BERKEM
La pollution de ce site de Gardonne fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000743401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Gardonne |
| Département | Dordogne |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
1 - DIAGNOSTICS
l'arrêté du 19/10/1998 prescrit le diagnotic initial et l'évaluation simplifiée des risques (ESR). Les études remises en 1999 classent le site en 1, nécessitant des investigations complémentaires, notamment du fait de la présence de produits organochlorés dans la nappe.
L'arrêté préfectoral du 17/04/2000 prescrit le diagnostic approfondi et de l'Evaluation Détaillée des Risques du site (EDR). Les études remises par étape en mars, juillet et septembre 2001 montrent :
- la pollution avérée de la nappe par des pesticides et des solvants organochlorés,
- l'utilisation de La nappe en aval pour l'alimentation en eau potable, pour l'agriculture, et des usages privés (arrosages potagers).
Le risque est considéré comme inacceptable pour les riverains situés à proximité immédiate du site par ingestion accidentelle, contact cutané (prise de bain), consommation de légumes cultivés et inhalation à l'intérieur de l'habitat. Ces mêmes risques sont potentiels pour les puits situés à l'aval hydrogéologique du site, notamment par la présence de Chloroforme.
Il n'y a pas d'impact de la pollution sur les kiwis arrosés avec l'eau de la gravière située au sud de l'usine.
Le bilan au 26/11/2007 de 3 ans de traitement montre l'existence potentielle de sources sol non identifiées. Le 03/03/2008, la DRIRE demande un diagnostic complémentaire.
A la suite de la démolition du bâtiment B1, le diagnostic du 02/04/2008 met en évidence la contamination des sols élevée en solvants halogénés (Trichlorétylène et chloroforme), Xylènes (5 g/kg),Ethylbenzène, pentachlorophénol (37g/kg), lindane. La zone impactée est estimée à 450 m2 pour un volume de terres de 1300 m3.
Le diagnostic complémentaire de l'ensemble du site doit être mener pour vérifier la présence d'autres sources de pollution.
2 - TRAVAUX
L'arrêté préfectoral du 22/07/2002 prescrit :
- enlèvement des déchets et confinement de l'ancienne décharge afin de supprimer le contact direct avec les personnes,
- excavation de la canalisation fuyarde et des sols impactés par le xylène,
- mise en place d'un système de rabattement de la nappe afin de limiter l'extension du panache et de restaurer la qualité des eaux dans un délai de 5 ans. L'objectif de qualité est de 1 mg/l en Chloroforme, atteint de façon durable au droit du site et les valeurs de référence eau de consommation pour les autres substances halogènées.
Le traitement des terres est réalisé du 28/03/2003 au 21/09/2005. Les concentrations résiduelles dans les terres excavées en chloroforme, trichloéthylène et xylènes sont très inférieures aux objectifs de dépollution fixés. La présence résiduelle de pentachlorophénol et de pesticides (HCH) dans des concentrations très inférieures aux limites d'usage pour un site industriel permet leur réutilisation sur le site.
Pour la nappe, on note sur la période 09/2004 - 09/2005, une diminution notable des concentrations, tant sur site qu'à l'extérieur. Elles restent toutefois supérieures aux objectifs fixés. Le traitement par stripper couplé à des filtres à charbon actif est poursuivi.
Le procès verbal de récolement de la DRIRE du 04/05/2007 conclut :
- les travaux de confinement de l'ancienne décharge et d'excavation des terres polluées ont été exécutés conformément à l’arrêté du 22 juillet 2002,
- les objectifs de qualité de la nappe au droit du site ne sont pas atteints, il convient de poursuivre le traitement de celle-ci,
- les résultats de la surveillance des eaux souterraines hors site montrent l'arrêt du transfert de pollution et l'absence d'impact à l'aval.
Le bilan de mars 2009 de 5 ans de traitement établit :
- 90 300 m3 d'eau pompée,
- 72 tonnes de charbons actifs utilisées,
- 1 940 kg de polluants récupérés,
- diminution notable des concentrations sur site et hors site,
- pics de pollution lors des remontées de nappe,
- suspicion de l'existence d'une ou plusieurs sources sol non identifiées, dont une a été identifié au niveau du bâtiment B1 démoli,
- objectifs de dépollution non atteints, poursuite du traitement,
Les sources de pollution identifiées sous l'ancien bâtiment B1 doivent être enlevées. Le plan de gestion établi le 29/05/2009 est validé le 09/10/2009.
Sur proposition de la DREAL du 09/06/2010, l'arrêté du 30/07/2010 prescrit les travaux de dépollution suivants : excavation des sols, traitement par VENTING puis biotertre pour les BTEX et chlorés, par élimination extérieure pour les HCH et PCPNa.
Le bilan de septembre 2010 de 6 ans de traitement établit :
- 119 945 m3 d'eau pompée,
- 89 tonnes de charbons actifs utilisées,
- 2 063 kg de polluants récupérés,
- diminution notable des concentrations sur site et hors site,
- pics de pollution lors des remontées de nappe,
- suspicion de l'existence d'une ou plusieurs sources sol non identifiées, dont une a été identifié au niveau du bâtiment B1 démoli,
- objectifs de dépollution non atteints, poursuite du traitement,
- depuis mars 2009, en raison de la diminution des concentrations, traitement exclusif par adsorption sur charbons actifs.
