Sols pollués

L'ELECTROLYSE

La pollution de ce site de Latresne fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000747401
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLatresne
DépartementGironde
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - DIAGNOSTIC

Considérant que l'activité de l'usine a pu être à l'origine d'une pollution éventuelle du sol et du sous-sol, l'arrêté du 08/02/1999 prescrit l'étude des sols, le pré-diagnostic et l'évaluation simplifiée des risques (ESR) du site.

Les études remises le 22/03/1999 et le 08/09/2000 classe le site en 2 "à surveiller" pour l'usage du moment. Les compléments apportés le 05/10/2000 valident ce classement.

Depuis 2014, on note l'apparition de Cadmium au niveau du Pz1 (18,5 µg/l maxi). La dalle bétonnée de chargement et de déchargement des déchets, collectant les effluents de lavage et les eaux de pluie est fissurée et donc non étanche.

Afin de vérifier la qualité des milieux dans cette zone et plus globalement sur l'ensemble du site, l'inspection propose le 01/03/2016 d'actualiser le diagnostic réalisé en 2000. Ce diagnostic sera l'occasion d'évaluer l'impact de rejets chroniques dans le milieu naturel et les dépassements ponctuels en Cadmium notamment. Cette demande a été formalisée dans l'AP du 04 mai 2016.

Un premier rapport présentant l'étude historique et documentaire a été remis à l'Inspection fin 2017, comprenant notamment une étude de vulnérabilité des milieux ainsi qu'un schéma conceptuel. Cette étude a été suivie par un nouveau rapport en date du 18 avril 2018, concernant le nouveau diagnostic environnemental et les mesures de gestion des impacts identifiés.

Les résultats des investigations mettent en évidence :

- l’absence de détection de composés HAP, BTEX et COHV sur les échantillons de sols analysés et la présence de concentrations non significatives en HC dans les sols de surface à des concentrations inférieures à 70 mg/kg au droit de BGP2 et BGP3 (zone de traitement des déchets).

- une problématique en métaux, notamment en Cd sur les sols (50 mg/kg sur les sols de surface au droit de BGP2) et les eaux souterraines en point bas de l’unité de traitement des déchets (5,7 ug/l en PZ1 à proximité immédiate de BGP2). Les concentrations s’atténuent rapidement latéralement avec un abattement de plus de 97 % de 2 à 5 m) ;

- une problématique en COHV (famille des éthènes) à des concentrations significatives (somme de 14 600 μg/l) sur les eaux souterraines au droit de PZ1 et dans une moindre mesure au droit de PZ2 (somme de 2 600 μg/l) qui s’atténue rapidement vers l’aval (somme entre 8 et 63 μg/l en limite aval avec abattement de plus de 96% des teneurs en 60 m) ;

- absence de constats particuliers sur le reste du site ;

- pas d’impact du site sur le milieu eaux superficielles constitué par le ruisseau de la Pimpine.

Au vu des activités du site et du mauvais état du revêtement de surface en point bas de l’unité de traitement, les impacts en métaux dans les sols et eaux souterraines dans ce secteur semblent provenir des eaux de ruissellement de l’unité de traitement.

En ce qui concerne la problématique en COHV dans les eaux souterraines, les résultats mettent en évidence des concentrations plus élevées en composés de dégradation (dichloroéthylènes et chlorures de vinyle) qu’en composé mère (tétra et trichloroéthylène), ce qui semble indiquer une pollution ancienne en cours de dégradation. L’absence d’impact en COHV dans les sols sur ce secteur pourrait laisser supposer que la pollution ne proviendrait pas de l’unité de traitement. De plus, l’ELECTROLYSE dit avoir utilisé des solvants chlorés par le passé mais en aval de la zone polluée.

Au vu de ces éléments et de la position amont des piézomètres PZ1 et PZ2 présentant les plus fortes teneurs, l’origine des impacts en COHV pourrait provenir d’un site voisin situé en amont hydraulique soit vers l’ouest/sud-ouest.

