Sols pollués

ELF Aquitaine

Ce terrain de Chailly-en-Bière est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00062090101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneChailly-en-Bière (77930)
DépartementSeine-et-Marne
AdresseLIEU-DIT LE DERRIÈRE DE FAY
Mise à jour par l'administration10/09/2021
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiant77.0002 (BASOL)

Le contexte

La société ELF Aquitaine exploitait sur le site de Chailly en Bière plusieurs forages pétroliers profonds (jusqu’à 1800 m de profondeur). A cette profondeur, le pétrole est présent concomitamment avec une nappe d'eau souterraine, dite du Dogger, qui présente naturellement une forte teneur en chlorures (salinité de 13 g/l). L'exploitation de ce pétrole reposait sur le principe suivant : le pétrole était puisé en profondeur avec l'eau du Dogger puis il était récupéré en surface. L'eau du Dogger était séparée du pétrole et ensuite réinjectée en profondeur. Le puits n°46 était un des puits servant à la réinjection. Deux autres puits ont été forés : Chailly 1 et Chailly 1 bis. Ces 2 puits étaient situés sur la commune de Chailly-en-Bière. Par arrêté préfectoral du 25 juin 1960, une autorisation de mise en fonctionnement d’un dépôt d’hydrocarbures d’une capacité de 1000 m³ a été donnée. Cette installation de stockage a par la suite été démontée en totalité. Le puits de Chailly 1 a été bouché en janvier 1992 et le puits de Chailly 1 bis devait être bouché en 1998. Un bourbier avait été créé lors de l’exploitation dans les années 60, il servait d’exutoire à toutes les manipulations de produits hydrocarburés inhérentes à la production des puits. En 1996, dans le cadre de la cessation d’activité, un diagnostic environnemental a été réalisé, pour quantifier une éventuelle pollution au droit du site et plus particulièrement du bourbier. Il était composé d’huile figée, d’eau hydrocarburée, d’eau claire et de sédiments (boues). La réhabilitation du bourbier a été réalisé comme suit : par pompage du surnageant liquide vers des bacs de décantation situés sur la base de Chailly. Après une séparation de l’huile et de l’eau par décantation successives, l’eau claire a été injectée par le puits Chailly 1 bis. L’eau hydrocarburée a été évacuée en centre agréé. Des huiles figées s’étaient déposées sur les sédiments. Elles ont été pompées après un lavage à la vapeur haute pression vers des bacs de décantation puis vers le bassin API, à partir duquel la boue huileuse décantée a été pompée et évacuée pour destruction en centre agréé. Seuls les sédiments de fonds (boues) restés en place ont été analysés. Les résultats ont mis en évidence, une absence d’anomalies pour les concentrations en métaux lourds sur lixiviat. Néanmoins pour les hydrocarbures une concentration maximale de 6580 mg/kg a été relevée sur les boues. Le terrain devant par la suite retrouver un usage agricole, des travaux de réhabilitation ont été effectués : les boues ont été solidifiées à la chaux et aux ciments puis ont été excavées et envoyées dans des centres de traitements agréés. Aucune analyse de fond de fouille n'est disponible dans le dossier.

Ce qui a été fait et constaté

En 1991, a été découverte une pollution de la nappe des calcaires de Brie et de Champigny par des clorures issus des eaux du Dogger. L'origine de l'incident était une fuite sur le forage de réinjection qui provoquait un transfert d'eau chargée en chlorures vers les nappes de Champigny et de Brie. Des captages d'alimentraion en eau potable (AEP) situés à proximité exploitent ces deux nappes. A la suite de cette découverte, les mesures suivantes ont été mises en oeuvre: mai et juin 1991 : examen du forage, septembre 1991 : fermeture du forage et bouchage, à partir de 1992 : suivi analytique hebdomadaire des AEP, études hydrogéologiques, réalisation de piézomètres, diagnostic de la pollution, mise en oeuvre d'un pompage de dépollution. Par arrêté du 18 mars 1994, M. le préfet de Seine-et-Marne a prescrit à l'exploitant la réalisation d'un réseau de surveillance des eaux souterraines avec analyse mensuelle de la qualité des eaux des nappes, notamment des chlorures et des hydrocarbures. Cet arrêté a été modifié en novembre 1995 pour adaptation des périodicités et des paramètres de mesure. En avril 2000, le rapport de l'hydrogéologue agréé a conclu que la pollution provenant du puits 46 avait cessé et que la surveillance des eaux souterraines au niveau du puits, exercée par ELF, pouvait être arrêtée vu les concentrations mesurées. Il a cependant préconisé que les exploitants des captages AEP réalisent sur 2 ans des mesures mensuelles sur les chlorures et des mesures semestrielles sur les hydrocarbures. Ce site ne nécessite pas d'autres actions.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Chailly-en-Bière, l'inventaire recense 33 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Chailly-en-Bière.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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