Sols pollués

SUCHA (SA) / STATION SERVICE

Ce terrain de La Châtaigneraie est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00059810101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneLa Châtaigneraie (85120)
DépartementVendée
Adresse13 RUE GEORGES CLÉMENCEAU
Mise à jour par l'administration01/10/2018
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant85.0017 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

La société SUCHA exploitait une station-service jusqu’en novembre 2011. La mise à l’arrêt définitif a été déclarée en février 2012. L’ancienne station-service est implantée en milieu urbanisé et à proximité d’habitations avec jardins. Observations: Un diagnostic de pollution du sol et du sous-sol a été réalisé en juin 2009. L’analyse a révélé la présence d’hydrocarbures et de BTEX (Benzène, Toluène, Éthylbenzène et Xylènes) à des concentrations modérées dans le sol et à des concentrations importantes dans les eaux souterraines. À la suite de cette étude, l’exploitant a mis en place un traitement des eaux souterraines ainsi qu’une surveillance trimestrielle de la qualité de ces eaux. D’autres campagnes d’analyses de sols ont révélé un niveau de pollution similaire. Concernant les eaux souterraines, les concentrations ont diminué mais restent significatives en hydrocarbures et BTEX. Par la suite, des travaux ont été entrepris pour retirer les sources de pollution concentrées en hydrocarbures. En janvier 2014 et à l’issue de ces travaux, une surveillance de la qualité chimique des eaux souterraines a été assurée. Cette surveillance a mis en évidence une forte décroissance des teneurs en hydrocarbures et en BTEX (teneurs inférieures aux valeurs de référence pour les eaux brutes et l’eau potable) dans les eaux souterraines. De nouvelles analyses ont mis en évidence une compatibilité de l’état du site avec un usage industriel. Cependant, en cas de changement d'usage, ce site devra faire l'objet d'une vérification de la compatibilité de l'état du sol avec les usages projetés.

Ce qui a été fait et constaté

Dans le cadre du projet de vente du terrain abritant l'installation, l'exploitant a fait procéder à un diagnostic de pollution du sol et du sous-sol en juin 2009. Il ressortait qu’au niveau : - du sol, des concentrations modérées ont été mesurées pour les hydrocarbures (jusqu'à 2 000 mg/kg), et pour les BTEX (Benzène, Toluène, Éthylbenzène et Xylènes) jusqu'à 44 mg/kg. - des eaux souterraines, des hydrocarbures ont été mesurés à des concentrations importantes au niveau des 2 piézomètres aval (jusqu'à 31,3 mg/l). Les BTEX ont également été mesurés à des concentrations importantes, très supérieures aux concentrations maximales d'une eau potable. A la suite du diagnostic initial, l'exploitant a mis en place un traitement des eaux souterraines, ainsi qu'une surveillance trimestrielle de la qualité de ces eaux. Une nouvelle campagne d'analyses de sol a été réalisée en décembre 2011. Les cuves enterrées ont été vidangées. Il a été procédé à de nouvelles analyses : - de sol : pour les BTEX et les hydrocarbures, des concentrations du même ordre que lors du diagnostic initial ont été relevées. Des concentrations en cuivre et mercure, légèrement supérieures au fond géochimique, ont été relevées - des eaux souterraines : Il a été procédé à la mise en place de 6 nouveaux piézomètres. Les hydrocarbures, les BTEX et les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) ont été recherchés. Les concentrations en hydrocarbures et BTEX relevées sont très inférieures à celles de juin 2009, mais toujours significatives. La surveillance des HAP a été arrêtée au vu des faibles concentrations mesurées. Par arrêté du 1er août 2012, dans le cadre de la mise à l'arrêt définitif de l’installation et dans l'attente de la fermeture définitive du supermarché (prévue fin 2013), le préfet de la Vendée a imposé la remise d'un plan de gestion de pollution. En novembre et décembre 2013, dès la fermeture de la surface commerciale, qui jouxte la station, des travaux ont été entrepris, pour démanteler les installations. Lors de ces travaux de démantèlement de la station-service, les sources de pollution concentrée en hydrocarbures ont été retirées représentant un total de 938,27 tonnes de terres polluées Dès janvier 2014 et à l'issue de ces travaux, une surveillance de la qualité chimique des eaux souterraines au moyen de piézomètre a été assurée. Les données recueillies montrent que : - concernant la qualité chimique des terrains laissés en place : seize échantillons de sol ont été prélevés. Les résultats indiquent de très faibles concentrations en BTEX (0,2 à 0,73 mg/kg) ; de faibles concentrations en HAP (0,2 à 8,6 mg/kg – seuil admissible 50 mg/kg) ; de faibles concentrations en hydrocarbures totaux (50 à 600 mg/kg) - concernant le suivi de la qualité chimique des eaux souterraines : 9 piézomètres sont en place (dont un dans la cour de la gendarmerie voisine et l'autre dans un espace vert du lotissement voisin) : dans aucun des piézomètres, il n'a été constaté de phase libre sous la forme d'hydrocarbure surnageant, les concentrations en hydrocarbures totaux sont très faibles (50 à 185 µg/l), de même que les concentrations en benzène ( La dernière campagne de suivie de la qualité des eaux souterraines post travaux de démantèlement, réalisée le 23 juin 2014, montre une forte décroissance des teneurs d’hydrocarbures et de BTEX (teneurs inférieures aux objectifs de dépollution proposés dans le plan de gestion et également inférieures aux différentes valeurs de référence pour les eaux brutes et l’eau potable). Les différentes analyses effectuées semestriellement confirment la maîtrise du risque sanitaire sur site. L’unité de traitement a été démantelée et l’ensemble des ouvrages piézométriques présents sur site ont été comblés. Les analyses mettent en évidence l'absence de pollution résiduelle significative ainsi que la compatibilité de l'état du site avec un usage industriel (aire de stationnement à ciel ouvert de véhicules routiers).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À La Châtaigneraie, l'inventaire recense 25 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de La Châtaigneraie.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
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Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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