Sols pollués

Compagnie des Bases Lubrifiantes

Ce terrain de Romilly-sur-Andelle est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00069720101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneRomilly-sur-Andelle (27610)
DépartementEure
AdresseNON RENSEIGNE
Mise à jour par l'administration03/08/2026
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiant27.0003 (BASOL)
Arrêté préfectoral22/02/2022

Le contexte

La société MATHYS a débuté en 1964 l'exploitation de ce site à usage de décharge de brais et de goudrons sulfuriques, provenant de la régénération d'huiles usagées exercée sur une installation industrielle basée en Seine Maritime. En 1968, des déversements de plusieurs poids lourds sont effectués, résultant en la création d'une mare à goudrons relativement importante. Les déversements de liquides sont effectués jusqu'en 1969. Les différents plan de gestion rédigés n'ont pas encore permis de mettre en évidence une solution technique permettant la réhabilitation du site. La dernière campagne de surveillance connue de la nappe est effectuée en octobre 2008. Les analyses portent sur les pollutions aux hydrocarbures totaux, aromatiques polycycliques (HTC et HAO), métaux, phénols et sulfates. Les résultats obtenus font état d'une stabilité des concentrations par rapport aux différentes campagnes de prélèvement réalisées (septembre 2005, octobre 2006, décembre 2006 et août 2008).

Ce qui a été fait et constaté

En 1979, une butte de terre est réalisée afin d'interdire l'écoulement de la mare à goudrons en dehors des limites de site. En 1981, des travaux sont réalisés (mise en place d'un géo-textile, paillage, tentative d'engazonnement). En 1982, une membrane de bidim et un piézomètre à l'aval du site sont mis en place. Puis : - Demande de CBL auprès de l'ANRED d'une étude faisant le point sur les méthodes applicables. - Etude EIF ECOLOGIE (procédé préconisant l'extraction des goudrons, leur traitement à la chaux et la remise en place sur le site avec alternance de couches souillées et de matériaux traités). - Du 21 novembre 1988 à mi-février 1989 : travaux de résorption du site par EIF ECOLOGIE ; 10 000 tonnes de produits traités correspondant à l'estimation du tonnage faite lors de l'étude. - Fin février 89 : retrait du matériel de traitement par EIF ECOLOGIE. - Réunion le 31 octobre 1989 en présence de l'ANRED, la DRIRE et CBL pour trouver une solution pour les terres restant à traiter. - Réunion de la commission des aides de l'ANRED (28 juin 1990) avis favorable pour un prêt à hauteur de 35 % du montant des travaux supplémentaires estimés (base 10 MF). - Réunion le 23 octobre 1990 au ministère de l'environnement demandant une étude complémentaire à l'I.R.H. sur le procédé EIF ECOLOGIE et une remise en état des lieux dans les meilleurs délais. - Envoi le 28 mars 1991 par CBL d'un rapport établi par [personne non publiée] sur l'impact de cette décharge. - Envoi le 12 février 1992 d'un rapport du B.R.G.[personne non publiée] à l'impact d'une décharge de goudrons sulfuriques. La société C.B.L. connait des difficultés financières et dépose son bilan en 1994. [personne non publiée] est alors nommé comme administrateur/liquidateur judiciaire. - Décembre 1998 : Envoi par [personne non publiée] de l'E.S.R. réalisée par GEOCLEAN. Cette étude ne permet pas de dégager une solution technique permettant une réhabilitation du site en l'état des techniques disponibles. Le liquidateur judiciaire met en outre en avant le manque de fonds disponibles. En 1998, des investigations sont menées sur le site pour le compte de [personne non publiée] par la société GEOCLEAN. Ces investigations font état de l'absence d'un impact significatif du site sur la qualité des eaux de la première nappe (nappe de la craie) située à environ 88 m sous la surface du sol. Néanmoins, l'étude ne dégage pas des solutions techniques permettant une réhabilitation du site. Une surveillance de la qualité des eaux souterraines est demandée et réalisée (à une fréquence variable) et le site est clôturé. - Suite à une inspection réalisée en 2005, un arrêté préfectoral de mise en demeure en date du 25 avril 2005 impose à [personne non publiée] la poursuite des campagnes de surveillance de la qualité des eaux souterraines et le maintien en état de la clôture périphérique du site. A la suite d'une inspection réalisée le 7 février 2008, un plan de gestion du site est demandé par arrêté préfectoral du 29 juillet 2008, avec une demande de suivi des recommandations de la société SITA REMEDIATION concernant la fréquence d'analyses des eaux souterraines. Le plan de gestion doit permettre d'identifier une solution technique visant à assurer une réhabilitation du site et à préserver l'environnement. Le site est clôturé mais il est constaté régulièrement des dommages générés par des chutes d'arbres ou du vandalisme. Le liquidateur y remédie, toutefois, lors de l'inspection du 7 février 2008, la situation n'est toujours pas satisfaisante. Le liquidateur justifie alors de la réalisation de nouvelles réparations. Le 13 avril 2013, la situation se répète et l'inspection des installations classées constate de nouveau l'endommagement de la clôture. Un cahier des charges portant sur les modalités de rédaction du plan de gestion est envoyé à l'inspection des installations classées pour avis en septembre 2008. Celui-ci est validé par l'inspection des installations classées. Néanmoins, il est demandé à [personne non publiée] de mentionner dans le rapport final un échéancier de mise en œuvre des solutions préconisées. A ce jour, aucun plan de gestion n'a été transmis. La dernière campagne de surveillance connue de la nappe est effectuée en octobre 2008. Les analyses prévues ne sont effectuées qu'à partir de deux piézomètres (sur sept présents sur le site), les autres ne permettant pas le prélèvement d'eau. Les analyses portent sur les pollutions aux hydrocarbures totaux, aromatiques polycycliques (HTC et HAO), métaux, phénols et sulfates. Les résultats obtenus font état d'une stabilité des concentrations par rapport aux différentes campagnes de prélèvement réalisées (septembre 2005, octobre 2006, décembre 2006 et août 2008). Aucune substance ne dépasse les valeurs réglementaires, seules des traces (en HAP, baryum, zinc, chrome et sulfates), supérieures aux seuils de détection, sont observées. A ce jour, la liquidation n'est pas clôturée. L'inspection a proposé de nouvelles sanctions administratives à l'issue de sa visite d'inspection du 18 avril 2013 afin d'imposer la reprise de la surveillance des eaux souterraines, la remise d'un plan de gestion ainsi que la réfection de la clôture.

