a été signé le 21 décembre 2007. Il impose notamment le suivi des eaux de surface et des eaux de la nappe, le recouvrement des terres, l'analyse des gaz de sol, la révision de l'étude de risque en cas d'évolution notable d'un paramètre et la fourniture d'un dossier de servitudes.

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Le dossier de servitudes déposé concerne 4 zones:

-la zone du parc de la Madeleine

-la déchetterie

-les deux zones distinctes où sont implantés les piézomètres distants du site et nécessaires à la surveillance de la qualité des eaux de la nappe

les servitudes portent essentiellement sur l'intégrité et la perénnité du recouvrement ainsi que sur l’accès aux piézomètres.

L'arrêté de servitudes a été signé le 16 mars 2010

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Parallèlement un arrêté de prescriptions notifié à Arkema a été signé le 9 avril 201o pour réactualiser les prescriptions concernant le suivi du site, notamment la société Arkema est tenue de réaliser un bilan environnemental annuel.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Champ-sur-Drac, l'inventaire recense 19 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Champ-sur-Drac.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.