Le site de L’ELECTROLYSE est situé dans un contexte peu sensible (absence d’usage sensible des eaux souterraines dans le secteur). Seul le ruisseau de la Pimpine constitue un enjeu à proximité du site (zone naturelle classée ZNIEFF 2 et Natura 2000). Toutefois, les analyses des eaux superficielles en COHV en amont et aval hydraulique du site, mettent en évidence l’absence d’impact au droit du ruisseau.

En ce qui concerne la gestion de la pollution métallique identifiée au droit du site, le bureau d'étude précise que l’ELECTROLYSE prévoit de faire un revêtement sur la dalle existante de l’unité de traitement des déchets. Dans ce contexte, le bureau d’étude propose dans son rapport les solutions de gestion suivante :

- la purge des sols au moyen de terrassement à la pelle mécanique ;

- l’élimination hors site des matériaux en ISDND ;

- le remblaiement de la fouille par des matériaux inertes d’apport extérieur.

Concernant la pollution en COHV, le bureau d'études préconise tout d’abord de mener une enquête de secteur pour trouver qui est à l’origine de ces impacts afin d’agir sur la source pour réduire le panache de dissous qui circule à l’aplomb du site de L’ELECTROLYSE.

Enfin, le bureau d’étude recommande de poursuivre la surveillance des eaux souterraines afin de suivre les effets du traitement de la source sol en Cd et de la réfection de la dalle de l’unité de traitement.

Par courriel en date du 14 mai 2018 à destination de l’exploitant, l’Inspection valide les propositions de gestion concernant la pollution au cadmium, en précisant que des analyses en fond et bord de fouille seront nécessaires avant remblaiement de la zone excavée. De plus, l’Inspection précise qu’une action a été lancée pour rechercher la source de pollution au COHV.

2 - TRAVAUX

Conformément au plan de gestion remis en avril 2018, l’ELECTROLYSE prévoyait de faire un revêtement sur la dalle existante de l’unité de traitement des déchets, afin de prévenir l'infiltration des eaux de ruissellement. Après validation de l'inspection par courriel du 14 mai 2018, les travaux suivants ont été réalisés :

- la purge des sols au moyen de terrassement à la pelle mécanique ;

- l’élimination hors site des matériaux en ISDND ;

- les analyses en bord et fond de fouille pour relever la teneur en cadmium et s'assurer que toute la pollution concentrée a été enlevée.

- le remblaiement de la fouille par des matériaux inertes d’apport extérieur.

Une fois le rapport de fin de travaux transmis à l'Inspection, cette section de la fiche sera mise à jour.

Quant à la pollution COHV, des investigations sont en cours sur un site voisin, SIRECH HOSTIER. Ce point est non clôturé et l'origine de la pollution est encore à déterminer.

3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

Ce site est soumis à l’application de l’article 65 b) de l’arrêté ministériel du 02/02/1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines parce qu'il présente un risque notable de pollution des eaux souterraines de par ses activités actuelles (et/ou passées).

L'arrêté préfectoral du 1er mars 2001 prescrit la surveillance semestrielle des eaux souterraines par 3 piézomètres dans lesquels on mesure les paramètres Chrome, Cyanures, Cadmium, Zinc, Nickel et hydrocarbures totaux.

Le niveau piézométrique est relevé à chaque campagne.

Voir résultats en section F/ "Surveillance du site et restrictions d'usage".

A noter qu'à la suite du diagnostic environnemental et des propositions de gestion fournis par l'exploitant en avril 2018, il est proposé de retirer les HC et les cyanures du programme de surveillance au regard de l'absence de détection de ces composés dans les campagnes précédentes.

L'inspection valide ce nouveau suivi qui débutera à partir de 2019. Le suivi réalisé jusqu'alors se poursuit durant l'année 2018 sur les 4 piézomètres du site.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Latresne, l'inventaire recense 3 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Latresne.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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