Ce qui a été fait et constaté

La société MATHYS a débuté en 1964 l'exploitation de ce site à usage de décharge de brais et de goudrons sulfuriques, provenant de la régénération d'huiles usagées exercée sur une installation industrielle basée en Seine Maritime. En 1968, des déversements de plusieurs poids lourds sont effectués, résultant en la création d'une mare à goudrons relativement importante. Les déversements de liquides sont effectués jusqu'en 1969. Les différents plan de gestion rédigés n'ont pas encore permis de mettre en évidence une solution technique permettant la réhabilitation du site. La dernière campagne de surveillance connue de la nappe est effectuée en octobre 2008. Les analyses portent sur les pollutions aux hydrocarbures totaux, aromatiques polycycliques (HTC et HAO), métaux, phénols et sulfates. Les résultats obtenus font état d'une stabilité des concentrations par rapport aux différentes campagnes de prélèvement réalisées (septembre 2005, octobre 2006, décembre 2006 et août 2008). En cas de changement d'usage, il convient de s'assurer de la compatibilité des milieux avec un nouvel usage projeté. POUR RAPPEL : L’article L. 125-7 du code de l’environnement prévoit que lorsqu’un terrain situé en secteur d’information sur les sols fait l’objet d’un contrat de vente ou de location, le vendeur ou le bailleur du terrain est tenu d’en informer par écrit l’acquéreur ou le locataire. Il communique les informations rendues publiques par l’État. L’acte de vente ou de location atteste de l’accomplissement de cette formalité. En application des articles L. 556-2 et R. 556-2 du code de l’environnement et R. 431‑16 et R. 442-8-1 du code de l’urbanisme, sur un terrain répertorié en secteur d’information sur les sols, le maître d’ouvrage fournit dans le dossier de demande de permis de construire ou d’aménager une attestation garantissant la réalisation d’une étude de sols et de sa prise en compte dans la conception du projet de construction ou de lotissement. La présence de cette attestation (ATTES-ALUR) dans le dossier de demande de permis de construire ou d'aménager est vérifiée par le service urbanisme de la collectivité compétente. Cette étude de sols comprend un diagnostic et un plan de gestion en découlant. Le plan de gestion définit les mesures de gestion permettant d'assurer la compatibilité entre l'état du site et l'usage futur souhaité au regard de l'efficacité des techniques de réhabilitation ainsi que du bilan des coûts et des avantages de la réhabilitation au regard des usages considérés.

Ce qui a été fait et constaté

Au regard des éléments de l'instruction, des restrictions d'usage ont été instituées par arrêté préfectoral du 6 mai 2022. Il convient de prendre connaissance de ces servitudes dans le document joint à la présente classification.

Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Romilly-sur-Andelle, l'inventaire recense 18 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Romilly-sur-Andelle.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

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