Le bilan de septembre 2012, de 8 ans de traitement établit :
- 152 542 m3 d'eau pompée et traitée,
- 117 T de charbons actifs utilisés,
- 2 184 kg de polluants récupérés,
- diminution notable des concentrations sur site et hors site
- pics de pollution lors des remontées de nappe,
- suspicion de l'existence d'une ou plusieurs sources sol non identifiées, dont une a été identifiée au niveau du bâtiment B1 démoli,
- objectifs de dépollution non atteints, sauf pour le chloroforme, poursuite du traitement,
- traitement exclusif par adsorption sur charbons actifs depuis mars 2009.
Conformément à l’Arrêté du 30/07/2010, les travaux suivants ont été réalisés :
Extraction des sols de la zone de l’ancien bâtiment B1, selon les campagnes de caractérisation menées en 2008 et 2009 ; Selon les résultats de ces campagnes, les terres ont été triées pour être :
- acheminées vers un centre de biotraitement car trop chargées en composés pesticides (HCH, PCP),
- dirigées vers une zone de réception sur le site, préparée préalablement, pour y être traitées (terres contenant majoritairement des composés volatils).
S’en est suivi le remblaiement de la zone excavée, en prenant soin toutefois de séparer les terres en place des terres d’apport par la pose d’un géotextile.
Cette phase a eu lieu entre le 27 mars et le 5 avril, puis les 08 et 09 juillet 2012.
Traitement des sols sur site par venting en tertre :
- constitution de 3 tertres reliés à une unité d’extraction d’air,
- mise en place et connexion d’une unité d’extraction d’air,
- traitement de l’air extrait des sols par adsorption sur charbons actifs
Les opérations de constitution des tertres de traitement ont été réalisées entre le 28 mars et le 5 avril 2012.
Le système de venting a été effectif du 6 avril 2012 au 25 mars 2013, soit 11 mois, et la majorité de la pollution a été résorbée.
Un bilan peut être établi comme suit :
Terrassements :
- près de 1900 m3 de terres ont été excavés ;
- 601,76 tonnes de terres ont été acheminées vers un centre de bio traitement,
- plus des deux tiers du volume extrait, soit 1400 m3, ont été déplacés sur le site pour un traitement par venting en tertre.
3 - RESTRICTIONS D'USAGES
les mesures conservatoires suivantes ont été prises par l'arrêté municipal du 28 mai 2002:
- l'interdiction de tous usages de l'eau de la nappe dans la zone définie dans la zone susvisée,
- l'interdiction d'implanter de nouveaux puits dans cette zone,
3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
Ce site est soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté du 2 février 1998 modifié relative à la surveillance des eaux souterraines par référence aux rubriques 1155, 1433 et 1434 de la nomenclature des Installations Classées.
L'arrêté préfectoral du 23 avril 2002 prescrit la surveillance trimestrielle dans les conditions suivantes :
. sur le site : piézomètres PZ1, PZ2, PZ3, PZ10 et PZ11,
. hors du site : puits n°1, n° 2 et n° 3 et piézomètre PZ12.
Les substances à analyser sont les COV, les pesticides, le pentachlorophénol et les BTEX.
- L'analyse annuelle de 3 échantillons de kiwis,
- La réalisation d'un suivi des composés organohalogénés volatils de l'atmosphère confiné de l'habitat du riverain situé en face du site BERKEM.
Voir résultats page 6.
4 - SURVEILLANCE DE QUALITE DE L'AIR INTERIEUR
Les analyses de l'air ambiant de mars 2002 dans l'habitation du riverain montrent un impact persistant. L'usage du puits du riverain est suspendu, depuis, pour les besoins sanitaires. Les analyses de juin 2003 sont nettement inférieures à celles mesurées en mars 2003, quelques traces en dessous de la VME subsistent, notamment pour le trichloréthylène.
La campagne d'analyses du 24/10/2003 montre des traces de chlorés de façon significative qui laissent à penser que l'eau du puits est toujours utilisée par le propriétaire malgré l'interdiction de l'arrêté municipal de mai 2002.
La campagne d'octobre 2006 montre une légère augmentation en bromoforme, 1-2 DCe et cis et trans, toutefois très inférieures aux valeurs maximales d'exposition.
Les campagnes de août 2008 et mai 2009 montrent l'absence d'impact des composés chlorés dans l'habitation.
Les campagnes d'avril et décembre 2011 et de l'année 2012 confirment la situation précédente.
5 - Analyse des kiwis
La campagne d'analyses d'octobre 2006 montre que l'ensemble des paramètres est en dessous des limites de détection analytiques, tant sur les kiwis épluchés que sur les kiwis bruts.
L'exploitation de kiwis s'est arrêtée en 2007.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Gardonne, l'inventaire recense 5 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Gardonne.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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