Sols pollués

ancienne concession de La Rieille

Ce terrain de Collobrières est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00072810401
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneCollobrières (83610)
DépartementVar
Mise à jour par l'administration05/12/2022
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiantNon renseignés

Le contexte

Le secteur de La Rieille est situé dans le massif des Maures, à 40 km à l’ouest de Saint-Tropez, entre les villages de La Londe-Les-Maures et de Collobrières, dans le département du Var (83). Il a été retenu dans le cadre de l’inventaire DDIE (Directive sur les déchets de l’industrie extractive) réalisé, à la demande de l’Etat, par GEODERIS. Il comporte trois titres miniers (La Rieille, les Bormettes, La Londe) ainsi que les travaux hors titre de Valcros. La concession de la Rieille a été instituée par décret du 10 janvier 1860 pour le plomb et métaux connexes. Elle a été renoncée le 9 mars 1922. La concession de la Londe a été instaurée le 13 mai 1891 pour l’exploitation du plomb, de l’argent, du zinc, du cuivre, de l’antimoine et autres métaux connexes. Les travaux ont principalement concerné la mine du Verger et quelques petits travaux isolés. L’exploitation a cessé en 1928. Pour les Bormettes, l’exploitation remonte à la période gallo-romaine et s’est poursuivie de manière épisodique au moyen âge. La concession a été instaurée le 11 février 1885 pour le plomb, l’argent et les métaux connexes. Elle a été renoncée le 22 octobre 2007. Le site des Bormettes comprenait une usine de traitement du minerai ainsi qu’une fonderie située au nord de la mine. Enfin, le site de Valcros a quant à lui été le siège de tentatives d’exploration d’antimoine jusqu’en 1953. Une fonderie y avait été installée en 1909 et fut démontée en 1923.

Ce qui a été fait et constaté

Dix neufs dépôts liés à l’extraction et/ou au traitement du minerai ont été identifiés sur le secteur de La Rieille. Les dépôts potentiellement les plus impactant pour la santé humaine et l’environnement se répartissent comme suit : un dépôt sur la commune de Collobrières et trois sur la commune de La Londe–les Maures. Sur cette dernière, des habitations sont situées au droit même de zones de dépôts. Trois dépôts sont ainsi concernés, l’un situés sur la concession de la Londe au niveau d’un centre de vacances (zone de l’ancienne fonderie) et les deux autres sur la concession des Bormettes (site de l’Argentière). Le dépôt le plus important en volume (40 000 m³ environ) est localisé au niveau du site de l’Argentière. Il s’agit de la verse des Bormettes qui se trouve enclavée dans une zone résidentielle. Il est stabilisé d’un point de vue géotechnique par un filet et un faible couvert végétal. Il est constitué de matériaux de couleur brune présentant une granulométrie centimétrique à décimétrique. Suite à l’inventaire DDIE, GEODERIS a réalisé sur le secteur de la Rieille un diagnostic de la qualité des sols, des eaux et des sédiments (diagnostic réalisé en 2018/2019). Dans ce cadre, une étude sanitaire ciblée sur habitation a aussi été menée. Les dépôts identifiés sont pour la plupart localisés en secteur isolé. Ils sont partiellement végétalisés avec des zones totalement à nu. Ils sont constitués de résidus d’extraction ou de traitement physique du minerai. Ces résidus présentent une granulométrie moyenne à grossière et s’avèrent souvent très chargés en métaux et métalloïdes : o plomb, antimoine, et cuivre pour la concession de la Rieille ; o plomb, zinc et antimoine pour la concession de la Londe ; o plomb, zinc pour la concession des Bormettes ; o antimoine, arsenic pour les travaux hors titre de Valcros Les sols des zones de dépôt de l’ancienne fonderie et du site de l’Argentière se caractérisent, pour leur part, par un marquage en plomb. Pour la première zone, la teneur maximum mesurée dans le cadre de l’étude de GEODERIS est de l’ordre de 500 mg/kg. Pour la seconde, les teneurs peuvent être localement plus élevées, la concentration maximum enregistrée étant de 2000 mg/kg.

Ce qui a été fait et constaté

Dans la mesure où ces terrains ont fait l'objet de déversements de déchets de l'industrie extractive, qui contiennent des métaux et métalloïdes en quantités importantes, un secteur d'information sur les sols est fixé afin que tout changement d'usage fasse l'objet d'une étude de compatibilité entre l'état des sols et l'usage prévu.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Collobrières, l'inventaire recense 10 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Collobrières.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.