Sols pollués

MINOTERIE DE LA VALLEE (ex CAVAL)

Ce terrain de Saint Mathurin sur Loire est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00071590101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneSaint Mathurin sur Loire (49140)
DépartementMaine-et-Loire
Adresse27 PORT DE LA VALLÉE
Mise à jour par l'administration21/04/2020
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant49.0087 (BASOL)

Le contexte

La coopérative Agricole Vienne Anjou Loire (CAVAL) a exploité une minoterie. Deux changements d’exploitant ont été actés : en 2004 au profit de la société TERRENA et en 2008 au profit de la Société MINOTERIE DE LA VALLÉE (appartenant au groupe EVELIA). Suite à un incendie survenu en 2010 et qui a détruit une partie des installations de la minoterie, le site n'est plus en activité. Observations: La mise en sécurité du site a été effectuée. En 2012, des investigations sur les sols ont révélé, en fonction des zones, des traces ou des contaminations en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), en hydrocarbures totaux et en métaux. La nappe, peu profonde, n’a pas fait l’objet d’investigations. Environ 267 tonnes de terres polluées ont été excavées et évacuées vers un centre de stockage de déchets dangereux. En 2017, l’inspection des installations classées a demandé à l’exploitant d’apporter des éléments complémentaires (justificatifs attestant du dégazage, inertage et démantèlement des deux cuves de fioul, résultats d’analyses des parois des différentes zones de fouille effectuées après travaux et des éléments justifiant de la remise en état du site selon la réglementation en vigueur). En attendant ces éléments, le site est intégré au dispositif des Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) afin de conserver la mémoire de l’état du terrain.

