FILTECHNIC
Ce terrain de Saint-Germain-de-Livet est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00065860101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Saint-Germain-de-Livet (14100) |
| Département | Calvados |
| Adresse | Rue du Chateau |
| Mise à jour par l'administration | 27/12/2024 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 14.0015 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
| Arrêté préfectoral | 10/05/2023 |
Le contexte
Ancienne installation spécialisée dans la fabrication de clayettes en bambou pour l’égouttage et l’affinage des fromages, implantée depuis 1942 en limite Nord de la commune de St Germain de Livet, qui s’est orientée, depuis 1976, vers la fabrication de produits mécano-soudés (tels que les conteneurs, les chariots de manutention). Ces derniers étaient construits à partir de fils, tubes, tôles et profilés d’acier qui subissaient, entre autre, une opération de protection et de décoration par traitement de surface et application de peinture ou vernis. L'activité de traitement de surface a cessé en juillet 2002 et les travaux de démantèlement ont été réalisés en 2003. Des études des sols ont été remises au début de l'année 2001 et des compléments ont été apportés en juillet 2001 et mars 2002. Un acte de vandalisme des transformateurs, présents sur le site, a provoqué le déversement d'huiles contaminées aux PCB. Un diagnostic des sols remis en 2007 a a montré des teneurs significatives en PCB dans les revêtements de surface et dans les sols au droit des zones souillées par les huiles.
Ce qui a été fait et constaté
Etant donné que les activités exercées sur ce site sont susceptibles d’avoir été à l’origine d’une pollution éventuelle du sol, il a été sélectionné, par l'Administration, dans le cadre de l’application de la circulaire du 3 avril 1996, pour faire l’objet d’un diagnostic initial et d’une évaluation simplifiée des risques. Ces études ont été remises au début de l'année 2001 et des compléments ont été apportés en juillet 2001 et mars 2002. Au vu des conclusions de celles-ci, de l'usage du site et de son environnement, un arrêté préfectoral du 26 août 2003 a prescrit une surveillance des eaux souterraines. Un réseau de surveillance a été mis en place mais s'est avéré inopérant en raison d'un diamètre insuffisant des piézomètres pour réaliser des prélèvements représentatifs. Dans le cadre de la cessation d'activité des installations, un arrêté de mise en demeure a rappelé les obligations relatives à la mise en sécurité des installations (évacuation des déchets notamment). Les déchets présents sur le site ont été évacués, mais les transformateurs contenant des PCB ont été laissés en place. En ce qui concerne la pollution des sols et des eaux souterraines, un arrêté préfectoral du 18 mars 2005 a imposé la consignation de la somme nécessaire à la réalisation des études visant à caractériser la situation. Suite à la destruction intentionnelle des transformateurs électriques présents sur le site (acte de vandalisme) et au déversement d'huile contenant des PolyChloroBiphényles (PCB) sur le site, un arrêté préfectoral de mesures d'urgence du 26 mars 2007 a prescrit les mesures nécessaires pour limiter la migration des polluants dans l'environnement, évacuer les déchets, excaver les terres souillées et mettre en place une surveillance des eaux souterraines. Une visite du site effectuée le 30 mars 2007 a permis de constater les actions mises en oeuvre par le mandataire : balisage des zones contaminées, protection des zones extérieures par la mise en place de bâches et mise en place de matériaux absorbants à l’intérieur des bâtiments au droit des écoulements d’huile. L’enlèvement des déchets souillés et leur élimination en centre de traitement agréé ont été réalisés ainsi que le nettoyage des surfaces d’épandages. Cependant, les terres souillées n'ont pas été excavées. Un diagnostic de sol, remis en décembre 2007, a confirmé la présence de teneurs significatives en PCB dans les revêtements de surface et dans les sols au droit des zones souillées par les huiles contenant des PCB. Un arrêté préfectoral du 14 février 2014 interdit la pêche de l'anguille dans la Touques en raison de la présence de PCB dans la rivière. En raison de l'impécuniosité de la liquidation judiciaire et des enjeux environnementaux, les opérations de mise en sécurité du site ont été réalisées sur fonds publics. Ces opérations, pilotées par l'ADEME et cadrées par les arrêtés de travaux d'office du 27 octobre 2011 et du 12 juin 2017, consistent en : - la réalisation d'un diagnostic de pollution sur le site et dans son environnement et vérification de la compatibilité des usages avec la pollution constatée. Les investigations ont démarré en 2012 et se sont achevées en 2014 pour un montant de 140 000 euros, - la réalisation d'opérations de mise en sécurité complémentaires, avec le curage des réseaux d'eaux pluviales, la vidange et sécurisation d'une fosse, l'évacuation d'un résiduel de déchets dangereux et la surveillance des eaux souterraines pendant deux ans. Les opérations sont désormais finalisées et reprises au sein d'un rapport de synthèse établi par l'ADEME. Le bilan financier établi par l'agence fait mention d'un montant global des travaux s'élevant à environ 208 968€ d'argent public. Le suivi des eaux souterraines réalisé sur deux ans lors de quatre campagnes a permis de confirmer, d’une part, l’absence d’impact dans les eaux souterraines de la nappe de la craie, l’absence d’impact hors site, et, d’autre part, un impact sur site uniquement localisé au droit de PZ2 (en cyanures) et PZ3 (en COHV), en lien avec les activités pratiquées à proximité de ces deux ouvrages, et à des niveaux de concentrations stables par rapport à ceux mesurés lors des études menées en 2013. Ces résultats confirment les conclusions de l’IEM indiquant la compatibilité des usages hors site avec l’état des milieux. Ainsi, le site ne présente plus de menace grave au regard du critère « risque sur les personnes, activités humaines et milieux hors site en cas de pollution au droit du site ». Enfin, un dossier de restrictions d’usage permettant à l’administration de fixer les servitudes d’utilité publique garantissant la conservation de la mémoire des pollutions présentes au droit du site, interdisant les usages non compatibles avec l’état actuel du site, et imposant que les éventuels travaux futurs assurent la compatibilité des usages à venir avec l’état du site est en cours d'instruction devant conduire à un arrêté de servitudes d'utilité publique (SUP). Par ailleurs, compte-tenu du recul apporté par les chroniques relatives à la surveillance des eaux souterraines, indiquant la stabilité des concentrations mesurées depuis 2013 dans les différents piézomètres du site, ainsi que l’absence d’impact hors site et dans la nappe des calcaires, l’ADEME propose, sans nouveaux constats ou situation particulière, l’arrêt de cette surveillance.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Germain-de-Livet, l'inventaire recense 1 ancien site industriel ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Saint-Germain-de-Livet.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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