Ce qui a été fait et constaté

L'exploitant a déposé le 9 octobre 2012 un dossier de cessation d'activité qui été complété le 10 février 2014. Ce dossier fait état des mesures prises pour assurer, dès l'arrêt de l'exploitation, la mise en sécurité du site. Les actions menées pour la mise en sécurité ont été les suivantes : _une partie des équipements a été transférée vers d'autres sites du groupe. _ les déchets (papiers, plastiques d'emballages, déchets de céréales, ferraille, huiles et déchets spéciaux issus de la maintenance) ont été évacués vers des filières agréées. _les bâtiments autres que les bureaux et les silos métalliques ont été démolis. _ préalablement aux travaux de démolition, une étude de repérage des matériaux et produits contenant de l'amiante a été réalisée et a permis de localiser de l'amiante sur les poteaux en bordure du bâtiment d'expédition, en toiture du bâtiment de stockage, parmi des déchets au sol au niveau des stockages en silo. _le retrait des matériaux amiantés a été réalisée (environ 15 tonnes de déchets amiantés retirés). _la récupération des matériaux a été prise en charge par une société de démolition pour une valorisation ou une élimination dans une filière agrée (environ 2000 tonnes de déchets inertes évacués, environ 60 tonnes de ferrailles mêlées et platinage) _ le réseau électrique et une partie du réseau d’eau (à l’exception du réseau relié aux locaux administratifs) ont été consignés. Lors de la visite d’inspection du 10/10/2012, l'inspection des installations classées a constaté : _les bâtiments d’exploitation ont été démantelés à l'exception des bureaux et du bâtiment d'expédition. Le bâtiment d'expédition a été conservé en attendant le transfert du matériel d'expédition vers un autre site (silos métalliques). _ le site est clôturé et les bâtiments restants sont fermés à clé. _ l'absence de stockage de produits combustibles ou de produits dangereux ou de déchets sur le site. Toutes les mesures ont été prises pour supprimer les risques d'incendie et d'explosion sur le site. Les zones à risques de pollution des sols ont été identifiées au regard des activités passées exercées sur le site. Il s’agit de quatre zones : • zone n°1 : la fosse bétonnée de l'ancienne cuve de fioul au niveau du bâtiment d'ensachage, • zone n°2 : la zone d'évacuation des condensateurs des compresseurs au niveau du bâtiment de stockage, • zone n°3 : la zone de l'ancienne cuve aérienne de fioul au niveau du bâtiment de stockage, • zone n°4 : la zone des surpresseurs entre le bâtiment de stockage et le bâtiment d'ensachage, Ces zones ont fait l’objet d’un diagnostic sur les sols en 2012 (sondages jusqu’à 2 m de profondeur). Les analyses ont porté sur les paramètres hydrocarbures totaux (HCT), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), métaux lourds (As, Cd, Cr, Cu, Ni, Pb, Zn, Hg). Les investigations de terrains et les résultats des analyses effectuées ont montré : • zone n°1 : _des traces de composés Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), de métaux lourds sont décelées mais les valeurs de concentration ne sont pas caractéristiques de contamination des sols. _ la présence d’hydrocarbures totaux (HCT) entre 0,3 et 1 m de profondeur et qui dépasse la valeur de référence de fond géochimiques des sols urbains. Cette concentration est fortement atténuée entre 1 et 2 m (terrain à caractère faiblement perméable au droit de cette zone). • zone n°2 : _ des traces de composés métaux lourds (Zinc, Mercure) entre 0,3 et 1 m de profondeur. Ces teneurs dépassent très légèrement les valeurs de références de fond géochimiques des sols urbain. L’origine de ces anomalies de sols est liée au caractère anthropique (remblais) des terrains rencontrés. _ une pollution de surface probablement issue de fuites d’huile des compresseurs. Il est noté la présence, entre 0,3 et 1 m de profondeur, d’HCT et d’HAP. Les concentrations dépassent les valeurs de référence de fond géochimiques des sols urbains. En revanche, il est noté l’absence de contamination des sols en profondeur, entre 1 et 2 m. • zone n°3 : _des traces de composés métaux lourds ( Zinc, Cuivre, Plomb) entre 1 et 1,5 m de profondeur. Les teneurs dépassent les valeurs de références de fond géochimiques des sols urbains .Ces résultats confirment la présence de remblais faiblement contaminés. _ une pollution en en HCT et en HAP détectée entre 1-1,5 m de profondeur. Les concentrations dépassent fortement les valeurs de référence de fond géochimiques des sols urbains. • zone n°4 : _une contamination en métaux lourds et particulièrement en mercure a été détectée en surface et en plomb en profondeur. Les teneurs dépassent les valeurs de référence de fond géochimiques des sols urbains. _une contamination en HAP entre 0,3-1 m de profondeur. La concentration dépasse la valeur de référence de fond géochimiques des sols urbains. Le dossier de cessation d’activités, complété le 10 février 2014, confirme la suppression des sources de pollution. Au total, environ 267 tonnes de terres polluées ont été excavées (soit 180 m³). Les terres polluées ont été évacués vers le centre de stockage de déchets dangereux . Le rapport du bureau d'étude montre que certaines parois présentent des indices résiduels de pollution en fin de travaux. Le niveau des teneurs résiduelles n'est pas précisé et la compatibilité de la pollution résiduelle avec un usage industriel, commercial et artisanal n'est pas démontré. D'autre part, le bureau d'étude recommande des investigations complémentaires sur site au niveau de la zone N°3 (cuve aérienne de fioul) et de la zone n°4 (local compresseurs) et hors site. Or, dans le plan de gestion, cette recommandation n’a pas été reprise et aucune investigation complémentaire n’a été réalisée. De même, la recommandation du bureau d'étude sur le contrôle en amont et en aval des eaux souterraines n’a pas été reprise dans le plan de gestion alors qu’il est noté que la nappe est peu profonde (moins de 3,5 m) et des forages sont présents à 150 m du site. Enfin, la zone du moulin n’a pu être investiguée lors de la campagne de sondage du fait de la présence des débris de l’incendie. Par courrier en date du 16/02/2017, l'inspection des installations classées a demandé à l'exploitant de fournir des éléments de justifications complémentaires. _ les justificatifs attestant du dégazage, inertage et démantèlement des deux cuves de fioul (bordereaux de suivi,…), _ les résultats d’analyses des parois des différentes zones de fouille effectuées après travaux, _les éléments justifiant que le site a bien été placé dans un état tel qu'il ne puisse porter atteinte aux intérêts mentionnés à l'article L. 511-1 et qu'il permette un usage futur du site.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint Mathurin sur Loire, l'inventaire recense 10 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Saint Mathurin sur Loire.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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